‹ Cours d'économie politique;Chapitre 125 sur 173 · LIV. III, GHAP. XIV · texte numérisé non relu

LIV. III, GHAP. XIV

le revenu total; il importe de distinguer dans ce revenu deux parties, le revenu nécessaire et le revenu rtet.

Le premier se constitue de cette partie du revenu total que la natîon ne peut guère consommer ou re- * tirer de la production sans déchoir de sa richesse actuelle : il comprend i^ le salaire nécessaire des ouvriers, 1^ les rentes nécessaires des capitaux, tant fixes que circulans, et 3® le profit nécessaire des entrepreueurSi Quand les ouvriers ne reçoivent plus leur salaire nécessaire, le travail, et par conséquent la production, diminuent. Quand les capitaux ne donnent plus la rente ilécessaire, non-seulement on cesse d'en accumuler, mais ceux même qu'on possède déjà sont, ou envoyés dans l'étranger, ou consommés d'une manière, infructueuse, ce qui,^ dans l'un et l'autre cas, retire aux travailleurs leurs subsistances, leurs matières et leurs outils, et fa!t également cesser le tra^ vail et la production. Quant aux immeubles qu'on ne peut ni transporter ni consommer sur-le-champ , on leur retire le capital circulant qui les entretient, et ils se dégradent et périssent. Enfin, quand l'entrepreneur ne gagne plus son profit nécessaire, il cesse de faire des entreprises industrielles, et toute production s'arrête également. Ainsi aucun de ces revenus

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et librement payé , parce qu'ils constituent nue utilité véritablement créée, et qui est devenue la matière d'un échange. J'ai dit ailleurs les taisons qui doivent les faire considérer comme des richesses réellement créées , et devant par conséquent , sans double emploi , faire partie du revenu annuel d'une nation. Voyez ci>dessus la note de la p. ^17 2. J.-B. S. ^

ne peut être diminué sans causer sur-le-champ une diminution proportionnelle dans la production , et conséquemment dans le revenu de la société. Mais quand la rente foncière n'est plus payée ^ les terres ne pouvant être transportées ailleurs, et leur culture produisant toujours tant une rente pour le capitaliste qu'un profit pour rentrepreneur, les uns et les autres, et, à leur défaut, les propriétaires eux-mêmes, auront 'toujours des motifs suffisans pour en coi\tinuer la culture et l'exploitation. Ainsi la diminution de la rente foncière n'arrête en aucune manière la production; cette partie même de la rente qui consiste en loyers , et que j'ai désignée comme la rente nécessaire

, de la terre améliorée, peut tomber au point de devenir nulle sans condamner les terres à l'inactivité. Les améliorations les plus importantes des terres consistent en défrichemens , canaux, plantations, etc., qui

^'entretiennentd'elles-mêmes parla culture; et, quant aux constructions, si on les considère comme le logement et les outils nécessaires aux ouvriers, leur emploi productif ne peut manquer de payer ce que coûtent les réparations et l'entretien.

Tout èe qui reste du produit annuel ou du revenu total , après en avoir retranché le revenu nécessaire auquel il est dû, forme le rei^enu net ou le gain annuel de la société. Il se compose en conséquence des revenus suivans : i^ du salaire superflu des ouvriers; a® de la rente superflue des capitaux, tant fixes que circulans ; 3** du profit net de l'entrepreneur; et 4** de la rente foncière. C'est cette portion du revenur^ttotal que la nation peut consommer, c'est-à-dire retirer de

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