SECTION III
Du taux général dos Profits. — De ce qui agit sur celui des Salaires.
L’auteur auquel on est redevable du beau livre qui traite de la richesse des nations, Adam Smith, réduit à cinq particularités « principales » ce qui inilue sur le taux « des Proüts » et sur l’élévation « des Salaires. » De ces circonstances, deux seulement exerceraient quelque action sur ce qui forme ici le lot de « l'Entrepreneur. » D’une part, c’est le plus ou moins «d’agrément » inhérent à un genre d’affaires; de l’autre, l’étendue «des ris([ues » qui en sont inséparables. On a d’ailleurs fait souvent cette observation que s’il s’élève en même temps que croît « le Risque , » le taux du Profit est fort loin de constituer une prime « proportionnelle. »
C’est ainsi qu’au dire de maint auteur, qui paraît d’ail-
l\« PARTIE. FIN ET CHARGES DE LA PRODUCTION. io7
I leurs s’être inspiré de l’exemple choisi par Smilh lui-
1 J meme , la conlrehande , semée de tant de périls et de
hasards , ne procurerait pas à ceux qui s’y livrent des
avantages .. proportionnés » aux peines, aux dangers de toute sorte qui l’accompagnent.
Il ne fitudraü pas cependant s’exagérer la portée d’une le le remarque. L’exemple d’une industrie en lutte ouverte a\ec les lois de chaque pays semble au surplus, ici assez mal choisi. - ,U. contraire, si l’on regarde à la’ constitution generale et licite de l’Industrie, il est dificite de ne pas se convaincre ijue « le Profit . se mesure assez generalement aux dilïicultés, aux chances de l’Opé-
èMéTv’eme“méë.‘
C’est ainsi que dans un port où aborde un navire en etresse qui a besoin d’un radoub ou de réparer quelque avaiie « majeure, » mais dont le capitaine manque d’arpiit 11 y a nécessité d’emprunter, quelles que soient ics conditions que pourra faire le prêteur. Comment sans cela continuer le voyage ; comment rentrer au port d’expédilon • L liomme de l’Épargne arrive. Il ne recule ni devant ' peu s e a mer qui menacent encore le navire, ni devant le peu de coiinaissaiioe qu’il a des mérites du capitaine leipiel peut exposer par son incapacité le bfitimeiit a de nouveaux et plus grands sinistres. C’est là'de tout point une opération exceptionnelle. L’argent qui sera ainsi avance sur « le corps et quille . d’un navire déjà foit maltraite est soumis à de tels . hasards, » que le contrat qui intervient prend le nom de contrat . à la grosse aventure. . Rien, en effet, n’est plus aventuré
ff iun semblable prêt; d’où des Profits fort . incertains . et représentes par le taux de « l’intérêt. »
.Mais le prêteur, au lieu de se contenter d’un intérêt de
COURS d'économie INDUSTRII'-LLE.
6 0/0, taux légal de l’argent dans le ^
gcr un intérêt proportionne, aux ^OOO
torte dont il est menacé. Ce sera, par exemple, 15 ou 20 0^0 du capital prêté. l.a raison, l’équité 'le veulent, h le navire est assailli par de nouvelles et qu , s
nerde les “20 ou 30,000 francs « avances . sui ce ga„e fncertdn sont i. jamais perdus. Car le prêteur n’a ici de recours sur le propriétaire même du navire , qu autant que ’on apii gagner le port .. d’attache, » comme il est dit en teimes de marine pour désigner le port auquel appartient
le „ particulier qui ne peut se
comparer à celui que court , soit le simple prêteur ordi- S soit celui qui prend et exige quelque garantie inimo’bilière. De U. • un Prolit .. qui est en raison des dam gers tort grands que court le prêteur « a la grosse. » Auss , L loi n’a-t-elle pas songé à limiter le taux de ce put. C’est qu’en effet, le Risque échappe ii toute appréciation nar son étendue. 11 présente une foute d’aspects , et i lei r le mesure par cela même. Ce loyer de l’argent se déguise et prend dans la législation le nom de « pi o i Maritime. » Mais les mots n’ont pas celle vertu dé faire ici plus qu’ailleurs illusion sur 1 essence des cho . C’esf bien, comme toujours, d’un P-t f-^tile s’agit. Seulement, la nature f 7'!"
font que l’Opération constitue, iiuelque soit le taux de
l’intérêt stipulé , une aftaire de tout point licite.
\ ce point de vue , on peut dire que c est « le Risqi e qui mesure assez, généralement . les Prolits. » Ln d amres termes . plus » l’aft’aire dont on s’occupe présente de
difficultés, plus elle implique ‘^^''«"‘‘'“'‘‘^.ptM.Piire genre - ■ plus» il est naturel et juste que . Itntiepie-
neiir » retire de son œuvre et des hasards auxquels i
expose sa personne et ses biens une rémunération , ou
•HMvnarffinin
comme dit Rossi, « un Salaire » en rapport a\5}*c le genre de « Service » ({u’il rend à ses semblables.
