‹ Cours d'économie industrielle, 1836-1838Chapitre 51 sur 105 · LES GRANDES ET LES PETITES INDUSTRIES · texte numérisé non relu

LES GRANDES ET LES PETITES INDUSTRIES

SomcÂitx. Rétamé de la leçon précédente. —Réponse i M. Clément Désormet.— DigreMion è propos de IMoTcntion du procédé de la sonde factice par Leblanc— Note sur la sonde naturelle et sur la sonde arti* ficielle.— MotUs <|ui avaient fait attribuer è Carny le procédé actuel. — Note sur les divers procédés examinés par le comité de salut public.

Examen de la grande et de la petite industrie.— IncouTénienta ie In grande industrie.— Quelques exploitations ont tort de sortir du rang de la petite industrie.— Exemple du tissage.— Position actuelle du tisserand.

Dans les grandes industries , l'ouTrier est exploité', il est plus mal payé , plus esclaye*— Cest la grande industrie qui fait trop traTailler les

Messieurs ,

Nous avons parlé du rôle que jouent les travailïeurs dans Tindustrie sous les noms de swarUs, d'entrepreneurs et A' ouvriers; nous avons indiqué rimportance de remplacement choisi pour Texploitation; nous avons dit que plusieurs industries étaient essentiellement locales et qu'il y avait, pour ainsi dire, un climat particulier pour la laine, le

(46) coton^ la soie, etc. , climat commandé par le voisinage d'un canal, d'une route, d'une rivière ou d*tin grand débouché. De même qu'on cherdierait en vain à introduire la culture de l'olivier ou de l'oranger daps les p^ys septentrionaux , de même l'expérience a démontré qu'on ne réussit jamais à établir certaines industries ailleurs que dans les localités où elles ont prospéré jusqu'alors. Ce n'est qu'au bout d'un très long espace de temps que l'on parvient à les naturaliser; aussi de semblables tentatives ne peuvent-elles être faites que par des gouvernements qui ont à leur disposition le temps et les capitaux qui manquent en générai auK «impies particuli«r$»

Eu vous pariant du services du savant, j'ai été cMiduit à dire que c'était 4ux savanta que mmê . deylons une grande partie des perfectionnements obtenus, et tout en rendant pleine justice aux aefw. vices rendus par les ouvriers qui ont compté dans leurs rangs les arkwright, les watt, les jACQUAftv et tant d'autres de glorieuse mémoire, je vous ai rappelé avec enthousiasme les admirables découvertes des savants de laboratoire ou de cabinet, tels que : sghèele, lavoisier, chaptal^ ber^^ol- LET, etc. j à ce sujets M. Clément Désormes moncoU^;«^ et mw maître à plmiev^^ égard» «t inéme à tw» ^gariU, ayaot l^ dans le$ joiirnan» qwt r(i94ml^ cpwptfi d^ »oxi c(Hir« r ADaly$« 4^ b der^ ni^^ leçon, m'a (iorU pour réclamer en if^wx dei ^«WM iffttdi^^ dopt youff ^ave» d'ailleura \ià^ xsém riw 4^9 plu» iUiuturef . U waifte wrtoutaw l%iiistifls que V«tt d«it rmdjre à r^n d^ «^$ M«aiita

mëeoftnu at mort éê diagrm et de nm^e. V<m8 ssivez qu'eiktfe autres inventioii^ supé^eum^ je *iKMM ai ckë celle de la eoude fSn^tiee, en voue di^ tant q|ie la convention qui ordoiuMitC des d^eoa* nQisttee «tox savants de k répubtique^ eomme des conqiièleèè §es géaëntim^ aTail lait sufgir, par ¥énfgiijiwi inpuliioii qu'elle aivatt donnée a«3^ «si laritS) la fiiluietttoii de b «osde lietÎM par le frai» Imnepit dftèdi ffiiritt.

if. Clémeét SëeomiM déeiare ^pie le vdritaUe inVei^Mir da la aoude ùàtiee fnt M. LsBLiJic^ péve «le l?ilb:Mtere dessiiiateiiF ^ a pvoEassë avep tant de anoote da»a ieel ëtabfisaenuiit et dont rîDdus*ttiie et lot arts dépSofent la perte rdoei|te. LeManc pêne èet siopt de ^diagrin après avoir i^lneiaent eas^yë d'êi^ploker aar grande dëeouverte* cf Aojomv d^tti qu'il n'est plue y mVerit M. dKaaieiit^ ren^ <lot}»4ui la juttice qu41 mérite^ et joignoiiê pour la poetérlfeé^ «on nom a^ee celui de toua ceux 4p^ ont rendu 4ë grands ferrie^ à ^industrie natio4nale. »

JWeepte avec plaisir ta ré^malioii dé Mr. €lé- Mentllésdrifiies en faveur de Leblane^ et je sefaie fftélié de n'avèirr pas cité s<m nom^ 'si je ne trou^ "Vais {^excuse de mon oublK dans des documents que}*ài souvent eus Sous les y^usL.Lé sujet eet aesez ittléi^sant pouv que je tno permette une digressioi» Idslâîpiq^e qWl aè rattadie d*a$ltaiira à notre der*nîére. leçon. Avant la révolution, l'Espagne nous Approyisionnaît de soude natux:elle 0); le premier

