‹ Cours d'économie politique;Chapitre 142 sur 173 · MV. IV, CHAP. IV · texte numérisé non relu

MV. IV, CHAP. IV

des rentes du capital et An profit de Ventr^reneur : leur hausse élève le prix dans uoe proportion géo* métrique, tandis qu'une hausse dans les salaires ne le fait monter que dans une proportion arithioé* tique. L'exemple suivant suffira pour vous en convaincre. Je suppose une filature de lin et une petite manufacture de toiles, dont l'une occupe ôinq fîlecis^ et l'autre autant de tisserands, à raison d0 200>roubles par an pour chaque ouvrier, dans un pays oà l'intérêt est à 5 pour loo. Le calcul suiyai^t montre dans la colonne A, quel est, à ce taux du salaire et de l'intérêt y le prix de la toile; dans la colonpie B, de combien ce prix s'élève quand le salaire des ouvriers monte de a pour iqo; «I dans la éplçooe C^ de combien il est augmenté quand l'intérêt nu^nte dans la même proportion.

Prix auqudl r€ntr«preBeiir de la

filature achète le lin

Salaire des fileuses.

Total.

Intérêt de ce capital

Prix du fil de Un acheté par le

tisserand. . . . .-

Salaire de ses ouvriers. . ....

Total. . 4. . . .

Intérêt de ce capital. ......

Prix de la toije, .,.;....

Vous voyez qu'une hausse de 2 pour 1 00 dans les salaires augmente le prix de la toile seulement de 44 roubles 5 copeks, tandis qu'une pareille

roubles.

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i,ooo.

roubles.

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tonbles. lyOOO

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^36 PREMIÊRÎB PARTIE.

hausse dans le taux de Ttiitérêt l'augmente de io4 rouble^ So c'opék^. Ot, comme le loyer des capitaux fixes et le profit de Teiltrepf eneur se règlent dans tout pays sur l'intérêt (u) , et qu'ils se proportionnent comme lui sur la grandeur du capital, il is'ensuit que leur hausse a les niémes effets sur le prix nécessaire des marchandises, ô'est-à-d ire qu'elle élève ce prix dans uiïe proportion géométrique, tandis que la hausse des salaires ne Taugmente que dans uiie proportion arithmétique.

Tuai rente foncière y comme je l'ai déjà remarqué, suit la marche du salaire; elle augihente avec l'ac' eroissement de la richesse nationale , et elle diminue «quand celle-ci s'arrête ou tétrogràde {V). Il y a bien cette différence entre ces deux revenus, que le salaire est un élément indispensable du prix nécessaire, puisque la plupart des marchandises ne sauraient être produites sans travail, et conséquemment sans qu'on fasse subsister les travailleurs, tandis que les produits de là terre peuvent très-bien exister sans qu'on paie une rente au propriétaire. Cependant, lorsqu'une fois les terres paient cette rente et que les ferçiiers en ont fait l'avance, il faut bien qu'ils là fassent entrer dans le calcul du prix nécessaire de leurs produits. En général, la rente foncière ne forme que Pélément^le moins considérable du prix de la plupart des itiarchandises , et cela pour deux raisons : d'abord parce que sa valeur diminue en proportion

{a) Voyez page 345.

{b) Voyez page 371.

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