Il est d’ailleurs évident que le mot « Salaire » répond ici à une idée complexe. « Le profit, » en effet, est la récompense ou Compensation du temps, des efforts, des aptitudes, des (jualités maîtresses que réclame une affaire et par-dessus tout des « risques » qu’on court, fortune, considération, obstacles dont il faut triompher. 11 n’y a pas là à distinguer, puisque tout est en jeu.
« Les Risques » sont enlin divers , suivant la nature de l’Industrie, outre qu’ils sont plus ou moins nombreux. De là « des profits » qui varient à raison de ce qui constitue leur essence ou « intensité. » C’est ainsi que le commerce «extérieur» doit procurer, pour être rémunérateur, un gain supérieur à ce que donne généralement le trafic indigène. — La difticulté , la lenteur des rentrées à une grande distance du lieu d’expédition ; te peu de sûreté que cela présente; les longs crédits qu’il faut faire; les complications qui naissent en cours de voyage de ce f[u’on nomme « fortune de mer et ses suites ; » l’incertitude ([u’offre au loin récoulement de la marchandise, suivant ({u’on a affaire à des représentants bien ou mal choisis ; tout cela rend l’opération à tel point « hasardeuse,» qu’il faut qu’un « profit » analogue compense ces désavantages.
S’il en était autrement qif arriverait-il ? C’est que dans le cours d’une seule année on réaliserait « des pertes » qui feraient plus ([u’annuler « le gain» des précédents exercices. L’écart est parfois si considérable d’une année à l’autre , ([ue le bénéfice aboutit péniblement à « une commune » ou moyenne (lui n’a rien d’excessif. Dans l’industrie cotonnière, par exemple, cet écart s’est traduit un jour pour des maisons de premier ordre opérant avec de grands capitaux par 880,000 fr. mis en regard de 79,000.
Or, tout compte tait des Pertes et des Protits forts ou
.(HO COURS d’économie INDUSTRIELLE.
faibles , oue ressort-il d’uiie période de / années?... Un rendement moyen de 350,000 fr., ce qui représente , outre
rinlérêt à 3 0/0 , un bénélice de 8 0/0.
C’est là sans doute un résultat qui doit satistaire ici d’honorables exigences ; mais si l’on se contentait à moins, et si, par exemple, le prêteur à la grosse dont il a été ci-dessus parlé, s’enfermait pour son « profit Maritime » dans de telles limites, il suffirait d’une forte avance faite à un navire qui sombre avec tout son chargement a quehiLies lieues en mer, pour faire perdre une somme trèssupérieure à ce que représentent les « gains » recueillis dans dix opérations du même genre, et cela dans un assez
court espace de temps.
Que l’industriel, grand filateur ou autre, au([uel il vient d’être fait allusion, n’ait pas réalisé durant une seule année les 880,000 fr. dont on parle, et qu’il soit resté d’autres lois fort au-dessous de 500,000 fr.; que deviennent, en face d’une perte par exemple de plus de 100,000 fr. suivant ([u il aiiivait durant un exercice, son profit de 8 OjO avec 1 intérêt ? à peine aura-t-il recouvré le loyer d’un énorme Capital, ce ([ui répond, on le sait, à « une Perte. »
Les Profits sont donc, par essence, « proportionnels « en même temps qu’autres, puisque « les risques » difterent. C’est surtout à cela, nous le répétons, que se mesure » incessamment le gain. Dans le Gros ils ne sauraient s’établir sur le même pied que dans le Détail. Pourquoi? c’est que les difficultés sont ici autres, le mouvement plus intense et plus rapide, les soldes ([u’on ne sait comment écouler plus généralement destructifs de bénéfice, la peine plus grande enfin, et l assujettissement de toutes les heures.
Pour creuser le puits dont il était ci-dessus ([uestion, tout ce que « risquait » le groupe des travailleurs qui traita de ce travail pour un prix déterminé, ce fut de
1V« PARTIE
FIN ET CHARGES DE LA PRODUCTION. -itil
ne pas être convenablement rémunéré : 1° de l’emploi de son temps ; 2® de ne pas rentrer dans la dépense en vivres nécessitée par ce genre de travail ; 3“ de ne retirer que peu ou point de fruit de sa peine, outre le danger ([ue présentent ces sortes de travaux ; i® enfin, de voir se détruire par un brusque choc l’outil dont on se sert. D’où quatre sortes d’utilités « aventurées. » Mais outre tout cela, l’Armateur, le Fabricant, le Détaillant lui-même se trouvent aventurer le fonds « d’Avances » sur lequel ils opèrent. Et ici, le Risque est partout, outre qu’il présente des aspects divers. Matières premières ? — Risques en cours d’achat, d’expédition, déchets et avaries. — Emploi de la main-d’œuvre ? Risque de mal-façons, de perte de temps outre l’intidélité de l’ouvrier à l’endroit du rendement de la matière qu’on lui confie. — Vente et réalisation ? Risque de mévente qui fait qu’on rentre plus ou moins dans les frais de production. Soldes, enfin, ({u’on ne sait comment écouler et qui grèvent plus ou moins l’Opération. Autant le « Risque » est limité, réduit dans un cas a trois ou (juatre objets, autant il porte ailleurs sur une foule de points qui font que « le Profit » doit être d’autant plus grand que les chances de « Perte » sont diverses et nombreuses.