(4^ La soude mtturette s^obtlent par la calclnaiion de la cendre de pti|- •ieurt plantes marines et entre autres de la salsola sada»

effet de la lutte que la France flut soutenir contre la coalition européenne fut d'interrompre nos re* lations. Mais, malgré la guerre, le besoin de soude se faisait vivement sentir pour nos fabriques de cristaux, de verres et de savons, pour les blanchi»- ^ries de toile et les teintureries de toutes sentes* Frappé de l'importance des besoins ressent» par l'industrie et le gouvernement révolutionnaire, et mu probablement par ce sentiment|généretix qui fit faire dé si belles choses^ un dtoyen nommé gârny proposa, dans un mémoire adressé au comité de salut public lé 7 frimaire an U, de rendre publics les procédés spéciaux qu'il avait découverts et au moyen desquels il fabriquait de la soudé artificielie. Le comité de salut public accueiUit avee empressement Tofire qui lui était fisiite, et ajgpela par un décret spécial l'attention des savants et des industriels sur cette branche des arts chimiques qui empruntait aux circonstances iine si haute importance. Voici quelques lignes de cette pièce offi^ cielie*

(c Considérant que la répuUique doit porter Ténergie de la liberté sur tous les objets qui sont utiles aux arts de première nécessité, s'a&anchir de toute dépendance commerciale, et tirer de son sein tous les objets que la nature y dépose, comme pour rendre vains les efforts et la haine des despotes, et mettre Clément en réquisition, pour l'u-

La soude artificielle «»t un produit résalUot de la combinaison de ecrtaint corps qai renferment les éléments de la sonde. Ainsi, on obtient aax - «BTirons de Marseille de la sonde artificielle, en combinant da snlUtte de sonde 8ec,dc la craie en pondre fine, et de la terre on dn poussier de charbon de bois.

(49) tUilé générale, les iaventious de l'industrie et les productions du sol;

« Le comité de salut pub4c arrête que tous les citoyens qui ont commencé des établissements ou qui ont obtenu des brevets dlnvention pour retirer la soude du sel marin^ sont tenus, même dans le cas où ils se proposeraient de donner à ces établissements toute Textension dont ils sont susceptibles^ .de faire connaître à la commission^ dans deux décades, la situation de c^ établissements^ la quantité de soude qu'ils mettent dans le commerce , cdle qu'ils pourront fournir et l'époque à laquelle ils pourront commencer leurs fournitures. »

D'après les termes du mémoire et Tarrété dont je viens de vous lire le préambule, j'avais cru que Carny était le premier inventeur de la découverte relative à la soude factice. Mais il paiait qu'il nie fut que le promoteur de Tarrêié qui stimul§ cette industrie que Leblanc exerçait plusieurs années auparavant, et que c'est à ce dernier qu'est dû le procédé lé plus avantageux et le plus économique, que Ton suit encore aujourd'hui à quelques améliorations près (1),

(t) Voici d^aillcurs les divers systèmes qui furent «oiimii à celte époi^ue h la coaimiâsion des savants notimiés pour les apprécier, et qui ie composait des citoyens Lelievrc, Pelletier, Darcel et Girard.

1. Procédé du père Malheibe, qui consistait à ilécoinposer le sel marin par l'acide sulfurique dans des cornues.

2. Procédé du citoyen Athanas ; décomposition du sel marin par le sulfate de fer à la température du touqq cerise.

?. Procédé do sclièeîe ; décomposition du sel marin pur le plomb ; il fut appliqué en granà par Cbapial et Berard.

i. Procédé de Guyton et de Carny; décomposition h Taidc de la cbàux pareffloresceoce.

Manqui. 4

Je Fopfen^ mâinfeeaRft ï'examei» ^inlnl du système manufacturier.

L'iadus^ie sVxepce è^ «NM^ente» j»ftméresv

BeiA» ks gTOBck ateliers ffitbi^(}fies^ u^r^ eu manufôke^ures), quand it sVgil de grande» esplokitlééns, tettes epst^ h filature du ceton, la ft^]^eatioa ' du fep, etc .

Ba^s les bautique&, les diaiâbres eê h Bdënage, quand il s'agît de petites industries telles que k bi^ojHterîe, IlMwrfogerie, la cordonnerie, fe lissage des toiles et des moussetîfies^ ta eeefeelien des safcols> telles encore que l^dus^edes vanntirs> d«s maréchaux fferrans, des^ vitriers, des^ tailteurs>:eto.

Exami^MHis la gran<k et lia petite ind«iflrie et pendons justice à qni la mérité*.

Lintéret public, Kintérét des publieistes et des économistes a'est porté sur la grande industrie et Fôn a un peu trop négligé la petite. Et eepe^d^Rt les ayantages que cette dernière procure à hi so-

s. Procédé Carny ; décomposition par I!oxyde rouge de plomb, f; Bro««H^do Qmiium etrCaroy ; déoonposItlMi par le lildiiM»^

7. Procédé de Guyton el Carny ; décompositiop par la potasse.

8. Procédé de décomposition par facétate de plomb obtenu de l^acide pyroligneux.

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