‹ Cours d'économie industrielle, 1836-1838 (volume 2)Chapitre 62 sur 71 · CHER · texte numérisé non relu

CHER

M. Lemajre. £n conservant bien la pulpe on peut quadrupler le nombre des bestiaux.

M. le marquis d'ÀRGENT, propriétaire dans le département d'Eure-et-Loire, expose en outre, que la culture de la betterave n'a pas eu seulement des avantages agricoles ; mais qu'elle tend encore par le nombre de bras qu'elle emploie à détruire la mendicité. Chez lui où on a l'habitude de donner à tous les pauvres qui se présentent , cette dépense s'élevait autrefois à 7 et 800 francs par

W ; depuis qu'il cultive J3 betterave elle est réduite à 200 francs, l'année dernière t pour 4^°^ elle n'a été que de 3o sols,

Corpipe vqus le YQyez,, Messieqrs, la question n'est pas seulement industrielle, elle est surtout agricole , ses avantages sont multiples et il n'est pa$ d'industrie qui n'en ressente les heureux effets. Les résultats seront plus beaux encore , lorsque nos fabricans seront parvenus à extraire de la betterave tout le. syçre qu'elle confient ; d'inipor* tantes améliorations sont ençQf e nécessaires v on sait sur quoi filles 4<tiveqt pqrter, no^sayap sont à l'œuvre. iV faut attendre. -

<m. »... , '■ ■ ■ ■■■■'.XI ' ■ >■ ■ ■■ . > ■■ - ■ iii.i i \*\~, m. .,,»— «W

VINQTSEPT ET VINGTHUITIÊME LEÇONS;

Séance du II avril 1837.

Soniuns. Mieseiub.— Importance et étendue des débouchés.-*Progréj de Marseille. — Comparaison de Marseille avec les antres ports de France et avec les principaux ports dn globe.— Puissances qui sont en relation avec Marseille*

Relations de Marseille avec le Levant : ancienneté de ces rapport*,Ce qu'a fait Golbert pour les favoriser.— Ce qu'ils sont devenus depuis cette époque. Révolution, Empire, Restauration.

Relations avec Ceustantinoplo, Smyme, Thessalonione, Chypre, l'Egypte , la Grèce. — De notre colonie d*Alger.

Messieurs,

Les hommes les plus zélés qui s'occupent d'économie politique dirigent plus souvent leurs études vers les phénomènes de la production, et négligent presque toujours ce qui regarde la consommation. Cette tendance de quelques esprits éminents, a fait dire que les économistes se bornaient à conseiller la production des richesses, sans trop s'occuper de la distribution et de la consommation. Ce reproche est fondé; car en négligeant l'étude des débouchés, ils ont contribué à

Btaoqui. M

légitimer l'opinion de ceux qui pensent qu'on produit trop.

J'ai donc cru qu'il serait utile de consacrer nos dernières leçons à l'examen de celte question, qui tient de si prés à notre commerce, et par suite à / notre induafrlq, Chtt vt'uA-teAayas; al l« promotion est du ressort de l'industrie agricole ou manufacturière, les phénomènes de la consommation .sont du ressort de l'industrie, commerciale. S'il existe de vastes centres de production , où tes hommes et les machines sont réunis pour s'occuper xpttcialoKieet dV UbrjcAtian,, il y a, du villes et des pbrtSg^semWenréx^èjTeTOentdestiùés à servir d'entrepôts, pour:, -la facilité .«les ft&a'riges fcnWÇ tes rfÎTerg ponàls £Un même j$j!jS'i entre les diverses i)aùon*'d«glijb*.L«JE#aiifl% par raemplé,«otnptedemtou tfoîs forts, piaTîesquels s'opère presque tout son commerce extérieur, et cinq à six villes seulement, par lesquelles s'opère le principal commerce intérieur. Ce genre d'étude n'est pas exempt de difficultés ; car on a à

L es ports de mer étant à la fois des places de

commerce pour les rôfeAjoo* artériMvw et,4s* . places d'approvisionnement ppl)* les b^piw 4^ haÉémur^ e'-*6fc d'eux Mrfeat <qt*e, n«W «ttfs oeèuptfOMfieî. - /»•. .L: .-.à

Le Havre n'est pas, ainsi que vous pwri*4 te croirp* nofc* première pla*$ 4e cpgimMye. lïwnritu*a? e'ost Museille. qui oowf^e ce rang; c'ort i par caUe vHte que & effectue Jp (^nq^ièjiae 4e uo*<.

expprtftfifiœtj^B&i^<^^ roi** del*

Méditeçttirà^ ^ *. .À . . . t.

