Procédé de décomposition par la baryte
10. Procédé Bibeaucourt ; décomposition du sulfate de soude par le charbon seul,,
1 1 . Procédé Bibeaucourt ; décomposition du sel marin par la litharge, à froid et le layage dans Peau.
19. Procédé de décomposition du sel marin par la pyrite martiale (sulf|ire de fer).
12 Procédé Leblanc et Diié, qui est généralement en usage aujour4*hui e| qui embrasse la préparation du sulfate de soude, U conversion d» sulfate de soude en soude brute, le raflQiiage de U. soude brute, et le traitement du sel dc^ soqd«t jffmx obtenir le ci^bonate d« aoiidç cristAlli^f^
Quelques-uns de ces procédés étaient déjà ancien^; celui 4ii père Malhrrbe remoulait à 1778.
( M ) eîété remporièM peut-être des trois quarts sur ceux qu^OQ retire de b grande. Je dirai même que b petite ipéustrie y sans avoir autant de captanx à sa disposition^ a^ si je puis dire, quelque chose de plus Bdtional ; et si je ne me fais pas illusion^ il y «vra quelque nouveauté dans la manière dofit je e(Hiipte vous développer cette question, ce soij?.
Depuis cinquante ou soixante ans seulement il y a une grande industrie qui pouritif marcher seule; si donc nous prouvons qu'avant cette épo^ que notre pays n était aliniienté que par la petile» vous avouerez que la préférence en faveur de la §prande n'est pas complètement fondée.
Le temps est venu peut-^tre de se demander s'il est plus avantageux pour un pays de voir tout k travail qui s'y accomplit se eoncentrer dans de vastes ateliers, toute la population ouvrière se pla^ cer sous les ordres de quelques chefs, ou de eoa^ server, en l'améliorant, le système du travail domestique, qui laisse plus d'indépendance et do»ne plus de profits à b masse des producteurs.
Le propre des grandes industries, c'est-à-dij^e de celles qui ne peuvent i^archer avantagewemeni; que quand elles âou t montées sur une vaste échelle est d'être constamment exposées aux crises. Comme elles opèrent par grandes masses, et comme leur^ approvisionnements doivent erre faits long-temps* à l'avance, elles ne peuvent arrêter leur production saus perdre les intérêts considérables des sommes toujours énormes qu'il à fallu immobiliser en bâtir mQUibs, em mtchinesy eto. Souvent une dépréeiatâfm 4a l«^maiîèr&pMmîèra,é'autM8.fQis^u]Kdii»tt^^
trop grand renchénssement, les conduisent à leur perte, rendent leurs marchés onéreux on au moins empêchent de les exécuter avec profit. Je suis loin toutefois, de méconnaitre les avantages de la grande industrie ; vous devez mésne vous rappeler que je vous les ai •souvent montrés comme des progrès; mais je dois ce soir vous prouver qu'il est de sa nature de traîner à sa suite des inconvénients d'une haute gravité; car s'il n'est quelquefois pas dangereux de lui donner une extension sans limites^ il est souvent utile aussi de lui assigner les bornes que prescrit la science et l'expérience.
