COURS d’économie JNDUSTRIELLE
chose de plus parfait , de plus maniable , surtout , et par cela même de plus puissant que les Monnaies rudimentaires qui, non-seulement étaient de conservation difücile, mais qui, de types, d’aspects divers, et par cela même différant « de Qualité , » laissaient la plupart du temps « le vendeur » c’est-à-dire le producteur indécis.
Car c’est « de la Vente » que tout part et procède.
L’Acheteur, avant de pouvoir livrer quelque chose, en retour de ce qu’on est prêt à lui céder, a commencé par « Vendre , » c’est-à-dire par livriir un Produit ou un Service dont « le prix » doit servir à payer ce dont on ne demande pas mieux que de se défaire , c’est-à-dire de lui « Vendre. »
De cet aperçu , qui permet de se faire une idée de ce qu’eurent de défectueux « les produits » plus généralement « acceptables » choisis à l’origine pour tenir lieu de Monnaie et faciliter ainsi la transmission des utilités diverses, il convient de passer à l’exposé des propriétés par lesquelles doit se recommander toute bonne Monnaie.
Des qualités distinctives de la Monnaie.
C’est un point acquis au sein de l’École, et sur lequel dès lors chacun est d’accord que les métaux « précieux » ont joui à toutes les époques et dans les divers pays d’une grande faveur. L’Or, de même que l’Argent, devra cette faveur, d’une part à l’éclat dont brillaient ces deux substances, de l’autre à la difticulté qu’on éprouvait à les obtenir, en d’autres termes « à leur Rareté » relative. Ces matières étaient d’ailleurs « de garde» facile; ni l’air, ni 1 eau , ni le leu lui-même n’en pouvaient altérer le fonds, la substance. Il y avait donc là un triple motif pour expli-
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quer la recherche dont les deux métaux étaient l’objet. Cela devient de plus en plus sensible à mesure que la civilisation se développe chez chaque peuple et que le Commerce avec les arts ajoute chaque jour davantage à la délicatesse des mœurs.
C est ainsi notamment qu’a l’époque de la découverte de l’Amérique , on put voir à quel point l’Or entrait dans la fabrication des objets de luxe. La facilité avec laquelle on 1 obtenait fit qu’on était en quelque sorte prodigue d’une matière fort appréciée dans d’autres pays. On va jusqu’à en faire, non-seulement des ustensiles, mais des meubles relativement lourds. Cette prodigalité même piouve, lorsqu on voit les régions qui en sont le siège,
que « le luxe » sert comme de débouché à cette nature de produits.
C était une façon « d’utiliser » des substances que distinguent des propriétés singulièrement attirantes. Combien d’ailleurs l’Or et l’Argent l’emportent, à d’autres égards, sur le ter lui-memed’un usage presque universel. Comme ce métal ils sont « Divisibles » et leur Rareté est telle que les moindres fragments acquièrent de l’importance comme objet de parure et d’ornement. Mieux que le Fer ou le Cuivre ils sont d’une facile conservation , puisque ni le temps ni l’air n’ont de prise sur l’une et ^ l’autre substance. S’il est vrai que dans les produits de même que dans les services « l’Utile » est ce qui domine, combien doit être généralement apprécié un genre « d’utilité » qui n’a rien de périssable, outre que la nature s’en montre particulièrement avare?
Homogénéité, — Divisibilité sans perte, sans déchet, -- Inaltérabilité, — substance, enfin « Utilisable » dans ses moindres parcelles vu « sa Rareté , » tels sont les côtés exceptionnels qui recommandaient l’Or et l’Argent. Ils
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chose de plus parfait, de plus manialile, surtout, et par cela même de plus puissant que les Monnaies rudimentaires qui, non-seulement étaient de conservation diflicile, mais qui, de types, d'aspects divers, et par cela même difl'éranl t de Qualité, » laissaient la plupart du temps « le vendeur > c’est-à-dire le producteur indécis.
Cat c’est t de la Vente » que tout part et procède. L'Acheteur , avant de pouvoir livrer quelque chose , en retour de ce qu’on est prêt à lui céder, a commencé par t Vendre , • c’est-à-dire par livrer un Produit ou un Sen-ice dont « le prix » doit servir à payer ce dont on ne
demande pas mieux que de se défaire , c’est-à-dire de lui
« Vendre. »
De cet aperçu , qui permet de se faire une idée de ce qu eurent de défectueux « les produits » plus généralement t acceptables » choisis à l’origine pour tenir lieu de Monnaie et faciliter ainsi la transmission des utilités diverses, il convient de passer à l’exposé des
propriétés par lesquelles doit se recommander toute bonne Monnaie.