^p^UJ^^W^t^t^M^i^U que au**».

m^^i<$¥telW>K^^ de résilier :

lttLpHPjgtorôatw e^pèr^pa^fd^ tiaMy^|5^4o^) seakrpeAt p«urr^ntiwette^<im i*w#e -Mfafofr.* tw&. et ftMpro^péri^fSbWïW ,«? apport, Ifcpdçaua / et1JeiH&yi^id0nt>lt$i^nriag^ j*QAtu*. p**pwfk éghux à- «fiiui de Jf ^rtàiUp, h© ^ont p a*/dAB* jmfl auftM.hdileipdlwtiodit^ effetvBordejau* ne produit qiiedu vB^iteHà¥^aar<jctotdiffiimUéadete Mi vjga^u ^qr U 3eMW^J^ pPWfra d* long^a^ipa

ai»rtae* km :ptes jgwqd déy tfJpppapwHtf: cgpsmQr*, ; sqfanfifi$^«mt plp^ forfc^pwr A&u-^ fêyw *,.

ni^tioR etlft ,ww^tÂQp; des Ja#d?S; 4ç,Bçi? d^a p*, -,

clwnw «te.fefi Q»trQP4ri9rfitilQ84v^fcJp^un(ftati il;, est; i vrai, modifie*- . 1* -i^itiffitvfow!. vMm h i»»fc i les. a^fcoratoQfcs qui l#e gwç&meftt »q ,spnt que • de$, promesse : «wpre eq$ey£&e$: dçnft IfakaçqrUè : d^Tatebir; la prospérité cMs^U^d^ JMtaçsfiUç :

est, au contraire, un fait présent, et dont les effets se font sentir chaque jour.

L'histoire du passé de Marseille n'est pas moins in téressanteque le tableau de son existence actuelle est brillante.

Dans tous les temps et à toutes les époques nous voyons son port le premier entre tous ceux de la Méditerranée, par suite de ses relations directes avec Alexandrie, Smyrne, Côntantinople, la Grèce, l'Espagne et la Turquie ; cependant c'est à la révolution qu'elle doit une bonne partie des progrès qu'elle a déjà faits, et qu'elle est encore destinée à faire. L'expédition d'Egypte et la bataille d'Abotikir ouvrirent pour elle un avenir nouveau, que la conquête d'Alger est encore venu agrandir. Pendant les guerres de la révolution, elle avait vu son étoile pâlir ; sous l'empire elle ne fut plus un instant que l'ombre d'elle-même ; et le blocus continental porta les derniers coups à soit commerce; toutefois la nécessité l'inspira et Iç progrès des manufactures vînt remplacer l'ancienne activité commerciale. Ce changement ne s'opéra point sans douleurs, et les Marseillais se rappelleront long-temps leurssouff rances de 1 8 1 4 ; c'est ainsi qu'il faut expliquer cette joie farouche qui éclata k Marseille, à la nouvelle des désastres de l'Empereur et de l'invasion des étrangers qui nous ramenaient les Bourbons. Une cause semblable, et qui trouve son origine dans le froissement des intérêts matériels, a produit rattachement constant des Lyonnais et des Bordelais à

une cause qui ne fut pas toujours celte de l'intérêt bien entendu de la France.

La population de Marseille qui s'élevait à i4o,ooo individus, n'était plus que de 80,000 en 181 a ; et ce qui est encore plus digne de remarque, ces* que dans ce chiffre, la moitié appartenait à la classe indigente. Cette ville ne vivait en effet que de son commerce ; aussi le décret qui établissait le blocus continental fut-il pour elle une condamnation à l'inaction et à la misère. C'est à cette époque que les Anglais nous supplantèrent dans le Levant ; les chiffres suivants vous permettront de juger quelle fut la funeste influence du régime économique de l'Empire.

Page 1