DE LA CONSOMMATION
Onzième leçon. — Le revenu. — La consommation utile et la consomma^ lion nuisible. — -Gommentse forment les revenus. —Sources et formes diverses des revenus.— Des causes naturelles de Tinégalité des revenus.
— Inégalité des aptitudes productives et des milieux où elles s*exercenl. — Inégalité des aptitudes conserva triées ou accumulatives.— QueTégalité des revenus, partant, des conditions est contraire à la nature des hommes et des choses. —Que les revenus sont naturellement mobiles comme ils sont naturellement inégaux. — Des causes artificielles de rinégalité des revenus. — Que ces causes se résument dans la spoliation. — Raison d*étre économique de la spoliation. — Des formes progressives de la spoliation, vol, brigandage, piraterie, conquête, esclavage, monopoles, privilèges.— De la spoliation contenue dans Tancien régime des corporations ; — dans le régime moderne de la protection ;
— son mode d'action et ses résultats. — Des autres forteresses de la spoliation, le monopole gouvernemental, les privilèges en matière de crédit, d'association, etc. — De la spoliation sous forme de communisme, en matière de production intellectuelle. — Des procédés employés pour immobiliser rinégalité artifidelle des revenus. — De la déperdition de forces et de richesses que la spoliation occasionne.
— Ce qu'il faut penser d'une liquidation sociale des résultats de la spoliation. — Que les révolutions ne suppriment pas la spoliation ; qu'elles la transforment en l'aggravant. — Qu'il importe d'atteindre les Inégalités artificielles non dans leurs résultais mais dans leurs causes. — Que ces causes ayant disparu , les inégalités artificielles feront place non à une égalité chimérique mais à l'inégalité naturelle.
510 TABtE DES MÀTlftlSfi.
— Bes emplois t\u revenu. -^ Des classes dont le revenu est insuOI^ sanl pour couvrir leurs frais d'existence et de renouvellement, — dont le revenu est suffisant, et au delà. — De la consommation utile.
— Des éléments et des conditions d*un bon gouvernement de la consommation. — Des facultés intellectuelles et morales qu*îl exige. — De la consommation nuisible. — Ce qu*il faut entendre par consom* mations absolument et relativement nuisibles. — Causes de la consommation nuisible. — Analyse des effets de la prodigalité et de l'avarice. — Qn'elles sont également contraires à une bonne éoono^ mie privée. — De Tinfluence de la consommation utile et de la consommation nuisible sur la conservation et le progrès des sociétés.
— Des coutumes, des institutions ou des lois qui ont pour objet de déterminer et d'assurer la consommation utile, d'empêcher la cobsommation nuisible. — De Tesclavage et du servage envisagés au point de vue de la consommation. — Des lois somptuaires. Leur raison d*étre. Pourquoi eHet sent devenies surannées. — Qu*en cessant d'être réglementée, la consommation ne doit pas cesser cependant d'être réglée. — Que la règle volontaire doit succéder à la règle imposée. — Tous les hommes sont-ils capables de gouverner utilement leur consommation? — Opinion affirmative des individualistes, négative des socialistes. — Que ces opinions opposées contiennent chacune une portion de la vérité. Que le self govemmenl en matière de consommation ne peut être ni utilement imposé à oeax qui en sont incapables, ni utilement refusé à ceux qui possèdent ria> telligence et la force morale nécessaires |U)ur l'exercer iâ7
DouziÂME LEÇON. — Les consomiruUions publiques. — Du partage du revenu entre les consommations publiques et les cousommations privées. — Proportion dans laquelle se fait ce partage.— En quoi coasislent les servkses publics. — Que l'ensemble de ces services constitue la tutelle sociale exercée par les gouvernements. — Des attributions et de la constitution naturelles ou utiles des gouvernements dans les trots phases du développement économique des sociétés, — sous les régimes de la communauté, du monopole et de la concurrence. — Que les gouvernements débuu^nt par la communauté et que leurs fonctions se spécialisent avec celles de l'industrie privée. ^ Que toute fonction ou toute industrie spécialisée existe d'abord k l'état de monopole naturel. — Exemples. — Comment les monopoles naturels se transforment en monopoles artificiels. — Que tout mon(^ole est productif de nuisances, —Que les gouvernements doivent réprimer les nuisances causées par le monopole. — Raison d'être du régime réglementaire dans la seconde phase du développement économique de la société. — Que les gouvernements eux-mêmes sont constitués dans cette seconde phase sous la forme de monopoles plus ou moitts limités. — Pourquoi le régime communautaire est alors populaire. —
— Gomment la société passe de la phase du monopole à celle de la
concurrence. — Des atlribuUons uliles des gouvernements dans la phase de la concurrence. — Que la production de la sécurité doit se développer et se perfectionner dans celle phase; — que Tiulervention du gouvernement dans la production et dans la distribution de la richesse cesse, en revanche, d'avoir une raison d'ôtre. — Des nuisances de la consommation et de la mesure dans laquelle le gouvernement doit intervenir pour les empêcher. — Que la constitution du gouvernement se modifiant avec celle des autres entreprises, Vunité économique s'établit dans chaque phase du développement des sociétés. — Que cette unité a maintenant cessé d'exister. — Que le gouvernement est demeuré à Tétat de monopole tandis que les autres entreprises entraient dans la phase de la concurrence. — Maux qui découlent de cette dissonnance entre la constitution du gouvernement et celle de la société. — Pourquoi un gouvernement de monopole devient de plus en plus anti-économique au sein d'une société régie par la concurrence. — Comparaison. — Pourquoi les gouvernements sont demeurés des monopoles, tandis que les entreprises privées étaient soumises à la loi de la concurrence. — Gomment la question de la constitution des gouvernements était envisagée à répoquede la révolution française.— Que, dans Topinion générale, celte question se trouvait en dehors du domaine de l'économie politique. — Solutions qu'on lui a données. — Du régime constitutionnel et de son insuffisance. — Autres solutions, le socialisme, le principe des nationalités. — Inanité de ces utopies. — Que la constitution des gou* vernemcnts est du ressort de l'économie politique aussi bien que celle des autres entreprises. — Critique de la constitution des gouvernements modernes au point de vue économique. — Qu'ils pochent contre les lois de l'unité des opérations, de la division du travail, des limites naturelles, de la concurrence, de la spécialité et de la liberté . des échanges. — Nuisances qui résultent pour la société de ces vices de constitution des gouvernements. — Mauvaise qualité et cherté croissante des services publics, inégalité de leur distribution. — Que les gouvernements sont les ulcères des sociétés. — Remède économique que ce mal comporte. — Qu'il faut simplifier les gouvernements et les soumettre à la loi de la concurrence comme toutes les autres entreprises. — Que Tunité économique se trouvera ainsi rétablie. — Possibilité et résultats de la concurrence politique . . . i.so
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