‹ Cours d'économie industrielle 183839 par m. Blanqui aĩnéChapitre 65 sur 118 · TAUX D’ESCOMPTE · texte numérisé non relu

TAUX D’ESCOMPTE

On doit le reconnaître à l’honneur de la Banque, le taux de ses escomptes a toujours été fort modéré, et elle n’a pas hésité à le réduire toutes les fois que l’abondance des capitaux l’a permis; malheureusement, ainsi que je l’ai déjà dit, on peut regretter que cette baisse successive des taux de l’argent n’ait profité qu’à un nombre restreint de banquiers qui en ont à peu près profité seuls, et qui n’en ont pas moins continué à faire payer 6 et 7 p. 0/0 au petit commerce "Bon t ils replaçaient le papier à 4-

A l’origine de la Banque, lorsque l’intérêt était à 3 p. 0/0 par mois, la Banque escompta toutes les valeurs à 6 p.‘ 0/0 l’an; elle continua sur ce pied jusqu’au 14 novembre 1806, époque à laquelle elle ne prit plus que 5 p. 0/0; le 5 août de l’année suivante elle baissa à 4 p- 0/ o, et conserva ce taux jusqu’au 1 er mars 1 8 1 4 où elle fut obligée de remonter à 5 p. 0/0; elle redescendit à 4 p. 0/0 le i*r août 1 8 1 5, et fût de nouveau forcée à reprendre le taux de 5

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le Ier septembre 1816; elle s’y maintint jusqu’au Ier juin 1820 où il fut décidé que le papier à 3o jours et au-dessous serait reçu à 4 p- 0/0; le ier février suivant, la mesure s’étendit au papier à toute échéance, ne dépassant pas go jours, bien entendu; depuis lors l’escompte est toujours demeuré à ce taux de 4 p- 0/0.

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