Quelques exploitations sont serties à tort, setoo moi, du rang de la petite industrie pour entrer dans celui de la grande. Le tissage se trouve dans ce cas. Celui-ci [)OUvait dans une infinité de cas continuer à être exercé, comme par le pagsé, dans les chaumières, chez de modestes travailleurs, moitié industriels, moitié laboureurs, poussant la navette pendant les pluies de l'été et les rigueurs de Thiver, et se livrant, le reste de l'année, à la culture, de leurs champs et de leurs jardins. Si pourtant en réunissant les méti^s éparpillés dans les campagnes, on avait fait profiter l'industrie du tissage de toutes les améliorations introduites par les Anglais; si on avait adopté le tissage mécanique, on aurait au moins eu quelques avantages sous le rapport de 1 économie. Loin de là, les travailleurs ont été arrachés à leurs chaumières, ou ils pouvaient se procurer une nourriture saine et peu coûteuse; oA a diminué leur salaire par la perte de temps qu'on leur a imposée , en les fai-
(53) saat venir de points éloignés; on leur a ôté leur li« berté et leur indépendance , cârle temps ne lenr appartient pliis^ il est vendu au maître. Chez eux lis pouvaient^ $elon leur volonté^ diminuer ou augmenter la durée de Jeur travail; une fois réunis dans latelier, il leur faut subir les servitudes d'un règlement nécessairement minutieux. Ajoutez quf le lien de la vie de famille est rompu ^ que l'immoralité prend naissance dans les grandes réunions^ et vous retrouverez dans le système du tissage les in* convénients et les abus du système manufacturier. Ainsi s'explique, pour le tissage au moins, Tinfériorité de notre pays à l'égard de l'industrie anglaise toute mécanique , et de Tindustrie suisse^ toute patriarchale. Certaines branches de cette prt^ duction spéciale sont demeurées à leur grand avantage dans les conditions de Toi^anisation helvétique : en effet, il n'y a pas en France, comme on pourrait le croire par le sens attaché aux mots dont on se sert, de manufactures de toile, de mousseline et de batiste, hes fahricans de ces différents produits sotît simplement des négociais ou des commissionnaires, qui achètent et réunissent dans leurs magasins les toiles, les mousselines, les batistes tissées par quarante ou cinquante ouvriers établis dans les communes environnantes; la vente se fait à Rouen , par exemple, dans une halle, comme celle du beurre à Paris. Vous savœ d'ailleurs qu'il en est de même pour quelques articles de laines et pour le calicot; car s'il existe pour ces produits quelques grandes usines, il y a encoi^ des milliers de tisserands-cultivateurs. Lorsque
le ^yfc iQÉt tout à fftit pturre, Ib imétmt i&i k ti^ proEniére apparCie&neiit au négockfit qui 1m eonfie anx dsâerands auxquels il ne parque la façon; mais cependant^ le cultivateur est le plus Muvent propriétaire de son métier. Cette of^aAÎ*sation ae retrouve en Pieardie et en Champagne pour la bonneterie, et à Lyon pour la soî^e.
Il est inutile, Messieurs, de vous faire sentûr les Qonaéqueaceade ees divers syst^nes. L'ouvrier qui travaille à son compte a tous les profits du travail ; celui qui loue ses bras à un entrepreneur n'a que . son salaire ; le premier exploite un capital, le second est expbité par un autre capital.
Ainsi donc, dans les grandes industries le salaire ^est moins ëlevë que dans les petites, et pour s'eïi convaincre il suffit de regardelp la paie d'un ouvrier employé dans une filature de coton, avec le profit de celui qui travaille seul. En y regardant de près, il est facile de se rendre compte de ce fait. Les grandes entreprises nécessitent de grands capitaux, de grandes avances dont les intérêts et les profits doivent être prélevés sur les produits du travail. De plus, ces capitaux abondants, per-* mettant de produire à meilleur marcbé, écrasent les possesseurs de petites épargnes, qui tôt ou tard sont forcés de prendre place parmi les ouvriers enrôlés dès fabriques» Mais une fois ce premier résultat obtenu, il arrive presque toujours que le grand entrepreneur, maître du sort de ses ouvriers^ demande à kur salaire des économies qn*il ne peut pas faire autrement, ou plutôt qu'il ne prend pas
(55) la fmimi et ohtindmr daas 4m MÉfiUMttionf ei4m pnfvclîoiilieliients de prbcMët»
Oii firal donc pMer Goaiwe teMéquesee du sfMinv mtfMi£ftctorièr> rinférioritë du salaire de 1 MTTtcr, aiir ietplel ob prélève les dëpeaset d'im tr^ brtUaiit ëUt^major, eC les ioléréts des grande avancèsv En èiure^ il attache à la glèbe l'ouvrier et tea ^nfiQU^ qui aent devenus, c est honleui: è avouer! de véritables machines. Quand on Voit ufi père ieiierçant une kiduslrie libre> employer sMi enfant) on peut èlre suri et lexpérienc^ le prouve, que toujours les fatigues seront proportionaées aux forces die retifant; mais Texpérienee a amsi pr^vé qu'il ne faut pas attendre la même sdlîcitiîde d'un ouvrier ^ qui emploie dans une fabrique TenËint d'un autre.
