‹ Cours d'économie politique;Chapitre 137 sur 173 · II · texte numérisé non relu

II

(à) Smith : JP^eaith qf nations, Mv, I, cbap. 6,

4^4 PREMlèlftE PARTIE.

solument rien : le prix qu^on le paie est donc entiè* re.ment une rente.

, Ces exceptions près, les quatre élémens que je viens d'indiquer entrent tous ensemble plus ou moins daixs le prix nécessaire des marchandises, comme constituans de ce prix. La rente foncière, à la vérité, n'entre directement que dans le prix des produits bruts de la lerr^; cependant comme ce prix fait partie du prix de tous les produits manufacturés auquel le produit brut a servi de matière première, vous sentez bien que la rente foncière est encore comprise dans le prix du produit le plus perfectionné , quoiqu'elle n'en fasse qu'uive partie comparativement très-petite. A mesure qu'une matière première vient à être plus aiauufacturée, ou qu'elle passe par les mains de plus de. commerçans , cette partie de son prix nécessaire qui se compose de salaires , de rentes de capital et de prc^ts, augmente successivement, tandis que cette autre partie qui se constitue de la rente foncière, reste toujours la même. D'ailleurs il ne faut pas oublier que la matière première n'est pas le seul pror duit de la terre qui sert à la production manufacturière, et commerçàiite. Jj'uné et l'autre emploiexit des matériaux, des instrumens et des subsistances dans le prix desquels la rente foncière entre comme élément.

Avant d'aller plus loin, il importe d'écarter un doute. qui pourrait vous empêcher de bien saisir la nature du prix nécessaire. Tous (es entrepreneurs produisant la même marchandise ne mettent, pas la même intelligence et ];a même économie dans leurs affaires; tel entrepreneur payera un salaire plus fort

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