‹ Cours D'economie PolitiqueChapitre 72 sur 132 · tome I, page 293. · texte numérisé non relu

tome I, page 293.

(2) Jacob, On the Precious Metals, tome I, page 336.

(3) Leber, De la fortune privée au moyen-dge, deuxième édition, pages 15 et suivantes.

(4) Au sujet des variations de la valeur des métaux précieux, on lira avec profit un des appendices ajoutés par M. Newmarch au tome VI de VHisiory of Prices. C'est l’appendice n° II. L'auteur y établit, parle rapprochement de tous les documents qu’il a été possible de réunir, que, vers 1350, sinon plus tôt, commença une époque fort longue où le prix du blé fut, en moyenne, très-ba.s, environ la moitié de ce qu’il avait été auparavant, et cet état de choses ne cessa que vers le milieu du seizième siècle. Adam Smith en avait déjà fait l'observation dans le chapitre xi, du premier livre de la Richesse des Nations, et Arthur Young en avait fourni des preuves nouvelles, dans une des publications de sa vieillesse (en 1812). Des faits analogues se passaient en France. C’est ce que M. Germain Garnier s’est appliqué à démontrer dans les notes qu'il a ajoutées

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Les croisades avaient contribué à l’enchérissement des métaux précieux en faisant porter au dehors une partie de l’argent et de l’or que possédait la société ; les échanges avec l’Inde, pays des épices, dont on ne payait les productions qu’avec do l’argent, y étaient aussi pour quelque chose.

Entre l’âge de Solon et celui de Démosthènes, l’histoire signale à Athènes, sous l’influence d’une cause semblable à celle qu’on vit agir en Europe après la découverte de l’Amérique, un changement du même genre que celui qui éclata parmi les nations européennes, à partir du milieu du seizième siècle. L’or et l’argent devinrent plus abondants ; on se les procurait à moins de frais, et dans une proportion qui correspondait à la demande, par l’exploilalion des mines ou par les échanges avec l’Asie; cette abondance relative se traduisit par ce fait que le prix du blé devint environ cinq fois plus grand.

Par la même raison, le même effet se produisit à Rome, dans l’intervalle qui sépare la fondation de la ville du siècle où parurent Sylla, Pompée, César.

II n’est pas douteux que la quantité d’or ou d’argent contre laquelle s’échangeaient les denrées ne fût beaucoup plus grande en Grèce, du temps de Périclès ou de Démosthènes, et, à Rome, sous les Césars, qu’elle ne. le fut ensuite en Europe, pendant le moyen-âge. On n’est cependant pas d’accord sur l’étendue de la variation. Pour nous borner à une seule denrée, la plus importante de toutes, des opinions fort différentes ont été émises sur le prix du blé chez les peuples anciens, à un moment donné. D’abord on a été longtemps à s’entendre sur les

i sa traduction de la Richttte des Nations. II résulterait de l’écrit d’Arthii r Young que ia main d'œuvre n’aurait pas suivi les mouvements en bais.-^e du pris du blé. Elle se serait échangée au contraire contre une quantité croissante d’argent.

unités de mesure et sur la valeur intrinsèque des monnaies de l’antiquité, c’est-à-dire sur le poids de fin qu’elles contenaient. Quant aux indications sur le prix du blé à diverses époques, elles sont rares quand on remonte à des dates fort anciennes, ou elles manquent de précision, ou encore, à des époques plus rapprochées de nous, elles ne concordent pas d’un pays à un autre et même d’une province à celle qui est voisine. Il y a lieu aussi de tenir compte de ce que les fluctuations du prix du blé étaient trèsgrandes autrefois ; il n’en saurait être autrement lorsque les moyens de transport sont coûteux ou incertains, et que le rayon d’approvisionnement est restreint. Cette circonstance rend plus difficiles et moins concluantes les évaluations moyennes.

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