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d'aiitre mérite que celui d'exposer iiettemeat lesprincipes les plus avérés, ne peut manquer d'însr» pirer quelque intérêt en Russie. Jusqu'ici tous les livres que nous possédons sur l'économie politique sont écrits en d'autres pays ; et , comme chaque auteur^ tâche de se faire comprendre de préférence par ses compatriotes, et de leur être» utile plutôt qu'aux étrangers , il en résulte qu'un Russe qui étudie la science dans ces ouvrages, n'y trouve que des exemples tirés de pays étran^gers et des applications faites à ces pays. S'il ne connaît pas à fond leur histoire^ leurs institutions sociales et leurs mœurs, cette ignoraiiee l'erapêche souvent de comprendre cfe qui leur lest relatif, et dans tous les cas il ne saurait y trouver le même intérêt que lorsqu'on loi parle de son pays. J'avoue que l'espoir d'écarter cet obstacle et de faciliter ainsi l'étude de l'économie politique en • Russie, m'a surtout déterminé à la publication de mon ouvrage. Le soin que j'ai pris d'appliquer à ce pays les principes de la science et de rendre ceux-ci plus palpables en les expliquant pardes faits tirés de notre propre expérience, ce soin, dis- je, me vaudra peut-être quelque reconnais^ sauce delà part de mes concitoyeiïs; les, étrangers mêmes pourraient m'en savoir gré, car la Russie étant encore fort peu connue hors de ses liitiites, ils ne seront pas fâchés de trouver dans cet ou- yrage des renseignemens qu'ils cliercheraient en
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vain dans leurs statistiques. Enfin la science n'y a rien perdu; au contraire, comme la Russie dif* fère sous tant de rapports des autres pays de l'Europe , b'est rendre un service essentiel à l'économie politique et fournir de nouvelles preuves évidentes à ses principes, que de montrer qu'ils se vérifient ici comme ailleurs , sur le sol vierge de nos contrées septentrionales comme dans les états anciennement civilisés de la zone tempérée. Afin de ne pas interrompre la chaîne du raison* nement , j'ai rejeté dans les notes à la fin de l'ouvrage les recherches historiques ou statistiques sur la Russie > qui auraient été déplacées dans le texte. J'en ai usé de même pour toutes les di-^ gressi<Mis et tous les développemens qui. ne sont pas^ absolument nécessaires à l'intelligence des principes , lors même qu'ils peuvent servir à les constater ou k les. faire^mieux saisir. Cette disposition offre au lecteur la facilité de consulter les notes à son aise , et j'espère qu'il y puisera toujours une instruction analogue à l'objet qu'elles doivent éclaircir; instruction /ju'il serait obligé de chercher quelquefois dans vingt ouvrages difr férens , et qu'il trouve ici rassemblée en peu de pages.
L'économie politique agite tjuelquefois des questions délicates. C'aurait été trahir la confiance ^ont j'ai été honoré, si je les avais présenT tés à mes illustres élèves spus un autre jour que
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cdui de la 'vérité et de la raîs<m. Quand on n'est pas appelé à dire son. opômon sur les ^ratndb in*' léréts dé l'iiuBiaxiité, on peufe se taire sans hosite et sans remcords; mais celui cpjÀ se chaorge de les £ahre cocinaitpe et qui les déguise, se rend cour pable de la plus lâehe cks tralûsoBS,, ^ s'^ire de plus le mépris de ceux ^émes dont il Inrîgue les suf&ages par son hypocrite stlence« Or^ si c'est le deimr de tout écrivain de plaider la caus^ delà justice et de rhumanité ^ c'est douMement celui d'un instijtuteur qui parle à des princes^ (ibttt l'opinion influe si puissaipmenit s^Ofg le son des peuples* Ma conscience me rend le témoignage de n'avoir point négligé ce deyoîi? sacré que mst^ place m'imposait; mais j'ai fait tous mes efforts pour le concilier avec le respect du aux iostitur» tioDS sociales de mon pays. Ea publiait ces le** çoos, j'ai senti la nécessité d'une plus gratudpe resserve encore : bien des choses étaient bonnes à dire à mes élèves qui né convenaient pas à l'îm'* pression. Dans un pays monarofaique et chez un peuple fortement attaché à ses habitudes natio nales , l'écri'vain a des ména^mens k garder^ s'il ne veut pas nuire à la cause de la raison au lieu de lui être utile. Cette considération cependant ne m'a pas fait renoncer à l'indépendance de mes opinions : j'aurais plutôt abandonné la publication de mon livre. Aussi je ne doute guère que le public ne s'en aperçoive , et qu'un ouvrage de
la nature de cdui^ci , muni de l'appriai>ation de la censure et publié aux frais de rempereur, ne soit regardé comme un beau témoignage en fa* veur^des principes libéraux qui dirigent le gou* verixemexit de fiiussîe sous le règae éclairé d'A^ lexandre.