£t alors qu'il en aurait soin ^ quand ce èerait le père lai--méme> pourrait-il délivrer TeAfant dé sartâebe quand son propre travail traiige toutes Ses forces ? NoU) vous le savez, ce petit malheureux est attaché à une manivelle; il la surveillera awsi long-temps que le moteur donnera le mouvement au métier ; il rampera sous les charriots aussi lon|^ temps qu'ils seront «n marche; personne que le maître ne pourra l'arrêter. Et encore , dans M cas le maitre Icâ-méme n'est pas toujours libre d'ttrèter ses machineSi
On s'est déjà beaucoup occupé de cette quet^ tiionde l'abus de l'emploi des enfants : mais qu'e» est'-it t^ullë? La conviction que le pbilantrope, l'homme d'état et le législateur n'y pouvaient rien d'Un0 fi^nière absolue. On a proposé de limiter h
(.56) ' . ■■ temps de travail . Des villes industrielles^ MulhcM^a entre autres, ont essayé de le faire et d exécuter ainsi^ avant qu'elle ne sort rendue^ la loi proposée. Qu'en est-il advenu ? Que les fabricants qui avaient limité le travail dans leurs ateliers produisaient plus chèrement que ceux qui n'avaient pas suivi leur exemple; de telle sorte qu^ils étaient forcés de réduire les salaires^ au^ ce qui était pis^ de sus* pendre le travail.
C'est là une de ces complications terribles créées par le système mamifacturier^et à laquelle lasoience ne peut rien. Si vous réduisez le travail et le salaire, l'ouvrier se plaindra d'une sollicitude qui, |M)ur épargner ses forces, lui ôle les moyens de les renouveler.il voudra travailler 1 5 heures, et le père, parce qu'il aura faim, permettra que son enfant travaille comme lui. Que du moins ceci nous serve d'exemple, et puisque nous ne pouvons rien pour guérir les maux qui naissent de ce système, ne le pratiquons qu'à notre corps défendant.
Je disais tout à Theure que le temps était venu peut-être de se demander si le système manufac* turier tétait réellement un instrument de prospérité générale : je viens de rechercher quelques-*uns des éléments sur lesquels nous devons nous appuyer*
Mais poursuivons notre examen : les petites fabriques travaillent presque aujour le jour avec un capital bornéqu'elles foîit rentrer afin de pouvoir recommencer; faisant moins decrédit^ elles ont moÎM de chancesde pertes. Comme elles s'adressent daiU leurs à la consommation intérieure, leurs débou* ches sont en quelque sorte assuœs et certains.
(67.) C'^t ce qui est loin d'avoir lieu pour les ^^ndes industries?
Prenons^ par exemple^ une filature de coton : comme ses matières premières viennent de TAmé* rique et de l'Egypte, ses produits sont îiaturellement destinés aux mêmes lieux et à un petit nombre d'autres : l'étranger est pour elle le point de départ et d'arrivée. Eh bien ! admettez un instant un événement politique qui interrompe les rapports commerciau3i de la France avec rétranger^ d'où tirerà-t-elle ses cotons en laine? où plàcera-t-elle ses toiles, ses indiennes etc. Toute la sagacité du fabricant, toute sa prévoyance viendront échouer devant une déclaration de guerre et même devant une simple loi de douane. Il sera ruiné, et avec lui des milliers d'existences seront compromises, car c'est là encore un des inconvénients du système de la grande industrie, que les sinistres qui éclatent parmi elles, ont des conséquences bien plus graves que ceux qui affligent la petite industrie.