Mais si « les profits » sont généralement en raison de rétendue et de la nature, de la diversité, en outre, des « risques ; si le chiffre de la rémunération se mesure même dans certains cas, suivant que le remarque Adam Smith, au plus ou moins « de désagrément » qu’iinpli([ue une occupation ou un genre d’affaires, l’on ne saurait induire, de cette « inégalité » entre les conditions d’activité que les « profits » ipii sont fort diversifiés, soient par cela même « inégaux. »
« Les profits sont moins divers iju’ils ne semblent au premier coup d’œil, » remarque justement Rossi à ce
COURS d’économuî industrielle.
pvopos. Cela üenl précisément iv ce qu’ils gardent entre eux lino proportion (jui otciblit ici conimo doiis tout C6 ([ui rclèvo do « l’Éclitingo » iiiio sorto d é(iuilibie.
Dans la Ban([ue, dans l’Industrie, il se tait journellement do grandes fortunes. ^lais si l’on considérait le nombre relati vement restreint de ceux qui réussissent, on serait conduit à mesurer « le Risque » et partant les difficultés, les qualités re(iuises, le Capital, entin, savamment mouvementé à une échelle si démesurément étendue ([u’il n est que le trèspetit nombre qui ait lieu de s’applaudir d’avoir abordé un semblable terrain. — Affaires plus brillantes ([ue solides dont il faut savoir se détourner-, crédit aventureux, crises intenses ([u’il s’agit de conjurer ou de subir sans broncher; :^Iarché sur leiiuel l’œil doit être constamment ouvert et l’esprit en éveil ; que d’occasions de voir se changer en d’irréparables désastres le Profit sur leiiuel on compte.
Les profits sont divers, d’aspect inégal, mais ils sont de tout point relatifs, c’est-à-dire en quebiue proportionnalité assez exacte comparativement. Sur T6 maisons de bamiue ([ui prospèrent ou ([ui arrivent à la fortune, des centaines végètent ou sombrent en peu de temps. Les premières recueillent, par des « profits « en apparence élevés, « la prime» duRisipie (|u’elies ont couru avec d’autres moins heureuses dont la fortune s’est détruite dans cette arène semée d e-
cueils.
Ce n'est donc pas ici « d'égalité » matliémati([ue ([u il peut être (juesiion, mais d’avanlages en rapport avec 1 allaire (lu’on tente, les difficultés, les hasards (pii s’y rencontrent, puis entin, avec l’étendue des moyens dont chacun dispose. De là, des ditlérences dans les situations (pii mettent pur cola ni('nie uiu^ difiérence enti’e les artisans » campés sur le même terrain. — Celui ([iii opère avec 100,000 h*, de Capitaux, ne saurait entin prétendre recueillir « un gain »
proportionnellement équivalent à celui obtenu avec des ressources ([uintiiples. On en sait le motif.
Il se produit là, du reste, des nivellements pareils à ce que présentent « les prix » sur un marché où chacun peut avoir accès. On sait comment l’acheteur qui a le choix « des offres » parvient sans peine à avoir raison de certaines exigences. « Le prix Courant « est un niveau sous lequel passent incessamment les détenteurs des « utilités » et ceux ((ui les recherchent. De meme que le cultivateur est contraint de borner ses exigences à ce qu’exprime sur le Marché « le prix » résultant du rapport de l’Offre avec la Demande, — de meme l’industriel subit, pour la rémunération de ses services devant se traduire « en profits, » la loi du ^larché auquel il tient et touche.
Comme le remarque encore ici Rossi, « les proütsont une tendance à s’égaliser, mais il faut pour cela que la libre concurrence puisse s’établir. » La raison en est simple. Ici comme toujours, la Concurrence est armée d’un œil pénétrant ([Lii fait qu'elle découvre le moindre interstice indi- ( [liant une place « à prendre » avec chance de réussir.
