‹ Cours d'économie industrielle, 1836-1838Chapitre 3 sur 105 · INDIGO · texte numérisé non relu

INDIGO

En 1820, on a importé 800 mille kil. dindigo ; En 1836, id. 1300 roifle id*

( 12 ) Cet accroissement a eu lieu malgré la découverte du bleu de Prusse, et son application à la teinture des draps.

COBIPAGNCES d'assurances.

En f8\ 9-, il n'y avait que deux compagnies d'assurances contre l'incendie;

En 1 837, on en compte huit , sans parler de celles, établies dans les départements et de celles ayant pour objet les assurances sur la vie, contre la grêle, les accidents, les naufrages, les pertes de procès, les vols, les maladies de bestiaux , etc.

Ainsi, les idées de prévoyance ont pénétré dans les campagnes ; on a acheté la sécurité au prix même quelquefois du nécessaire. Ce fait est re^ marquable.

Sociétés anonymes.

De 1808 à 1820, le gouvernement n'a autorisé les statuts que de 22 sociétés anonymes.

De 1820 à 1837^ cette autorisation s'est étendue à 120 sociétés.

Et ici je ne parle que des sociétés sérieuses, des sociétés anonymes , qui sont l'objet d'un examen rigoureux de la part des conseils d'État et du ministère.

Navigation a la vapeur.

Cette nouvelle voie de transport s'est aussi considérablement augmentée ; aujourd'hui on voit des bateaux à vapeur partout. Il n'est si petite rivière navigable qui n'en ait au moins un; chaque lac de

' 13 ) la Suisse en a plusieurs; il en est de même sur Ta Seine, la Loire, le Rhin » la Saône , le Rhône ; la Méditerranée et TOcéan sont sillonnées par des steamers; Londres, le Havre, Calais, Ostende , Hambourg, Rotterdam, Strasbourg, Nantes , Bordeaux , Cherbourg , ont des lignes régulières de bateaux à vapeur. Far eux Marseille a été mis en rapport avec le Levant et rArchipel,Gênes, Naples, Alexandrie, Smyrne, Constant inople ; on peut se donner rendez-vous dans Tune de ces villes , et s'y trouver à une heure fixée. Suivant la pensée de IHapoléon , la Méditerranée est devenue un lac français.

La ligne de Paquebots-Poste, le service de|la Mer Rouge, ont rapproché les dislances. J'ai reçu l'autre jour une lettre de Lahore , qui m'était écrite par le général AUard ; cette lettre, datée du mois de Juillet , m'est venue par la Mer Rouge^ Suez, Alexandrie, les paquebots et Marseille.

La navigation par la vapeur a encore fait disparaître presque tous les dangers que présentaient nos fleuves : autrefois il en coûtait plus cher pour assurer un navire allant de Rouen au Havre, que du Havre à New-Orléans ; aujourd'hui , avec les remorqueurs , on ne fait même plus assurer^Le Rhône , si long-temps stérile à la remonte , est enfin rendu au commerce, et le chenal de la Loire devient presque suffisant.

Les CHEMINS DE FER u'ont pas donné de résultats moins brillants : je ne parle pas de la France, où ils ne sont encore que de véritables joujous offerts en appât à la curiosité publique; mais voyez

(U) en Améficput, «n Angielem^ im Bc^g^que. BienlM on ipa en huit faeiires d% Londres k Lrrerpool ( W ttettes), et ikn» Tété on pMrra revenir le même jour (460 lie»e83)

En FriAce, je voa% «n ai feorni k preuve tout à rkattM^ CA cMBR&ence à wivre ees exemples ; on le fa«4 même en tte noment a^^ec tëmérké; i^ar ri en est toojofUFs aônsi <Ake% nous : on ne sait rien faire avec mesure ^ on a de la répcignance ou de r^ng^uemfflcit , mA lengooeiÉent est dangereux «n industrie* Parce qu'une socrM en commandite a F&issi, tantes les esAref^es se montent «n commandite.

