‹ Cours d'économie industrielle, 1836-1838Chapitre 76 sur 105 · LAINE · texte numérisé non relu

LAINE

Si vous considérez la laine , vous remarquerez une augmentation de 80 p. 0/0 depuis 1801 , et cependant cette industrie «st Tune des plus stationnai res.

Blaoqui.

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QOTO».

Pour le cotôû , les progrès ont été bien autrement remarquables; l^JÛature et le tissage fournissent aujourd'hui du tratail à 1,600,000 individus, 37 fois plut qu'avant la dëcouveite d'Highs et d'Arkwright; lea impr^siom <Hit dtoiplé de I800à1ft30.

La i^roduction de la seule industrie minérale s'e^ acerue en France, de 1834 à 1836, de 280 à 380 millions de francs.

Cm chiffre» parlent haut et viennent dminer aux funestes prévisions de Malthus, en ce qui concerne Tabsence d'éiqDilibre entre raecroissement ées subsistances et celui de la population , un dé^ menti ans» formel que ceux relatifs à la question du paupérisme avaient été justificatifs de sa doctrine. Non, certes, en présence des immenses progrès de rîttdustrie , on ne peut soutenir, Malthus im-meme en conviendrait , que les subsistances , c'est-à-dire les richesses (car on ne peut faire ici de distinction ; et du drap, du calicot et du fer, vaudront toujours du pain et de la viande , tant cpi'U acra posiâite de U^ échanger contre ee$ ^nrées), ne croÎMent qu« comme 1, 2, 3,4, tatidKs que la po|»ilatî«m se aitrftîpUe comma 2, 4^ S, 16. Et s'il en était besoin , les faits recueitlls p» h

( 291 ) Statistique viaidraient infirmer son «ystème : - Vous avez tu les progrès de la richesse, voici ceux de la population.

Population de rAngleteri^e

En 1801 8,872,000.

La France en 1801 27,349,000(2).

Où donc est la misère dont vous nous menaciez, pourrai t*oB dire aujourdhuî à Malthus? — Voyez quelle a été votre erreur ! *— Notre nombre ne s'est accru que d'un cinquième, et cependant notre richesse a décuplé. Jamais, non jamais, nous ne manquerons de ressources , ta ut que oous appliquerons itotre énergie et noire activité à un travail productif. L'ignorance et une mauvaise organisation , qui chaque jour se modifie, peuvent bien placer quelques-uns de nous dans le besoin, et faire que, comme en Angleterre , les 46 Vo de ia population soient réduits à la domesticité ; mais jamais la société ne doit craindre de manquer de subsistances pour nourrir tous ses travailleurs.

(») C« cbiffire es4 iUbU par ssppnuaoB ; H n^y a pes «u de recentemens en 18S0.

(f) U Freaee comnirMatt ato « f t«*itti*f preriicff q^i ea <nd è é ^j^*riet deiMiU.

C'est ainsi , Messieurs^ que la statistique devient l'auxiliaire de toutes les sciences, et leur fournit d'utiles enseifi'nements ; aussi ne doit-on pas s'étonner de l'engouement dont elle a été l'objet , comme toute bonne chose ; mais s'il faut reconnaître que dans certains cas on en a abusé, il convient d'ajouter que dans la plupart des cas on s'en est servi avec intelligence et succès.

La première statistique publiée en France est celle de la justice criminelle, dressée pour la première fois sur les ordres d'un célèbre ministre delà restauration^ M. de Peyronnet.EUe a puissamment aidé les hommes qui se sont faits les champions de la réforme pénitentiaire f en montrant comme le chiffre des récidives s'élevait constamment, par suite des vices de notre régime, avec la somme des dépenses.

On a fait également sur I'instruction publique une statistique qui nous a fait monter au front le rouge de la honte, en nous faisant toucher du doigt notre grande plaie industrielle : l'ignorance. Elle nous a appris que dix millions d'entre nous ne savaient ni lire ni écrire; que des milliers de communes étaient veuves ou plutôt vierges de toute espèce d'enseignement, et qu'il se trouvait en France des membres de conseils municipaux assez stupides pour refuser à un instituteur primaire les 300 francs que la loi lui accorde , et les voter avec acclamation pour quelque fête patronale.