Là où il semble qu’une tilature ou un atelier de tissage, un fonds de commerce, un magasin de chaussures, d’habits confectionnés puissent prospérer, faire en un mot aussi bien et à meilleur marché ([lie ce qui existe, «la place » ne reste pas longtemps vide. « Les prix » resteraient les memes ([ue le niveau du gain baisse pour chacun puis([u'il doit se répartir entre un plus grand nombre d’artisans. Cela est falal. Mais si le nouvel établissement réduit ses prix, c’est bien autre chose. « Les protits » vont alors se déprimant , car le nomiire des affaires se restreint à tel point, dans certaines mains, ([ue « les frais généraux » sont d’un poids démesurément lourd. — V’oilà comment on descend par une dégradation insensible , sous l’inlluence « dcsOlïrcs » en concours, à des gains si minimes, ([ue
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l’existence devient pour l’industriel un difficile problème. Les nombreux sinistres dont l’esprit « d’entreprise » est journellement affligé montrent le peu de marge que laisse « aux profits » cette compétition instante, universelle.
« Une partie « n’est donc pas exceptionnellement productive, en d’autres termes « rémunératrice, » pendant que telle carrière est relativement ingrate. Toute se valent à vrai dire , au regard du Profit, quand on compare « les risques, » c’est-à-dire le genre d’aptitudes qu’il y faut déployer, le genre d’obstacle qu’on y rencontre, les forces, — capital ou intelligence , — dont il faut faire emploi. Ce ([ui met ici les industries « de niveau,» pour parler comme Adam Smith, c'est la part qui s’en vient rémunérer, tantôt de hautes facultés spéciales, tantôt compenser le llisque et la Peine particulièrement inhérents à certains trafics.
Le premier met du reste ici de telles différences qu’on peut dire qu’il tient le plus de place dans l’agencement « des profils. » On n’<a pour s’en convaincre qu’à voir en entrant plus avant dans les faits, combien l’idée qu’on s’en peut faire est par essence complexe.
1“ Ce qui frappe en matière d’assurances, par exemple, c’est l’étendue « du Risque » comparé à la faible prime généralement exigée. Cependant, peu d’affaires sont la source d’aussi grands et si constants bénéfices. Ce terrain est peut-être celui qui dans l’industrie présente, comme « rémunération, » des avantages particulièrement solides, outre ([u’ils satisfont l'homme le plus exigeant. D’où cela vient-il? Simplement de ce qu’on opère ici par une intel- Vgente application de « la division » des risques. C’est, en effet, une loi de l’ordre économique des mieux établies, que plus le Risque est « divisé, » plus il diminue par cela meme. Plus dès lors s’accroît., dans une affaire bien conçue « la marge » des bénéfices.
ivc PARTIE.
Dans mainte compagnie, c’est une part de Capital relativement minime (pii se trouve versée. Et cependant la valeur de faction est montée au double ou au triple du taux d’émission en assez peu d’années. Rien ne fait mieux voir ce (ju’ont été ici « les profits, » et comment on peut dii’e (pie le mirage « du ris(iue » est d’aspect trompeur.
!2“ Dans l’Escompte, au contraire, «le ris(pie» tient une fort grande place. Le bénéfice pouvant résulter de la négociation du papier, — commission de banque pour prix de la conversion « en comptant » d’une créance commerciale échéant à trois mois, — est si peu de chose, que si la créance est véreuse, comme on dit, et que l’escompteur ne rentre pas dans son argent au jour marqué, il se trouvera avoir perdu 300 fois plus qu’il ne pouvait gagner.
Qu’il s’agisse par exemple d'un effet de 1,000 fr. escompté à 6 1/4, taux ordinaire de l’intérêt en bampie. La commission sera ici pour trois mois, intérêt ou loyer de l’argent déduit, de 3fr. 13. Or, si l’escompteur perd ses 1,000 fr. ou seulement 66 0/0 de sa créance, après bien des frais exposés, — sans parler du temps perdu, des ennuis, — « le Ris([ue » mesurera pour lui :200 fois plus que « le Profit » espéré. Veut-on que le banquier n’éprouve une telle perte (ju’après avoir escompté avec ce même argent qui rentre ' à f échéance un deuxième effet de 1,000 fr. ? C’est celui qui seul reste en partie impayé. Or, il aura toujours « risqué » à ce compte 100 fois plus qu’il ne pouvait gagner; et pour calculer ici exactement «le risque» il faudrait parler, non de 666 fr. perdus, mais des 1,000 fr. (ju’on « pouvait » perdre ; c’est-à-dire d’une affaire où on expose 150 fois plus qu’on n’a gagné ou pu gagner au dernier cas.
