‹ Cours d'économie politique;Chapitre 131 sur 173 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Des frais de la circulation.

Les entrepreneurs qui font circuler les marchan* dises donnent à cette occupation leurs peines; ils emploient des ouvriers, ils ont besoin de toutes sortes de moyens de transport; en un mot, ils y placent leur travail et leurs capitaux: ainsi la circulation ne peut s'opérer sans causer des frais qui élèvent le prix des marchandises. Tant que ces frais sont indispensables pour faire parvenir les marchandises aux consommaiteurs , la circulation est réelle , et sa valeur augmente le .produit annuel; mais du moment qu'ils excèdent cette mesure, la circulation devient postiche , et ne contribue plus en rien à l'enrichissement de la na* tion.

Par exemple , si dans un^ même ville on achetait et vendait continuellement, une année durant, la

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même march^pdise ^ cette çirçi,ilation procurerait peut-être de^ profits considérables ayx marchands qui feraient le trafic démette n^archapdi^e , maiç file n'augmenterait €;n rien la richesse nationale; au contraire, lË^le tiendrait engagés de$ çapîl;aux qui pour* raient être employa produçti vem^pt. JVcm;is 4vqps vu ces dernijères années à Saifijt-Pétçrsbpiirg d^^ exemples fréquens d'.ijune pareille cirçul^ûpp pQstichf • I^ ^itiuation languissfintç du como^oe étranger ^yait /engagé les négocians à faire valoir d'une autre manière leurs capitaux chomans; ne pouvant les ^employer à faire venir des marchandises étrangères et à exporter celles du pays, iJs ^sfavi^èrent 4'^ tirer profit en achetant et revendant les iHai'chandises qui se trouvaient sur la place. Des quantités immenses de sucre, de café, de chanvre, de fer, etc., passaient rapidement d'une main à l'autre ; et souvent une œarchan- <lise changeait vingt fois de •pcoprietaice sans sortir àii magasin qui la recelait. Dn0 pareille circulation of&e aux négocians toutes Les.channes d'un yen de Jbasard; maïs .en enrichissant les uns, elle ruine les autres , et la richesse nationale n'y gagne rien. Il en est de Bpéme de la circulation du iiùméraire, dans les pays ou dans tes villes où .plusieurs espèces de numéraire ont cours : dans ce eas., l'^ehange qui se £iit d'une espèce^ oantne Tautce .est absolument inutile; c£|r une seule espèce de jaunibéraire , lonsqu'elie e»t bonne, suffit parfaitement pour £adiiter la circulation, autant que le numéraire peut le faire, tandis que plusieurs es^pèces rembarrassent.. On appelle agiotage une pareille circulation postiche qui n'est

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