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La eoneentration dans le eonimerce de détail; sa raison

1. \'. Sa\ous. Le inomcint'iil de (•Diicfulrulioii ilaiis le ciniuiH'ri'e de détail, dans l'ouvrage iiUilulr : I.d concenlrution des entreprises industrielles et ciimmerciales, 191."^; Bdiii'u'uiii. J.cs siislènies socialistes et rérolulinn économique. 1004.

2. \' . l'.aiiw^s, C.iiurs d'économie puliUifue, t. II. ii' 570.

d'ètrp. — Sous linfliience de diverses causes, et notamment du principe de liberté commerciale, le nombre des intermédiaires a, depuis un siècle, considérablement augmenté dans la plupart des branches du commerce de détail. Bien loin d'amener, comme on aurait pu l'espérer, une baisse des prix par suite de la concurrence plus ^grande entre les marchands, ce phénomène a eu, dans bien des cas, des conséquences fâcheuses pour les consommateurs. Le partage de la clientèle entre un trop grand nombre de détaillants, réduisant outre mesure le chiffre d'affaires de chacun d'eux, les a parfois contraints à chercher dan» la majoration des prix; de vente un moyen de relever le taux de leur profit. Il en a été ainsi notamment dans diverses branches des commerces de l'alimentation, particulièrement dan» le commerce de boulangerie ^ Et cette augmentation de l'écart entre les prix de gros et ceux de détail, si onéreuse pour le public, n'a pas sauvé de la ruine un grand nombre de petits commerçants, car il semble bien que la proportion numérique des faillites soit sensiblement plus forte pour le commerce de détail ([ue pour la plupart des autres branches de l'activité économique. La concentration, dont la raison d'être est précisément d'amener la réduction sensible du prix de revient, constituait le remède normal à une semblable situation. Elle s'est manifestée, dans le commerce ds détail, sous la double forme des grands magasin» et des maisons à succursales multiples.

5!I. Les grands majjasins-. — On désigne sous ce nom de» établissements commerciaux ((ui. disposant de capitaux con- «idéral)les et occupant un très nombreux personnel, groupent, sous une direction centralisée, des branches multiples du commerce de détail. Les grands magasins sont tout à la fois un exemple de concentration et d'intégration. Ils ont fait leur apparition en France vers le milieu du xix^ siècle, et leur développement a été extrêmement rapide. Certains d'entre eux, tels lo Bon Marché et le Louvre, ont vu leur chiffre d'affaires passer de moins d'un million de francs à plus de cent cin(}uante dans l'espace d'un demi-siècle. T^a France a paru être, pendant long-

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