Qu’elle Tîst l’affaire dans le Gros, dans le Détail, dans la Fabrique, même lorsqu’elle exporte, qui côtoie à ce
4(jt)
point « le Risque. » —Un marcliand garde à l’état de solde notablement déprécié une pièce d’étoffe achetée 850 fr. et (lu’il comptait vendre 980, avec un profit moyen de 15 0/0 environ. Au lieu de cela, il la place à tout prix, et recouvre ainsi 570 fr. sur le chiffre de ses avances. Pour réaliser un bénéfice de 130 fr., en somme, que mettait-il ici « en risque » tout compte fait? Des avances et des frais généraux montant à 850 fr. — Qif espérait-il gagner en retour? 15 0/0. C’est-h-dire que le Profit espéré sera à « la Perte » éventuelle comme 130 est à 850, soit dans le rapport de 6. 50 à 100 , ou environ le 15'”®.
Mais en ce ({ui touche l’Escompte, ce n’est pas seulement six à sept fois^ que le risque ou éventualité » de perte l’emporte sur le gain auquel on tend ; cette perte « possible » de 1,000 fr, , comparée « au Profit » espéré, sera. dans le rapport de 3. 15 à 1,000 fr. ou de 6. 30 suivant que le meme capital aura opéré 3 mois seulement, ou bien par un double service de 3 mois en 3 mois. Au premier cas la Perte éventuelle sera au bénéfice poursuivi comme 300 : 1 et comme 150 : 1 dans la seconde supposi- . tion.
Maintenant, si l’on veut mettre « la Perte » éprouvée en regard du bénéfice, voici comment se traduira ici l’écart. — Le Marchand a éprouvé une perte de 280 fr. , sans parler de ses efforts , de ses soins dénués de récompense. Cette perte sèche est au gain sur le([uel il comptait — 130 fr. — comme 2 : 1 ou ([uelque peu davantage. En d’autres termes il a perdu « le double » de ce qu’il pensait gagner. C’est un bien mauvais résultat , assurément, mais cela ne saurait se comparer à ce qui s’est produit dans le même temps chez le Bamiuier escompteur.
Sur les 1,000 fr. ((u’ildut exposer, il a recouvré à grand peine, on le sait 33 0/0, soit 333 fr. 33 c. D’où une perte sèche de 666 fr. 66 c. en vue d’un gain minime de 3 fr. 15 c.
dans un cas, ou de 6 fr. 30 c. si le même capital a fourni double étape à l’escompte. La Perle est alors au gain rechercbé comme 666: 3. 15 dans un cas, soit comme 210 : 1, ou comme 105 : 1 s’il s’est agi d’un gain double. En d’autres ternies, quand le Marchand se trouve avoir « perdu » 2 pour avoir 1 , le bam(uier a perdu 105 et 210 fois plus qu’il ne pouvait gagner.
Exprimons par RM, le Risque ou différence de la perte au gain qui se remarque chez le Marchand , et par R B , cette meme différence à l’endroit du Banquier escompteur. L’on aura, comme ternies de rapport entre ces deux natures de Risque une proposition qui se formule ainsi suivant double ou simple opération d’escompte :
RM : RB : : 1 : 105 ou 210.
Ainsi, pendant que le marchand jouait « double » contre simple, le banquier jouait, lui, 666 contre 3. 15 ou 6. 30, c’est-à-dire plus de 200 contre 1, et au pis aller plus de 100, d’où la conséquence qu’il faudra à l’Escompteur 100 ou 200 opérations réussies pour combler sa perte, alors qu’il suffira au marchand du gain procuré par une double « affaire » pour être au même point qu’il était. La situation enfin ditfère si notablement dans le premier cas ; l’écart de « la Perte » éprouvée au gain poursuivi est tel, que si l’Escompteur, qui touche et doit toucher à des milliers d’affaires, vu des profils, en quelque sorte parcellaires, fait seulement dans son année 30 opérations semblables, il réalisera par 18 ou 20,000 fr. « une Perte » telle , que son Profit par ailleurs disparaîtra au point d’entamer son Capital.
Mais le marchand n’est pas obligé de faire évoluer ainsi son fonds. S’il fait par exemple 1,000 ou 1,200 affaires avec 100,000 fr. « d’avances » il devra gagner 15 0/0 tout au moins. Et supposé que le 10'”® se solde en perte , ce qui
est lieaucoiip dire, au lieu de Lénéficier de 15,000 fr., sou Profit sera tout au plus diminué du 5" ® , soit 2 à 3,000 fr.
« Les risques » ne sont donc point là comparables, ce qui implique, par le nombi'e et la masse des affaires en banque, par le maniement de grands Capitaux des profits « proportionnels » c’est-à-dire relativement supérieurs. On ne peut même pas dire ici, comme dans les compagnies d’assurance que « le Piisque» est atténué, vu qu’il est « divisé. » Car ce qui est ici un bien, une garantie, est plus loin un danger. Voici, comme l’on rencontre en effet, sur le terrain de l’Assurance, au lieu d’intérêts adverses, des auxiliaires.
