‹ Cours d'économie politiqueChapitre 10 sur 280 · Colson, Slatl.sliiiuc il s fninspiirls. IVMO · texte numérisé non relu

Colson, Slatl.sliiiuc il s fninspiirls. IVMO

v'. \' l'raissingoa, l.r problèim' il'' lit ninriiu' murrhamlf, lOiW.

f'KHHRAll, T. II, -i* éd. 2

extrêmement vive: sans compter que les lignes régulières de navigation se voient disputer le fret avec acharnement par les « tramps » qui, n'étant pas tenus des mêmes obligations au point de vue des dates et des délais, peuvent charger partout où ils trouvent et se contenter d'un prix de transport moins élevé. Pour ces multiples causes, les frets maritimes sont essentiellement instables et varient fréquemment. Il n'est pas douteux néanmoins qu'ils avaient, depuis le milieu du xix^ siècle, subi une baisse considérable, qui, pour certaines marchandises et pour certains parcours, ne paraît pas avoir été inférieure aux 4/5 des anciens taux. En 1875, le fret était évalué pour les marchandises, à 1 centime par tonne kilométrique. Il était, en 1907 suivant M. Colson^ de quelques millimes seulement pour les parcours de 5.000 à 10.000 kilomètres, et tombait même à des fractions de millime pour les transports effectués par voiliers et supérieurs à 20.000 kilomètres. Il était résulté, de cet abaissement des frets une redoutable crise, qui avait provoqué le désarmement d'un certain nombre de navires. Au cours de la guerre de 1914, l'aggravation des risques maritimes et la réduction du tonnage marchand qui en fut le résultat ont entraîné une hausse très sensible et très rapide du taux des frets. Mais déjà la reconstitution du matériel naval et son développement dans certains Etats extra-européens tendent à faire renaître, pour le trafic maritime, une concurrence aussi âpre que par le passé. .

Page 1