LIV. IV, CHAP. VII
a** Quand H y à moins d'éccniomie dans l'emploi des moyens de production. Or, comme les hommes ne reviennent pas de propos délibéré à une voie plu^ dispendieuse, lorsque une fois ils ont tirouvé une voie plus économique de se procurer Uiie chose, cette circonstance ne peut avoir lieu qu« par des causes étrangères à la volonté des productefuts ^ telles que les impôts, les prohibitions, lés guerres, les invasions de peuplesbarbares, et l'abrutissement qui va à leur suite.
Examinons maintenant les effets d^s varintions réelles de prix sur la richesse générale. Comme <jes effets sont précisément le cohtraiire, quand les maiv chandises renchérissent, de ce qu'ils çont quand elles deviennent meilleur marché, il $uffit de considérer leur baisse réelle, pour se faire^ lïne idée complète des suites qu'entraîné une hausse pareille. • Supposons, que le métier à tricoter ait; réduit le prix nécessaire aune paire de bas^ à la moitié de ce .qu'il était avant l'invention de cette nikchine, et que là concurrence des fâbricans de bas ait fait baisser le pt'îx courant au niveau du prix nécessaire : il est clair que le fabricant n'a rien perdu à cfette baisse, car s'il reçoit la moitié du pHx, il fournit ufne quantité double .de bas; et que le consommateur y a réellement gagné, car pour le même prix il obtient deux paires de ba^ au lieu d'une. Ainsi toute la société a gagné à la baisse des bas, hors le producteur seul de cette machine, qui cependant n'y a rien perdu.
Supposons maintenant une pareille baisse dans le prix d'une marchandise dont le fabricant de bas est
46o PREMIÈRE PARTIE.
consommateur.; admettons que le Us^rand découvre uncprooédé moiii^. 4ispen4Ieux pour faire sa toile, et q})0: le prix jixé^^saire^ de ce produit vienne également à baisseï; de moitié' : les résultats en seront e^pactement le^jT^êmes que ceux: de la haïsse du pi:k dfJS.bôs. Ms^is. r^w^rquez ^ je vous prie, que le fabri-
Va
G^nt de bas, qiû. n avait rien perda à la baisse de ses bgs, gagne à çelje d^la toile ; et que le tisserand.^ qui ne:perd rien à la.l^aiâise de sa. toilç, gagne à celle des bas.
, Cet exemple suflEit pour ei^pljqvi,çr J'effet àe la baisse réelle ,^^^ j^arc\iandi^es\ ellç^ ^sj^ favorable aiixxQnsonmmtfut^,i\^ans ej^redéfa^prcible auxprodut>SeurS;,YQ\XBif(^\W encore observer, que, dans les baisses réelles d^s^prix, la quandté plus grande des cboses produite^, cpmpense la. réduction de valeur de chaque chose, i^n particulier, de manièfç que la somme totale. 4?s valeurs. profluites n'en e^ pas. moindre. Dani»> le fait. elle e$t plus considérable : car la baisse d'une deni;ée la. mettant à lapq^tçp:d'ifn plus grand n0mbç<3 de consommateurs, en multiplie la demande, en 6ne,oùragç Ja pro(|uction ; et c'est un fait singulier, mais constant, qu^ les^noyens de production se multî^iient toutes les fpisqu'ils 4eyiennent.plvs pnissans. C'est le :phénomène que nous présente, par exemple, J'irivention de V^m^primerie. Depuis , qu'on a trouvé çèttç inanière ex.péditiye de multiplier, les copies d'un même écrit, çh,aque copie coûte environ vingt fois moins qu'une copie manuscrite ne coûtait; et néanmoins la valeur tot£^I^ 4ç tpus les livres imprimés est pËiut-rêtr^ ç^pqipa^^q fois p^^s considérable que