‹ Cours d'économie industrielle, 1836-1838Chapitre 24 sur 105 · BILLETS DE CREDIT · texte numérisé non relu

BILLETS DE CREDIT

Il en a été émis ; A (rois jours de vue et à 5 0|0 d1ntérêts, pour ' 1,000,000

A (rois jours de vue , sans intérêts ,

pour 700,000 A plus longues échéances , pour 100,000

Ensemble... 1,800,000 Sur les 1 8,900 effets admis à l'escompte par la caisse, 11,500 sont arrivés à échéance et n*ont pas donné lieu à un seul pro(ét. Si donc la l>anque les avait acceptés, pensez-vous qu'elle y aurait perdu quelque chose ? Ainsi ; messieurs , il reste bien déœontré par Texpérience, qu'en dehors du monopole, il y a encore à faire. A quoi cela tient-il donc? sans doute le comi(é d escompte de la caisse a fait un choix intelligent ; il n'a pris que le véritable papier; et s'il y a des personnes qui n'ont pas trouvé à écouler leurs effets , c'est que probable-^

(24^) muAi é^ ^ëstot^j^at cip papier 4^ véritable Blleiii 4 coippère, oa dà coiapére * fil^L

L'beurieuâ.e idAs d'omettre des billicU de crédit à trois jeurs de vue a été compri^ç par la commar^^ , ^t j^'a pgi J^irdé à porter ses fru^*? Ces billets n'ont aucun des inconvénients matériels des espèces , et produisent en outre un intérêt. De quelle facilité ne ypr^t-ils pas élr^ poqr les petits envois de fond§ , ppur ceux par exeipple que les soldats font à le^rs fomjjles, on miepx encoi?e pour ceux qu^um bonpe lyière envoie à soi) fils en garnison. Il n'y 4 q«|s 4c«X mois que ces billets sont connus et vous voyez que déjà l'émission s'est élevée à 1 million 800 mille francs. Ainsi la caisse générale a trouvé le secret dfî fajrp apprécier ses billets comm^ cfiim de \^ banque de Frai^cje, et désormfiis toutes les maisons pourront joiiter la banque LaflTiUei ^t perSQime m songer» plus fi voitupf r des écus , ce qui est absurde pour un pays civilisé.

Cette concurrence iatelligente et redoutable a fait eapiliiler la banqu0 de FrqnQe^ Ëlb se i)[)ontre plus graci»uge, et la voilà qui donne des billets snr la province et qni agrandit j(5 gjerde dç sç^ escomptes.

Pràs de deux millions de fri^ncs sopt donc enr très dans la ciraplation dppiiis quelques moi». Il y en aura ^4 ou 15 millions dans un an; et ce n'est pas tmp dire, puisque la cm^$e a 1 5 millions plus une réserve de hh millions de francs^ garantie par les actionnîiires.

Ce lie sontps ^nljBmpîinpSpsconiptW (\m pisrr

(tlAT) chent^ mais les avances sur consignations qui tendent à mobiliser les marchandises; les avan* ces sur les valeurs à échéauche fixes, teh que ins* cript ions de rentes, pensions ^ intérêts d'actions dans les entreprises publiques, les canaux, etc.

Des comptes courants y ont déjà été ouverts au nombre de plus de 1 ,000 ; et pour apprécier l'importauce de ce chif&e^ il sufHt de savoir que la banque de France n'en a que 2,000 ou 2,500.

Tous ces détails vous prouveront que dans un court espace de temps, et sans dépasser les limites de la prudence, ou peut augmenter sa fortune en travaillant à accroître la prospérité publique : c'est ce qui m'a engagé à sortir de mes habitudes de réserve, pour vous entretenir d*une entreprise particulière. Il m'a semblé que l'avenir du crédit en France et lœ intérêts généraux dépendaient trop d elle, et étaient trop liés aux siens, pour que je pusse me dispenser de vous en parler, surtout lorsque je passais en revue tout ce qui se rapporte aux moyens employés pour multiplier les capitaux, et seconder les travaux du commerce et de l'industrie. Son exenjple est d'ailleurs^ je le répète, trop bon à suivre pour que je ne lui donne pas toute la publicité pois.ible, afin d'engager nos départements à l'imiter ; et pour que le petit commerce cherche à soiptir des griffes de Tusure. Il y a encore beaucoup de places pour plusieurs autres l^anques de la même nature à Bordeaux, à Marseille, à Nantes, etc., qui en ce moment ne peuvent point cjonner un essor convenable à leurs affaires.

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