‹ Cours d'économie industrielle, 1836-1838Chapitre 25 sur 105 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Je (inirai cette leçon par quelques considéralions générales, quj seront comme le résumé de ce que j'ai eu l'honneur de vous dire.

La monnaie métallique est une marchandise comme tout autre, qui a Tavantage d*être très divisible, inaltérable à lair^ à Thumidité et au feu. Sauf les usages domestiques ou d'art, l'or et l'argent valent moins que le fer et la houille. Toutefois, si on peut les suppléer par du papier, il est impossible de s'en passer pour les appoints.

La monnaie de papier ne doit point être employée pour de trop petites sommes^ et la division ne peut pas dépasser sans inconvénient un certain niveau. Bien qu'il n'y ait rien d'absolu dans cette question, on peut aujourd'hui admettre dçs billets de 1 00 francs ; mais je crois qu'il y aurait du danger à descendre plus bas, surtout s'ils arrivaient à représenter le salaire des ouvriers. La monnaie de papier est destinée à servir et à faciliter le commerce; elle doit donc rester dans les mains des hommes d'affaires , et ne jamais intervenir dans les rapports du marchand avec le consommateur. Cependant il faut avouer que cette régie n'est plus aussi générale ; le nombre des pe* lits particuliers est très considérable, et on a été conduit, dans l'intérêt des petits effets ou broches ^ à frapper des timbres spéciaux et d'un prix moindre ( 25 centimes au lieu de 50 centimes que payaient les effiets de 500 francs et 1000 francs. ) Mais je le répète, dans l'état actuel des besoins de

( 249 ) la circulation, il ne faut guéres dépasser la li« mite posée par la banque de Londres et qui est de 5 livres sterling ou 125 francs.

Il faut reconnaître encore que le crédit ne peut s*appliquer qu'à des opérations réelles^ dont les valeurs sont promptement réalisables et que dans Tétat actuel il est difficile de le faire servir à l'agriculture et aux grandes entreprises de travaux publics.

Les banques de dépôt ont fait leur temps. Les banques de circulation ou d'escompte, doivent entrer dans le domaine public et cesser d'élre officielles ou de monopole^ en évitant les abus d'émission qui ont causé tant de désastres dans d'autres pays.

Ces émissions doivent être réglées par la confiance publique et dans tous les cas, ne jamais dépasser le triple du fonds social,

Jpb. G-

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