‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 11 sur 568 · N. rmcby, La méthode en tVoiminie l es rnêihnties jtiri · texte numérisé non relu

N. rmcby, La méthode en tVoiminie l es rnêihnties jtiri

digues (leçons |)mfess(vs au Collège libre des sciences sociales, 19111; Schmoller, L*économie polith|ne. sa IhiMtri*» (d sa inélhode, dans !a Hevue d' I''r.ontwiie poliligiuu IS9I; Yves (inyot, l.a méthode et la science éiüimniiqnes, daïis le poui nul iles lù-nnomisfes, 1913; Manric(* Hloek. I.es prut/rès de lu science érono-

23. Happorls piiiro la niPthode el la coiicppUoii «PMMitifiijUP de réeoiioiiiip poliliqiip. — Tl est assez facile d’étaldir l’existence d’un rapport étroit entre la méthode de chaque économiste et sa conception particulière de l’économie politique. Pour les économi.stes qui voient dans l’économie politique principalement une science et qui assignent à ses lois un caractère d’universalité et de perpétuité, l’emploi de la méthode déductive est ordinairement principal, sinon exclusif. Pour ceux, au contraire qui font, en économie politique, prédominer le caractère d’art, ou qui considèrent l’économie politique comme une science nationale, la méthode par excellence est la méthode d’observation. L’une et l’autre méthodes doivent enfin être combinées dans leur emploi selon les économistes qui voient dans l’économie politi- (jue à la fois une science et un art, et lui reconnaissent une portée universelle (luant à certaines des lois <|u’elle formule et un caractèrt^ national quant à ses préceptes tendant à l’application.

Observons d’ailleurs que la controverse relative au choix de la méthode à appliquer en économie politique présente un intérêt surtout doctrinal. En fait, tous les économistes, ceux-là même qui, dans leurs ouvrages se montrent le plus exclusifs relativement à ces questions de méthode, ont fait usage à la fois de l’observation et du raisonnement. L’ime ou l’autre méthode est seulement prédominante suivant la tournure d’esprit de chacun d’eux et la concejition particulière qu’il a de la science économique.

2''i. Les Physiociates, partant de l idée pi'éconçue d’un ordre naturel des faits économiques fondé sur certains principes essentiels, liberté, propriété, avaient été amenés par cela même à user presque exclusivement de la méthode déductive. L'emjiloi de cette méthode se combine avec celui de la méthode inductive dans les ouvrages d'Adam Smith. Le grand économiste, sans renoncer à faire usage du raisonnement logique pour déduire les conséquences des généralisations obtenues, fonde le plus souvent ces généralisations sur l’observation directe des faits, corroborée et complétée par la <*ritique historique. La méthode de raisonnement redevii'ut au contraire très prédominante chez certains des disciples les plus connus d’Adam Smith, notamment Ricardo et Stuart >lill. L’observation des faits, au lieu d’être le point de

mit^ne depui.s Ad. Smilti ; Durkheim, Ia\s nyleti de la méthode ÿacioiaffitjnr,

I.t‘<ei]ie, tnfraduvîian t/énéral^ à fétudv de V Eranatnie pfdiiique.

NOTIONS OKNÉRA.Ï.ES SUR L'KC.ONOMIK POLITl^lTE

départ et la base de la méthode, apparaît simplement comme un moyen de vérification et d’illustration des vérités dégagées par le raisonnement.

25. Les écoles contemporaines an point devne de la méthode. — L’école mathématique h — Les abus de la déduction avaient peu à peu transformé la science économique en unesorte de métaphysique sociale formulant de véritables dogmes extérieurs et supérieurs aux enseignements des faits. LTne réaction devait fatalement se produire contre ce dogmatisme; elle a eu pour résultat de rendre la première place, en économie politique, à la méthode d’observation. Cette méthode est aujourd’hui pratiquée, de préférence, par la plupart des économistes. La méthode de raisonnement est cependant restée celle de plusieurs écoles contemporaines, au premier rang desquelles il convient de ranger l’école dite mathématique.

Cette école, dont on peut faire remonter l’origine jusqu’à l’économiste français Cournot^, a des représentants dans un grand nombre de pays, en Suisse, en Angleterre, en Italie notamment, avec MM. Walras , Stanley -devons*, et Vilfredo Pareto®. Ce qui caractérise la méthode de l’école mathématique, c’est l’application à la science économique des procédés de raisonnement et de notation, figures et formules, usités dans les sciences mathématiques. Certains concepts d’ordre économique, ceux qui éveillent dans l’esprit l’idée de rapports quantitatifs, tels les concepts de valeur et de prix, paraissent susceptibles de comporter l’emploi de cette méthode. EUe serait même, au dire de ses partisans, fort supérieure à la méthode déductive ordinaire. Dans bien des cas, en effet, où on peut constater entre les phénomènes écono miques un rapport de succession, il serait téméraire de conclure à l’existence d’un rapport de causalité. L’emploi de la méthode mathématique permet, par des moyens précis, de tenir compte de ces rapports de succession, alors même qu’il serait impossible

1. ^ . Bouvier, La mélhode inuthêmatique en Economie politique, 1902.

2. Eouniot publia, en 1838, un livre ayant pour titre : Êecherches sur le» principes mathématiques de la théorie des richesses, qui n’obtint aucun succès à cette épocpie, mais qui, depuis, a acquis une grande et légitime notoriété.

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