11 £iii4 y p:^endre garde; o«r bientôt on renvri-^ roità la Bomseles siaisons de jeu que l'on ferme au Palsvts-Boyàl; le livsgie des primes remplace^ rait ceUi die la kiterié^ «et les oapitau^K^ «a lieu de vivifier l'iadostrie et de souleair le commeree^ ne serviraient plus que d'aliment à i'agiotage, et de proie au ^arlatanisme et à la fripcnanerie I

C'est surtfout dans ces circonstances et sur de telles questions qu'il importe d'interroger Tëconomie politique ; elle a trouvé |^ce dans les eon« seils du pays; les électeurs l'ont €adt entrer à la Cliambre dans la personne de quelqueS'dëpvrtés ; les capitalistes, ks industriels doivent la cottsuUer à leur tour.

Le temps que Ton consacre à Tétude de ottte science .peut être regardé comme bien smpiayé. Voyez, parcx0D>ple, oe que nous avonsiiButensttBH bl^. En étudiant, il y a quelques années, le terif des houillesi nous démomcictnâ aos irieea^et nous àe^

(15) m«*âî6ns, îioh %àùS iqittêlqffre Vivacité, sà féfofme. A cette époque, on regardait nos opîniôfls ôoftime ^ïA> tetih^s, ^t nos récfkmatîons comtne mal fondées. Û^ ÏVntoée «trîv^tè on îers trduvaît justes , maïs tm pèfu tr<yp tives, et <m 'acc(rt*dîrit tm léger dégtévcttfetat. Cette année on noms donne tompWtenrtwt rafeôn; tnaîs (tti ne nous donne encore qu'ntïe sarisfeefîon imparfaite. Nous y revienAtins àe nouveau jtttqu'à èe^è nous ayôta^ obtenu le tont; et j'ai revoir (favoir cette bonne nouvelle à vous a^ pféftdre, fannéë'procbaine^ à pâfreifle époque.

3Fe tttt pfôpD^e 4*éxamitter, dan^ le Cours rfie ftotrs commenças âttijourd^hiri, toirt t^e qui tou^ chre aux intérêts généraux du pays , et ï>péeîatettèm à ceux «fe l'indostrie. Je saisirai toutes lès ocbasidtïs ^ se présenteront pdirf examiner tes qne^iote (pii î%rtéressent. là session qni va s*ôiïVrïr sëira essentiellement écononrfque ; nous aurons souvent à suivre la ctritto&re , â la devancer même dans tont fce ^qni concerne les droits de dôtiattes,Ttestravattx'public5, les sociétés en eommàiîdite, etc. Toutes ces quêtions sotit importantfes; tdtftès peuvent recevoir tfne solution exacte.

*lA plus légère définition mal posée pouvant caûâër de graves errettrs) je m*attacherafî à les bien expliquer toutes. Qâi'éroîrait, par exemple, tju'îl existe 4es r^ipports entre la division du travail et le choix des professions? C'est une mauvaise définition qui a fait de ces deux titres des choses différentes , tandis qu'elle n'en forme qu'une. En effet, c'est parce qu'on a mal choisi les professions, qu'on les a mal partagées, et qu'il se trouve tant de

(16) concurrence sur certains points et une si grande disettesur d'autres.

Tout le monde a voulu être médecin , avocat ou notaire , et les pères de famille n'ont mis dans le commerce ou Tindusirie que ceux de leurs enfants qui manquaient d'intelligence. Comment donc, après cela, voulez-vous lutter avec des pays (l'Angleterre, la Belgique) où l'on n'a en vue que l'industrie et le commerce ? Où sont nos ingéqieurs, nos chefs d'usine ? où trouver des conducteurs et des chefs ouvriers pour l'exécution de la loi sur les routes? où sont nos mécaniciens, nos chauffeurs pour nos locomotives *et nos bateaux à vapeur? Nous n'en avons pas. Il faut les aller chercher en Angleterre, alors que nous avons tant d'ouvriers intelligents sans ouvrage, tant de jeunes gens bourrés de grec et de latin sans place, tant d'avocats sans clients, et de médecins sans malades» .

Tout cela. Messieurs, est du ressort de l'économie politique; c'e3t là, de la division du travail. Nous avoIv^ demandé et nous avons obtenu , sinon l'abolition complète, du moins une forte réduction du droit sur la houille. Nous demandons depuis deux ans, et nous obtiendrons bientôt sans doute la réforme de renseignement public.

Ad. B. (d. V.)

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