‹ Cours d'économie politiqueChapitre 22 sur 56 · LIVRE II LA CIRCULATION · texte numérisé non relu

LIVRE II LA CIRCULATION

DaDS les premières éditions de ce traité, nous avions fait rentrer la circulation dans le même Livre que la production. Nous avions été frappé par ce fait que la circulation n'est pas un but^en soi, les richesses ne circulant pas pour circuler. V échange et \q crédit qui forment les deux parties essentielles de4û circulation des richesses, et qui d'ailleurs, ainsi que nous le verrons, ne font qu*un, ne nous apparaissaient que comme des modes (ï organisation du travail ayant absolument le même but que l'association et la division du travail, à savoir : faciliter la production.

Si néanmoins nous nous sommes décidé à adopter la division classique et à faire les honneurs d'une section spéciale à l'échange et au crédit, ce n'est point parce qu'il est plus commode pour renseignement de faire des coupures symétriques, ce n'est point parce que celle-ci correspond à la~ÏÏT^inction banale entre le commerce et rindustrie, c'est surtout parce que ces nouveaux modes d organisation du travail nous transportent vraiment dans un domaine différent. La richesse est désormais créée : il s'agit maintenant de la transférer. Elle ne changera plus de forme : elle changera seulement de propriétaire. Elle ne sera plus l'objet de transformations techniques^ mais elle va devenir l'objet de contrats^

4 CepeDdaat nous allons trouver dans ce livre non seulemenl les modes de transfert mais les modes de tranêport, lesquels ont bien un caractère purement économique et technique, mais c'est qu'en fait ceux-ci ne peuvent guère se séparer de ceux-là.

Dans le traité classique de J.-B. Say, la circulation se trouve aussi incluse dans la production. Mais dans les traités les plus récents on tend plutôt à inclure la circulation dans la répartition, et cela par la raison même que nous indiquons dans le texte, à savoir que la circulation implique un transfert de propriété, un contrat

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