‹ Cours d'économie politiqueChapitre 42 sur 280 · I. \'. I. I, n" isi · texte numérisé non relu

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■J. \ . du Maroiissem. Les grands inay^asins Iris (ju'iis sont, dans la Hrnir il' Ko nom ir polUiijnc, l)>i92; \ontors, Le prtil commerce cuntre les grands mngaginx ci les coopératives de consommation, llièsc, 1910; Lambrecht, Les grands magasins et les roopéralires de consommation nu point de vue des classes moyennes, thèse, 1913; Martin Saint-I>on, Le petit commerce français, 1911.

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temps, le pays d'élection des grands maea.sins. Aujourdliui, ces ])ii!ssant.e« organisations se sont implantées dans un grand nombre d'autres Etats, notamment en iVngleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis. Dans ce dernier pays, certaines entreprises commerciales paraissent même avoir atteint un développement sans précédent.

512. Les grands magasins ont leurs panégyristes et leurs détracteurs. Bénéficiant des avantages de la concentration «t «le l'intégration', ils font naturellement une concurrence redoutable au petit commerce, auquel ils enlèvent une bonne partie de sa clientèle, celle du moins qui n'est pas obligée de se fournir au plus près et qui peut se passer de crédit pour ses Achats. Par cette concurrence, les grands magasins ont certainement -contribué à ralentir, sinon à enrayer, la tendance fâcheuse à la multiplication excessive des détaillants. On fait observer, il est vrai, qu'ils transforment en employés, en salariés, un grand nombre d'individus qui, sans eux, auraient pu trouver dans le commerce de détail une situation indépendante. Mais il ne paraît pas démontré que ce changement de situation soit ton jours et nécessairement désavantageux pom- ceux qui en sont les prétendues victimes. La fonction d'entrepreneur exige, pour être bien remplie, des qualités éminentes et rares; elle fait courir de grands risques. Or, les grands magasins multiplient, dans les divers rayons spécialisés qu'ils exploitent, les emplois convenablement rétribués, tout en supprimant pour les personnes qui les obtiennent le danger de ruine, très fréquent dans le petit commerce.

Cela n'a pas empêché d'ailleurs, en France et dans d'autres pays, l'Etat d'intervenir da.i'J la lutte entre les grands magasins et les détaillants, en faveur de ceux-ci-. Les mesures fiscales dirigées contre les grands magasins, sous la forme notamment d'une aggravation du taux d'imposition, peuvent sans doute être inspirées et se justifier par le souci d'établir et de maintenir l'égalité entre commerçants devant l'impôt; il est à craindre toutefois que des préoccux>ations d'un autre ordre ne leur aient pas été toujours étrangères. Pour défendre ses positions, le petit commerce,au lieu de faire appel à la protection de la puissance publique, pourrait, à l'exemple de ce qu'ont

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