« L’assuré » ne contracte pas , il ne se grève pas d’une prime dans l’espoir , mais dans la crainte de voir brûler sa maison ou sombrer son navire. Hormis des cas fort rares et où la loi veille, « l’intérêt » de l’assureur et celui de l’assuré se confondent. — Au contraire, dans l’Escompte, « l’intérêt » du banquier est aux prises avec des calculs, des intérêts qui s’illusionnent ou qui spéculent en sens inverse.il est tenu en échec. Ce n’est ]>as « un auxiliaire» que rencontre ici celui qui fait crédit, mais un homme que l’intérêt égare et aveugle trop souvent.
L’on ne triomphe « de risfiues » si particulièrement menaçants qu’à une double condition. D’une part, lapins grande sagesse et vigilance est indispensable en même temps que le plus grand soin dans le choix de la matière escomptable. D’un autre côté , il n’y a pour vaincre les obstacles et se soustraire aux désavantages dont ce terrain est comme hérissé, qu’à opérer sur des chiffres à tel point considérables, tout en opérant avec le sens exact des situations, — (jue de rares sinistres seront comme « noyés » dans la masse.
Mais c’est là, il ne faut pas se le dissimuler, avec de très-réels avantages « un danger » de plus. Aussi, l’œuvre
veut-elle par-dessus tout une main puissante, un œil que rien n’égare et ne trouble. — Si l’on s’étend plus qu’il ne semblait peut-être naturel et nécessaire sur cette nature « de risques, » c’est que le sujet présente un intérêt particulier.
3° Les Grèves de tout ordre, les crises plus ou moins intenses et prolongées menacent, d’autre part, l’industrie et surtout la fabrique de plus d’un sinistre. Ce sont t< des Risques » contre lesquels tout ce qui produit et travaille est désarmé. Dans la Grande-Bretagne, par exemple, certaines exploitations houillères ont chômé pendant 78 semaines ensuite de grèves successives. Que devient alors « le Gain » de l’Entrepreneur? Gomment faire face à « l’intérêt » du Capital plus ou moins avant « engagé? » où prendre le Fonds « amortissant, » alors que tout se détériore à la longue sans d’ailleurs faire aucun service?
Voilà certes une « éventualité » avec laquelle il faut compter, à l’occasion. C’est un de ces « risques » sur lesquels doivent se mesurer les Profits dans une période d’années plus ou moins longue.
4° Les Crédits qu’on ne peut se dispenser défaire, constitue un des éléments les plus sérieux « du Risque » en toutes sortes d’opérations. On échappe plus ou moins à cette nécessité; mais si, sur le terrain de l’Escompte, cela représente « l’éventualité » particulièrement redoutable et instante , il n’est guère possible de se soustraire entièrement ailleurs à cette loi, vu la place que tient dans les affaires « le Crédit. »
5« ün danger plane incessamment, de nos jours surtout, sur l’homme de l’Industrie ou du Trafic. C’est le penchant qu’on éprouve à mêler les risques. Ceci a lieu toutes les fois qu’on se détourne , soi et ses capitaux , de l’affaire que l’on connaît, qui fut d’ailleurs l’occasion
d’honnêtes et constants bénéfices, pour se placer dans le même temps sur un autre terrain. Non-seulement si l’on veut réussir, il faut être à ce qu’on fait, ou comme on dit « tout à son affaire, » mais c’est courir de fort grands hasards, que de poursuivre ainsi des visées différentes. Tout ce qu’on ôte de vigilant contrôle, de soins, d’observation instante au gouvernement de 1 Épargne sur un point que Ton connaît; tout ce qu’on retire d’un chantier auquel on est fait pour le reporter sur un objet qui est, trop souvent « l’Inconnu » est non-seulement une diminution de force dont souffre l’affaire dont on s’est jusquelà occupé , mais il naît de cela un double desavantage
« ou Risque. »
C’est ainsi que plus d’un industriel ou homme de Trafic jette de loin un œil d’ardente convoitise sur la Bourse. Entre-temps son attention se détourne, avec partie du Capital, de sa clientèle, de ses correspondants, d’un Marché enfin dont il a l’habitude, mais qu’il ne faut pas quitter de l’œil si Ton veut toujours savoir où il en est. Ces détournements sont plus fréquents qu’on ne le croit et surtout
plus féconds en « naufrages. »
6" Voici qui touche d’assez près à ce qui précède ; — car il s’agit toujours de passer de ce que Ton connaît par une pratique plus ou moins longue à ce dont on n’a nulle idée un peu exacte. Mais ceci constitue un genre d ecueil qui veut être spécialement signalé par cela meme. C est ce qui se voit communément apres « fortune faite » comme on dit dans le monde. — Voilà, par exemple, un négocicint en vins qui a réussi dans sa partie. Quitte enveis sa famille et les affaires, il pourrait au sein de l aisance goûter le repos dont l’heure a d’ailleurs pour lui sonné. Au lieu de cela, il rêve de nouvelles affaires, autant diie de nouveaux et plus grands hasards. Ce qu’il a péniblement gagné dans le Négoce ou dans la manipulation des
produits Chimiques, il le confie aux voies périlleuses de l’Escompte. Et le « mauvais papier, » les crédits aventureux voient bientôt fondre entre ses doigts le fruit de vingt ans de travail et d’Épargnes.
