LIV. I, GHAP. X. I
toiles; des épiciers, des libraires, des marchaads d^ musique, etc.
Le commerce fait naître une foule d'autres travaux qui lui sont nécessaires, et qui, poiir cette raison^ se rangent sous la même catégorie. Telles sont les occupations des banquiers, changistes, courtiers, trieurs ou braqueurs; celles des armateurs, naviga^. teurs, roulîerç, etc.
La liste q^e je viens de vous présenter, Messei^gneurs, comprend les Qiétiers les plus usités, maia elle es£ loin d'être complète ; il serait même impossible de la rendre telle, puisque dans le^ difTérens pay^ les métiers sont divisas différemment : tel travail qui fait un seul métier en Russie en fait peut-être dix en Angleterre. D'ailleurs, à mesure que rindustrie par-* vient à créer de nouvelles laarchandises , de nouveau)c métiers s'établissent; et à mesure qu^ la demande de certaines marchandises tes^y les tnéûers qui lespnc^ duisaient s'éteignçnt peu à peu.
Dans la réalité , les. différente^ <:lasses d'iiidtistrie ne sont pas toujours séparées avec U mên^e rigueur que nous avons. mise à le^. distinguer^ mais cela. iife détruit pas notre classification. Par exemple, une<foule de ces préparations grossières que reçoivent les produits de l'agriculture se font à la campagne par les travailleurs agricoles ; beaucoup tle marchandises se vendent directement aux consommateurs par ceux qui les ont produites, sans passer par les mains de marchands : mais cette circonstance n'empêche pas que la production des matières brutes n'appartienne à rindustrie agricole, comme leur préparation à Fin-
atK) PREMIÈRE PA.RTIE.
dustrte manufacturière^ et que le soin de les faire passer des producteurs aux consommateurs nie soit l'objet de Pihdustrié commerçante. Ce sont les èravaux industriels que nous classons, mais pas les hommes qui exercent ces travaux.
Avant de quitter cette classification, il est nécessaire d'observer que chaque métier, lorsqu'il est exercé en grand, se compose de deux opérations distinctes , de Yentreprise et de \ exécution. La première est l'affaire'des entrepreneurs^ la seconde est la tâché des ouvriers* L'entrepreneur supporte les frais de la production, et il en retire le profit ; les ouvrieirslui louent leur travail, et ne partagent ni les risques ni le gain de l'entreprise. Le propriétaire qui administre sa terre , , ou le fermier qui la tient à bail ; le maître artisan, le ehef d'une manufacture ou d'une maison de commerce: voilà des entrepreneurs. Leurs ouvriers ce soQtleslaboureurs,les jouriialiers, les valets de ferme, les artisans compagnons et apprentis , les commis de marchand, etc. Ce n'est que dans les petites entreprises que ces deux espèces d'opérations se confondent ^ alors l'entrepreneur est souvent son propre ouvrier.
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