LIV. IV, GHAP. Vit
celle dé tous les livres manuscrits' qui existaient avant 1-invenlion de rimprimerie (a). ■ .
Par la raison contraire, une hausse réelle Ae prix, provenant toujours d'une moins grande quantité de ' choses produites, oçcasione en général une diminution dans la somme totale des valeurs , car le renchérissement de chaque chose né compense point la réduction survetiue dans la quantité de la chose même; Il faudrait pour cela qif en même temps que le prix de la chose augmente, la: demande restât la même; ce qui n'est pas possible.
Ce raisonnement fournit l'explication et la preuve d'une vérité qu'on ne sentait que bien confusément, et qui même était contestée par un grand nombre d'écrivains : c'est o^unpàys est d'autant plus riche et mieux pourv^u^ que le prix 'des denrées y baisse davantage (b).
Tels sont les effets des variations réeUes dans le prix des marchandises; passons > maintenant aux va^ riations relatii^es.
Les circonstances qui produisent ces dernières, c'est-à-dire qui font hausser ou baisser \e prix coi^ rant des marchandises, indépendamment de leur prix nécessaire, se réduisent toutes à une i seule catégorie, le dérangement de l'équilibre entre Poffre et la demande. Si le commerce était parfaitement libre, ce dérangement , et par conséquent; ses suites, la. cherté et le bon marché relatifs, ne seraient jamais que de Il I . ■■ ■ II. I. -■ Il .1 -
(«) J.-B..Say*: Jhaitéy etc., i*"® édit., liv. III, chap. 4. . [h'j Say : ibi(L
fortddUFte durée ^ puisque l'offre t^ud toujours à se proportionner à la demande : niais cA^l^e^partout la circulation du travail et des inarchandisjes est plus ou moitKS entravée par des règlefïiens arbitraires, il n'y a que le bon marché relatif qui soit passager; la, cherté relative pèse quelquefois long-tetnps sur les consommateurs, et fait souvent Cesser tout-à-fait la demande des marchandées qui en sont frappées*
La baisse réelle des marchandises est favorable aux acheteurs sans être défavorable a.Ux Vendeurs ; . mais dans les variations, relatives, ce que le vendeur gagne est perdu pour Tacheteut, et. réciproquement. Un marchand à dans ses magasins mille; pouds de chanvre : si, par l'effet d'une demande extraordinaire le prix courant de ce prodmt monte aâ double, celte portion dé sa fortune doublera; mais toutes les marchandises appelées à s'échanger contre du chanvre perdront autant de leur valeur relative que le chanvre en a gagné. En effet, le possesseur de fer qui a besoin de chanvre, et qui en aurait pu/obtenir un poud en vendant un poud de fer, .^ra désormais obligé d'en vendre deux. Il perd juste autant que gagtfe le possesseur dé chanvre. ., , ■
£n considérant, les variations relatives seulement sous ce pointde vue général, on croirait, qu'elles n'influeïit ni en bien ni en mal sur la richesse Nationale, du moins pà& datiâ le commerce intérieur (e^); car ce
{a) Dans le commerce extérieur , les nations devant être considérées comme des individus < lit fortuné de chacune d^elles est affectée de ces variations précisément de la même