DES PROHIBITIONS
Nous avons vu en commençant que les prohibitions avaient le grave inconvénient d’engourdir l’industrie, de s’opposer aux progrès, toujours nécessaires, et les rendant en quelque sorte inutiles, et de laisser la production nationale sans moyens de se défendre et de lutter contre la concurrence étrangère, lorsque la force des événements la place sur les marchés extérieurs, eu présence de cette rivale redoutable.
Non seulement donc les prohibitions ne profitent pas à l’industrie, mais elles lui nuisent ; elles ne sont pas plus favorables au Trésor, qui est obligé d’entretenir une armée d’employés pour s’opposer à l’entrée de marchandises sur lesquelles il ne reçoit jamais rien.