Un autre, parce qu’il aura bien vendu son fonds et réalisé d’assez grands bénéfices dans une profession où il tenait le premier rang, croit pouvoir trancher plus tard, non sans succès « du fabricant. » Il échoue , s’entête , et s’apel-çoit trop tard que sa fortune est à refaire. — Un 3'"® , enfin , qui a longtemps brillé dans la FabHquo , engage d’assez forts capitaux dans quelque entreprise de transports ou de construction. Tout cela recouvre nombre de précipices , puisque pour cet homme qui change ainsi de carrière, le terrain nouveau est, je le répète, « Tinconnu. » On ne marche bien et avec quelque sécurité que sur le sol où Ton s’est longtemps exercé et qui est pour chacun ce qu’on nomme « un terrain battu. »
7“ L’appréciation de ce que comporte l’état d’un Marché au regard de l’Offre et de la Demande présente, on le sait, des difficulés où « le Risque » est de tous les instants. C’est surtout l’industrie cotonnière qui est ici féconde en grands enseignements.
Ce 11 est pas seulement , en effet , au lendemain des traités de commerce que se sont produits, par suite de profondes modifications dans les tarifs de Douane, de nombreux désastres. Cela remonte infiniment plus loin , tant fut considérable , depuis vingt-cinq ans surtout, l’extension donnée à l’outillage.
En 1852 , le nombre des broches dans les deux mondes n excédait pas , si Ton s’en tient aux meilleures statistiques, 37 millions. Quinze ans plus tard, ce chiffre montait à moitié en sus , soit 53 millions. Dans ce nombre, relevé en 1867, l’Angleterre seule figure pour 34 millions au Heu de 18 comme auparavant. La France emploiera, non
COURS d’économie industrielle.
point 4 1/2 mais 6 millions de broches. Le Zollverein tait plus une « doubler » son outillage dans le meme temps, l'n tel général développement fut traité , non sans raison « d’insensé » en 1870 par un grand fabricant (lui appartient au groupe de l’industrie alsacienne. Tout cela excédait visiblement les bornes de la Demande, non pas seulement probable mais possible. ^
De là des crises intenses, en Angleterre particulièrement. Les ateliers se ferment et sombrent par centaines tant « la Production ^ est peu en rapport avec les Besoins généraux. Gela rappelle l’entraînement auquel cédait un jour la capitale , à propos des galeries couvertes dites passages. L’exagération est portée au point qu’on trouvera Is capitaux pour établir, l’une à côté de l’autre, deux de ces galeries. On sait où vint aboutir un tel engouement. C’est à peine si ces constructions donnent dans certains quartiers un revenu qui représente pour le proprietaire « l’intérêt » de son argent. Nombre de boutiques sont louées à bas prix ou restent vides durant des années. Voilà comment l’Offre s’écarte trop souvent des besoins ordinaires, en d’autres termes, de la Demande. C’est ce genre d’écueil que signale Mac-Gullocli, lorsqu’il dit:
« Quelque étrange que cela soit , il est positif que es calculs erronnés et les encombrements du Marché sont plus souvent dus à une augmentation qu’à une diminution
dans la Demande des produits. »
« Plus » un article est , en effet , en faveur , plus on incline à s’en exagérer l’écoulement facile. Ce qui est airivé aux manufacturés de cotons, se voit bientôt pour les manufacturés de laine. A une folie succèdent d autres folies. C’est ainsi que le mal trouvera en lui-même son
constant aliment. ^
Ajoutons, pour être complet, que ce genre d’ecueil est
bien plus à craindre dans la Fabrique et dans l’Industrie
qu’à l’endroit du Trafic. Le commerçant en effet , est un simple intermédiaire. Son rôle se borne à servir de lien entre le Producteur et le Consommateur; ce n’est pas lui qui « produit » en vue de revendre ce qu’il a déjà « acheté » sous une autre forme pour s’en défaire. Le fabricant , on l’a dit , est un « Producteur » forcément doublé |de Négociant. Non-seulement il doit posséder les (jualités « spéciales » qui constituent le bon constructeur de Machines, le bon Filateur, l’habile fabricant de Tulles, de Broderie , mais il faut joindre à ces connaissances celles qui distinguent le Négoce, c’est-à-dire, savoir juger de l’état d’un Marché suivant l'heure, le lieu, les circonstances qui changent d’ailleurs soudain et trompent tous les calculs. De là, des difficultés de plus d’un genre.— comment s’étonner si des profits plus grands doivent ici « compenser » les risques de toute sorte auxquels on s’expose ?
