CHAPITRE V
Que rétendue 4u marché est bornée par le prix oéc«$ia&e
des marchandises.
Jusqu'ici nous avons considéré le prix de Tentrepreneur ou du vendeur; passons à celui du consommateur ou de l'acheteur (i). Et comme dans l'analyse
(a) Voyez page 36o et suiv.
(i) Il n'y a jamais qu'un prix pour chaque chose : c'est celui dont le \"endeur et l'acheteur: tombent d'accord en fabant ua marché; c'est son prix courant. Smith a employé le mot prix naturel pour exprimer les frais nécessaires pour amener le produit sur le marché; mais on a remplacé cette expression par celle de/rais de protluction ; car il n'y a point encore de prix ^xé pour un objet ^vant le moment de sa vente , ayant le moment où sa valeur est contradictoirement débattue entre un vendeur et un' acheteur.
Comme les frais de production se composent du prix courant de tous les services productifs ( l'action des capitaux et des terres compris ), on peut dire qu'il n'y a que des priiL éourans en économie poHtique. ' J.-B«. S.
4^8 PHEMIÀRE PARTIS.
du premier nom avons commencé par nous faire une idée précise de V offre des marchandises (â), tftch(His de même, à«B l'eramen du .eoaad, d'éclaircir préalafalemenl Ttdée de leur denumde.
C'est sur le pris nécessaire , conmie nous avons vu , que le vendeur calcule le prix pdur lequel il est disposé à céder sa marchandise : YacheteuTy au contraire, n'évalue le sacrifice qu'il est disppsé à faire, que sur le besoin qu'il en a , comparé à ses moyens ou à ses facultés. Je vous prie, Messeigneurs, d'être surtout attentifs à cette dernière circonstance : ce n'est pas le besoin vague qu'on a d'une marchandise qui en consdilue la demande, car un pareil besoin n'aurait aucune borne ; c'est le besoin accompagné des moyens de le satisfaii;e par l'achat, c'est-à-dire du pouvoir de payer le prix tiécessaire de là marchandise. Des gens pauvres peuvent bien désirer d'avoir chacun un équipage, mais leur désir n'est pas une demande c^^pable de faire jamais amener des équipages au marché pour le satisfaire. Ainsi V étendue de la demande y C^est la quantité d'une marchandise qu'on est disposé a acheter avec les moyens de le faire, comme Xéùen^ due de V offre est la quantité d'une marchandise qu on est disposé à vendre, ou qui se trouve effectivement dans la circulation.
Vous voyez que le prix nécessaire de la marchandise, cotnparé au besoin des consommateurs et à leurs moyens, détermine pour chaque entrepreiieur Vétenduedumarché de son prodiût. Dans quelque endroit
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- (a) Cliap; I, page 4o/|.