Une statistique fort utile , quoique encore incomplète , et qu'on ne consulte pas assez , est la eollecûon des tableaux du MouviîjHEjNr du con-

MERCE DE LA FrANCE AVEC SES • COLONIES ET

l'étranger. Ces tableaux qui se publient chaque année^ peut-être un peu tard , nous ont fait voir les conséquences de cextaiaes erreurs économiques; ils nous ont montré notre marine diminuant le nombre et le tonnage de ses navires ^ et les faits une fois connus , il ne nous a pas été difficile de remonter à la source pour découvrir les moyens de la tarir.

L'administration des ponts et chaussées ^ ce grand corps dont la tête est si digne de diriger les membres^ a publié de nombreux travaux statistiques du plus haut intérêt, et au premier rang desquels je dois placer les comptes rendus annuels

DES TRAVAUX DES INGENIEURS DES MINES. C'cSt CCtte

précieuse collection qui nous a fait connaître Tétat vrai de nos immenses richesses minérales^ la position de chaque exploitation et de chaque gisement, la situation des travaux , les modes d'extraction et de fabrication les plus perfectionnés.

La plupart des mémoires insérés dans cette publication officielle et annuelle , ne sont que les parties détachées d'un grand et magnifique travail exécuté également par les ingénieurs des mines, et qui , commencé en 1 825 avec des fonds insuffisants, est enfin près de toucher à son terme, grâce au talent et au zèle désintéressé des habiles et modestes savants qui eiî ont été chargés : j'ai nommé

la GRANDE CARTE GEOLOGIQUE DE FrANCE (1). (1) C^ett justice d^ajouter ici le beau et diflBcile iraTail poblié par le mi-

( 294 ) Quoique de mérites différenU ^ ce% divtrsei publications sont précieuses , et comme il est loisible à tout le monde de tes consulter, il n'est plus pcr^ mis à personne d'ignorer les faits qu'ils mettent au grand jour; ils sontd ailleurs utilement complélés, pour certaines questions spéciales , par des en- Quih'ES quiy quoiqu'inférieui^s à celles dirigées en Angleterre par le parlement luinonéme^ sont ce»pendant bonnes à étudier. Les principalea étiquetes publiées en France portent sur les sucres ^ les Fcas et fomt^s, la houille, le tabac, la uuhe

LONGUE, les FILS ET TISSUS DE GOTON BT Dl LAINB^ le PtAQUé, la VEERERIE «T LES CA1STAUX, la POTERIE

BT LES PORCELAINES (4). Lcs esquètcs augUises les plus importantes sont celles sur le privilège ]>£ la

BANQUE, le COMMERCB DES SOIES, le GOMIIBRCB DES CHARBONS, la NAVIGATION A LA VaPEUB AVEC l'iRDB^ le RÉGIME M ANUPACTURIBR , TlNDUSlUK ET LE COK- MRRCE DE LA FràNOE ET PB LÀ SuiSSE.

Ad. B. (des V.)

Qlttèrt An f«mm«re«,f«i^ loutre 4e9T4Tl|f i^« »i ti Faahc«. U <lir«<-

lion de ce ((raod ouyrege^ qui forment dix toUimes io- folio, doni les deox premiers renfermant le terriloire, la population et le comvtért» êsuériemr sept dé]^ pql>Uâi, « é^é cong^ li un honibe 4^«ii n^érUe dit>Ui|«qi, M, IK9reau de Jonitéi , membre de Plnsiitul, eL auteur de plusieurs excellents ouyrages de staiiàtique tes services que les hommes spéciaux ool «btemis jusqu'ici des veluinsif pMl)|tés, faut v^Yerao^t d44r«r esux reUUf* à l'AfficulturCf k iUndustrie , au commerce intérieur , à Tinstruction , aux flnaqces, etc. iNiit% du tèdmctêur,)

(0 11 faut ajouter Tenquéte fur les fils et tissus de chanvre et de lin , publiée an mois d*octobre 1839. {N^t€ au M44ttê4tMr,)

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