8® Remarquons , d’autre part, les effets produits par l’action fort inégale de l’Impôt. Il en résulte souvent qu’il rompt l’équilibre ({ui tend à s’établir entre « les Prolits, » outre que cela ajoute généraleniiit à l’intensité « du Risque. » Les cliarges produites par la dernière guerre ont ainsi exercé, ensuite des modifications apportées à l’impôt des patentes , l’action la plus irrégulière et partant la plus dommageable. Les aggravations ([ui se sont ici produites ont pu varier do 30 à 700 1 /2, suivant que l’Impôt portait sur telle ou telle classe de patentés. On vit ainsi une patente dans la région du Rhône portée de 300 fr. à 28,000 fr., soit 96 fois le chiffre ancien (1).
Lorsque l’Industrie est en butte à de semblables surprises, on peut dire que le « Risque » est non-seulement inégal mais considérable. L’Impôt pèse, en effet, alors
(1) M. Dubu , secrétaire de la Chambre de commerce de Tarare. — Révision de la loi des Patentes, 1873. — Voir Tétude par nous publiée à celte époque.
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d’im tel poids sur « les frais Généraux » qu’il tend, pour quelipies années, à « annuler » tout bénéfice, à la différence de ce qui a lieu dans d’autres parties. — Ceux qui usent, en finances d’une telle méthode, ont coutume de répéter que le mal sera passager et que l’équilibre se rétablit bientôt delui-môme. Cela est, en effet, inévitable. Mais au prix de combien de sinistres , les choses ne se remettront-elles pas dans leur état normal ? C’est à quoi il faudrait songer avant de porter aussi inconsidérément le trouble dans certaines industries. L’Impôt n’est juste et légitime qu’à la condition d’être équitable, c’est-à-dire bien équilibré.
9° Ce dont il faut, enfin, tenir grand compte, c’est à quel point le Profit est de soi « mobile, » c’est-à-dire autre dans le cours de plusieurs années. Ceci tient à ce qu’on pourrait appeler « l’élasticité » du Risque , outre que parfois il se déplace. — Les Capitaux sont par exemple abondants et le loyer ou Intérêt de l’argent est relativement stable, modéré en même temps que la matière première, qui abonde, conserve ses prix. Mais voilà que soudain , par suite d’un grand conflit tel que celui auquel donna lieu la sécession tentée en Amérique , le coton manque. Ce qui se vendait 1 fr. 50 coûte généralement de 7 à 8 francs. La Fabrique , à court de matière première, produit moitié moins qu’auparavant. Elle augmente ses prix , mais elle débite moins par cela même.
De là , des Profits notablement « moindres » qu’auparavant. — Autre fait qui a révolutionné pour un temps l’Industrie. La ciilture de la betterave , que favorisait d’ailleurs l’action des tarifs de Douane, permit de réaliser de grands profits. Mais cela ne durera (lu’un temps. Ici comme là, les gains se mettent en équilibre avec tout le reste par cela même que chacun voudra entrer en partage de Profits supérieurs.
Suivant qu’il a été observé , ce n’est qu’en opérant sur de longues périodes qu’il est possible d’arriver à « des moyennes » constituant un Prix rémunérateur. « La mobilité » est de l’essence même du Gain , et ce n’en est pas le côté le moins digne d’attention, car cela tient ^ nous le répétons, à ce que le Risque s’étend, se resserre ou se déplace.
Ce n’est point là d’ailleurs une loi particulière au Trafic ou à l’Industrie exclusivement. Dans le Sol , de même que dans la Fabrique , on a de bonnes et de mauvaises années, des années médiocres ou simplement « blanches » comme dirait le marchand. C’est contre de telles éventualités qu’il faut d’avance être armé à l’aide de l’Épargne. Celui qui « produit » à ses risques et périls doit par-dessus tout pouvoir « attendre, » c’est-à-dire pouvoir parer aux éventualités funestes dont il est menacé. C’est là surtout la condition que fait à tout chef d’industrie le terrain sur lequel il se place. Le temps n’est pas seulement, comme le remarquait un jour Franklin « celte étoffe » dont la vie est faite; c’est « l’étoffe » dont sont faites, à certains point de vue , tous les genres d’achalandage. L’Avocat , le Médecin, l’Architecte mettront vingt ans à se faire accepter, c’està-dire à retrouver « l’Intérêt » de l’argent mis à s’instruire et à rendre des services peu ou point rémunérés. Ce serait se tromper, on l’a dit, que de compter ici ou là sur des succès faciles et immédiats. Non-seulement il les faut acheter par beaucoup de^Temps, c’est-à-dire par une somme d’efforts , de dépenses diverses, mais sur ce terrain , les résultats sont autres suivant l’heure et les circonstances.
Le moment est venu de voir comment en ce point « le Salaire » se distingue du « Prolit. »
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