fio Relativement au développement du trafic. — La
circulation sur routes a sul)i un temps d'arrêt au cours du xix^ siècle, du fait de la concurrence des chemins de fer. Le nombre moyen des « colliers »2, qui était par jour, sur les routes nationales, de 244 en 1851, tombe à 200 en 1870. Il se relève ensuite et atteint 240 en 1894, puis 251 en 1903. A cette dernière date, la statistique n'enregistrait encore, pour la circulation automobile que 13.000 voitures ayant une puissance de 77.000 chevaux- vapeur; le nombre des voitures automobiles s'élève, en 1914, à 108.000, avec une puissance de 1.340.000 cheveux-vapeur. La circulation totale des marchandises sur
1. \'. Colson, Coiir.i (i Eamoinia poliliqnc, l't07, livre \1. p. 183. V. ( )ri dùsiirrie sous le nom ûc < collier », dans les enquêtes entreprises par J'Administration des l'onts et Chaussées, tout animal de trait attelé h une
N (lil nie.
le.s routes nationales représentait, en 1903, plus de 1.500 millions de tonnes kilométri(jues.
Sur les rivières et eanaux, le trafic est resté longtemps stationnaire, oscillant entre 1 milliard 1/2 et 2 milliards de tonnes kilométriques, dans les premières décades qui suivent 1850. Il atteint 3 milliards de tonnes en 1887, puis 1 milliards en 1896 5 en 1905, et 6 milliards en 1913. En Allemagne, la progression est encore plus rapide, passant de 3 milliards de tonnes kilométriques en 1875 à plus de 11 milliards eu 1900 ^.
C'est surtout en ce qui concerne les transports par chemins de fer et la navigation maritime que les résultats de l'évolution paraissent remarquables. En France, pour les chemins de fer d'intérêt général, le trafic s'élève, en chiffres ronds, de 38 millions de tonnes kilométriques, en 1841, à 100 millions en 1845, à
I milliard en 1854, 5 milliards en 1865, 10 milliards en 1880, 5 milliards en 1865, 10 milliards en 1880, 15 milliards en 1900, 20 milliards en 1908 et près de 26 milliards de tonnes en 1913.
II convient encore d'y ajouter, pour les chemins de fer d'intérêt local, plus de 200 millions de tonnes kilométriques à cette dernière date. Quant aux transports de personnes, le trafic passe, de 113 millions de voyageurs kilométriqiies sur les lignes d'intérêt général, en 1841 , à 1 milliard en 1853, à 5 milliards en 1876, 10 milliards en 1893 et plus de 19 milliards en 1913, les transports sur les lignes d'intérêt local représentant en outre 475 millions de voyageurs kilométriques. Dans d'autres pays, le trafic par voies ferrées atteint des chiffres plus considérables encore : en Allemagne, pour 1910, 50 milliards de tonnes kilométriques et 35 milliards de voyageurs kilométriques^; aux Etats-Unis, à la même date, plus de 370 milliards de tonnes kilométriques et plus de 50 milliards de voyageurs kilométriques
Dans la navigation maritime ■'. deux indices permettent de déterminer la progression du trafic. Ce sont, d"une part, le tonnage des navires qui entrent dans les ports: d'autre part, le mouvement total des marchandises transportées. En France, le tonnage total à feutrée dans les ports qui. en 1875, était pour la navigation au long cours (à l'exclusion du cabotage),