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des comptes, un excédent d'importations peut ne pas constituer un phénomène défavorable. Il en sera ainsi dans la mesure, d'ailleurs fort difficile à déterminer, où cet excédent traduira un bénéfice commercial. Le développement des importations peut encore n'avoir rien de désavantageux si, marquant l'arrêt d'une crise, il a pour objet de fournir à l'industrie nationale une plus grande abondance de matières premières, et à meilleur marché. Il est, en pareil cas, l'indice d'une reprise de l'activité industrielle ^

Et à l'inverse, un excédent d'exportations qui, dans la plupart des cas peut être considéré comme \\n phénomène favorable parce quïl implique l'existence d'une créance sur l'étranger perd une grande partie de sa signification si, coïncidant avefc une balance des comptes débitrice, il constitue pour le pays le seul moyen de se libérer vis-à-vis des autres Etats.

C'est donc av^ec une extrême prudence, et sous réserve de l'examen des circonstances de temps et de lieu, qu'il convient d'interpi'éter les données de la balance du commerce. Elles ne sauraient par suite fournir à la protection douanière, ni à plus forte raison au libre-échange, une base doctrinale d'une valeur absolue.

GIÎ). Les considérations d'ordre pratique invoquées en faveur des deux systèmes doivent être appréciées avec le même éclectisme-. 8i la supériorité naturelle qu'un pays peut posséder pour telle ou telle branche de production ne doit pas le conduire à se désintéresser de toutes le^ autres pour lesquelles il pourrait avoir de réelles aptitudes, le souci de mettre en valeur toutes ses forces productives ne saurait, à l'inverse, justifier une protection durable accordée à des industries qui ne paraissent pas susceptibles d'essor. Du point de vue do la polit i(iue commerciale plus encore que du point de vue doctrinal, la question du libreéchange et de la protection est nécessairement une question de mesure et de circonstances. C'est ainsi que s'explique, de no» jours, la poussée protectionniste dont nous avons précédemment enregistré les phases =*. En présence de la concurrence des pays ^ neufs, qui i)roduisent à moins de frais, et bénéficient, pour leur» %

1. Pour (li'N rai>uiis de im'iuf ctrdro. Ic^ iiii|i(irl;ilioiis clt'sliin^os à l'oiitrciKH et celles (i'ori<riiie ciik)iii;ilf immim'IiI ètri' inlcrprélées iljinp un sens fin orahle.

2. V. Samaire-.Jourdan, Lo proloclioiinisiiif ralionni'l et la réforme il )iibnièro en Franci', dans la lieritc (V économie poliliqne. l'.Xi'.l.

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