LIV. IV, CHîlP. III
taux courant de ce^ revenus est sUi-desàus/dè^leur taux nécessaire ; cette circonstance n'empêche pa&quts les revenus superflus ne fassent partie duiprix néoes» saire de la marchandise, puisqu'ils font ipbrtie des avances indispensables de l'entrepreneur.
Quant au profit de celm-»cL, vous sentez bî^n qu'il doit être évalué d'après le même principe, x/est^à^dke que c'est le profit courant et non le ptiofit' nécessaire^ qui entre dans le calcul du prix nécessaire de sa marchandise. Il est vrai'que l'entrepreneur fiatitTaVanoe seulement de <son profit nécessaire ; Cependant, si dans le lieu où il vit, les entreprises du même genre donnent régulièrement un profit net, chaque entre* preneur ne fera la sienne que dans la perspective de le gagner, et il l'abandonnera du m(knent que cette espérance sera déçue. Ainsi, lorsque' son entreprise donne communément un profit net, il est obligé de le ranger parmi ses avances indispensables ou dans le calcul du prix nécessaire de sa marchandise , en* con* séquence d'une règfe générale pour^ tous lés revenus, que j'ai exprimée de la manière suivante : « Quand le propriétaire d'une source de revenu en est luimême le demandeur, le taux du revenu se règle sur le taux de ce même revenu lorsqu^il est reçu et payé par différentes persopnes (a). »
Vous voyez qu'il faxit distingu^qr \^ profit net de l'entrepreneur du gain qu'il peut fkire : le premier se constitue de l'excédant du prix courant de ses produits sur le profit nécessaire; le second, de Texcé-
{a) Voyez page. aSft,
4^8 ' PREMi:èRE PARTIE.
dant sur le profit courant. Le prit nécessaire de toutes les marchandises^ comparé au prix courant de toutes les marchandises, règle le taux moyen du pro* fit net dans un temps et dans un lieu donnés; le prix nécessaire de chaque marchandise^ comparé avec son prix courant, constitue le gain ou la perte de chaque espèce d'entreprises en particulier. Dans un pays où toutes les entreprises donneqt en général un profit net, l'entrepreneur qui ne retire point ce profit de la vente de sa marchandise, fait une perte, quoiqu'il soit pleinement dédommagé de toutes ses avances. Dans un pays dii les entreprises en général ne donnent point de profit net, l'entrepreneur en retire un de la vente de sa marchandise , quand son prix courant est au-dessus du prix nécessaire, et dans' ce cas, le profit net se confond dans le gain (a):
Jusqu'ici nous n'ayons considéré que les élémens naturels du prix nécessaire; mais souvent il y entre encore un élément^ctice , savoir Ximpôt^^ le gouvernement prélève sur les marchandises. Dans ce cas-là leur prix nécessaire est augmenté, non-seulement par \ impôt, mJtis encore par \ intérêt et le profit que l'entrepreneur aurait pu faire sur le capital circulant avec lequel il a avancé cet impôt au gouvernement; et si la marchandise passe par plusieurs mains après <{ue l'impôt a été payé, chaque entrepreneur subséquent y ajoutera .également l'intérêt et lé profit des avances faites par son prédécesseur et qu'il a dû- lui rembourser, comme tout cela se voit clairement
{a) Comparez page 384. ,