Supposons qu'un chemin dq fer manque» qu'il fasse faillite n'y aura-t-il pas, 1 0, 1 5, 20, 1 00 millions peut-être qui seront engloutis, et cent mille familles qui seront ruinées. Que ce malheur arrive au contraire à une petite industrie, qui s'en doutera, hormis ceux qui Tentourent?
, Un chemin de fer s^est établi à la por(,e de Pari^ et a remplacé les voiturcaqui transportaient les voyageurs; avez-vous vu la Bourse s'émouvoir de la ruine des coucous et le crédit public être altéré par cet événenièi^i? supposez que ce soit le cbemin de fer qui disparaisse ainsi; les choses se passeront*
individuel est facile à réparer ; c'est que tes iwfr* vidas ilëp<}ssêâés de h^r tTtdttsti^ par utte intenûtotk Àou^fte trmivent à ^e placer, ]pa«e qiï'ib msA pett tmmbrettX , mi <itie dû «rôîm k itiinfe n'âf* rÎTe pas pôtir tôtts eii «léme tetnps. Maîi^ si t^t^ lu graiHÎe entreprise qui tottibe, au ^contraire, Ma désastre devientwiecâlaïttîlé publique j il éthtte coiâïue 1ÎÔ ^«p de fmidfie ^t tâet au YfiÂde instant isur le pavétïne «nasse considérable de travailleurs qui ne peiïv^nt trouver à s'occuper touè in^ nitêdialement. Malgré les doutes^ les chances fcon* traîres aux grandes industries , il semble qu'une fièvre maligne se soit emparée de tout le thonéé, car tout le monde veut s'y précipiter. Celte tendance est à redouter; qu'on y prenne garde, car on s'expose à une concurrence terrible; aujourd'hui on peut travailler presque partout avec un égal succès , demain il faudra avoir certaines condl^ tions topographiques. Au lieu d'un grand nombre d^ouvrierè gagnant dé 4 à 6 fr. par jotir et de petits entrepreneurs dans Taiiance , on Verra quelques chefe de maison millionnaires , et des ouvriers k quelques sous. Les gros mangeront les petits. An lieu d'un produit brut et d'une consommation ôonsidérable, on verra seulement d'énormes produits nets ; la consommation ordinaire diminuera certainement^ et celle des objets de luxe n'augmentera que faiblement.
Les individus ne souffriront pas ^euls ^ la Société (ïlle-mème en sera grièvement ébranlée* Qtiand l'exploitation en grand aura ftiit de iftos otttrinft
libres et indépendants de véritables prolétaires, les mœurs publiques seront altérées , le nombre des enfants trouvés, la population ées hopkattx ^ des hospices s'accroîtra ; les malheureux réduits à la misère demanderont à quelques plaisirs grossiers une compensation à leurs maux, et il faudra élever encore le chiffre déjà si énorme du paupérisme.
Quelques-uns seulement auront encaissé les profits du système, la société tout entière en supportera les conséquences ^ tout le monde paiera les frais.
J'ajouterai encore à la liste des inconvénients du système manufacturier, le danger auquel sont constamment exposées les grandes fabriques dt voir tous leurs capitaux rendus stériles et détruits par le progrès et le perfectionnement continus.
Qu'une invention nouvelle vienne aujourd'hui pour demain changer le système de fabrication^ et les millions et les milliards Immobilisés dans les machines actuelles seront perdus $ans retour; ceux qui ne les abandonneraient pas ne pourraient soutenir la concurrence de ceux qui auraient adopté les nouvelles : ce danger n'est pas à crain* dre pour les petites industries.
(Jph.GO