Cfaac|ue science comprend tm certain nombre de principes cpû ne sont susceptibles ni ^de con* testation m de nouveaux développemens. L'au-»teur qui expose l'ensemble de la doctrine ne peut point les omettre , et il se voit aiosi forcé de ré*péter ce que d'autres ont dit avant lui. Quand je me suis trouvé dans ce cas, je n'ai point hésité . d'employer les idées4e mes devanciers et souvent même jusqu'à leurs expressions. Cbercber à dim autsement ce qui tétait dit avant mot , et mieux que fe ne saurais le dire , aurait été une perte de temps bien insensée. i
Cet ouvrage i?en£erme donc beaucoup d^éx^* traits , et peut*étre doit-il ce qu'il copatient de meilleur, à Oamier, à Sajr(a) , à Sismmudiy à Tur^ goty à Benthcun^Dumonty à dlpennoùy k Steuart, à Hume, et surtout au père de l'économie polir dque^à &nà/i. J'ajouteà cet aveu v en employant
(a) Vont oe fae je dois A eet autoor est /t)^^ 4^ h première édition de son Traité d'économie politique, A Vexce'pûon de quelques passages que j'ai insérés dans l'Introduction gênénde. Xa seconde éditton Ài'est parvenue ttop tard pour en profiter davantage. • : ' [
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les termes de M. Sismondi {a) oc que je réconniais ici d'une manière générale mes obligations à.tCMisces écrivains^ parce qtie, dans un ouvrage nécessairement rapide et qui a été composé pour étrerré* cité, j'ai souvent profité de leurs recherches , quelquefois même de leurs pensées, sans les citer. Si j'avais voulu , comme dans une histoire , invoquer mes sources.pour chaque principe et pour chaque développémenf, il aurait fallu multiplier mes notes presque à chaque ligne, et suspendre d'une manière, fatigante la -lecture ou rattentioii. 'Dans un ouvragé de cette nature, cesserait uneprélferi* tion bien ridicule ique de ne vouloir jamais j?é* péter ce qui a été dît, et une affectation bien î vaniteuse qiue 4e s'efforcer de séparer dans chuquie pensée ce, qui est à soi de lie i qu'on dèit àitm autre, j»^ Gepeîidant , à régài*d.idès/ai^^,: j'aiîcru devoir tenir une conduite diiSérente^Dànsitme science qni n'ebt fondée. que isur i(es'&îls, iL'lmporte tiffQp'dé iconnaîtré lès tésnoinsitpçLrAe^HTàpr •poïtenJ:.^ .a ussi les ai-j e cités , paartout; aVec \ l'ai tçnr Itott^\â(bjf>y)i50fie d'un bktoJÛeAv qui invàqiie^ vieç
•autqritéâ.']! :•}'.-. ! . '.■: :- »:•• r (.-.i:- ■; .^•':.. :/i\ j:
^j^^ai'dirécri^ <dails'une'laiigAeViétxangiè;rei;}Iia crainte dcparattre trop-inférieui^,' par le style du -moins, 'à dcuk'cjuim'bifit précédé danstetca^iète ,
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rope, tom. I, p. 14. ,r„ ., f j .litf.r