‹ Cours d'économie politiqueChapitre 260 sur 280 · V. Cauwès. Hotirs (réconomie politique, l. III, n · texte numérisé non relu

V. Cauwès. Hotirs (réconomie politique, l. III, n

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but à rassiirance la constitution, au choix de lintéressé, soit d'une rente viagère, soit d'un capital à verser en une fois.

908. B) L'assurance sur la vie. — L'assurance contre le risque de décès, connue sous le nom générique d'assiu^ance sur la vie, peut se présenter sous des formes multiples. Tantôt les cotisations versées ont pour but de garantir le paiement, au profit de certaines personnes, les enfants de l'assuré par exemple, d"un capital au décès de celui-ci. D autres fois, le capital dû par Tassureur devra être payé à l'assuré lui-même lorsqu'il aura atteint un certain âge, ou au bout d'un certain nombre d'années, si toutefois il survit à cette époque. Il y a dans cette hypothèse combinaison d'une opération de capitalisation et d'une opération d'assurance. Fréquemment encore, l'assurance sur la vie suppose le concours d'une assurance en cas de décès et d'une assurance en cas de survie ; c'est ce qu'on appelle l 'assistance mixte L'assuré aura droit à un capital au bout de 20 ans, s'il survit; sinon, ce capital devra être versé, aussitôt après son décès, aux personnes qu'il aura désignées. Sous cette forme, l'assurance sur la vie permet de combiner la prévoyance personnelle et la prévoyance au profit d'autrui. Le but de l'assurance peut, d'autre part, être la constitution, au lieu d'un capital, d'une rente viagère, le chiffre de celle-ci devant être, naturellement, beaucoup plus élevé que n'eût été le montant total des intérêts produits, au taux courant, par la somme assurée en capital.

Sous ces diverses formes, l'assurance sur la vie a pris, en France et à l'étranger, une assez grande extension. En Angleterre, la première entreprise qui l'ait réalisée remonte au commencement du xviije siècle; c'était une société mutuelle. A côté d'elle ne tardèrent pas à se fonder d'importantes compagnies à primes fixes. Il en fut de même en France, au cours de la première moitié du xix^ siècle K En 1819 apparaît la C'om])agnie d'assurances générales, puis, en 1828, l'Union, et, en 1848, la Nationale. Dès cette époque, diverses entreprises d'assurances sur la vie se constituent sous la forme de sociétés mutuelles. Il existe également un certain nombre de tontines-, qui pendant longtemps obtiennent la faveur du public. La suprématie des compagnies k ])rimes fixes ne parait s'atfirmer, pour l'as-

1. \'. (liiy «If la .Jîiillc, ].{•>. ('lapns do l'assuranco sur Ih \\o on France, dans la nfriir ilr réparr/nc, asril 1014.

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