Walras, Eléments d' Economie politique pure, d*" Mition
4. Stanley-Jevons, Théorie de f Economie, politique (traduction française),
b. \ ilfredo Pareto, Ectinomie piditiqne pure, 1902.
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de véi'ilier entre les phénomènes une relation de cause à effet, e’est-à-dire de dépifïer une loi. Kn «i autres termes, I(^s proeédés de notation mathématique j)ermettent de substituer à la notion de cause la notion, beaucoup plus Iarf;e, de fonction.
2(î. Une objection vient immédiatement à l’esprit. Les faits économiques sont des faits volontaires, des faits humains, (jui s’inspirent de mobiles complexes et multiples. 1)(* semblables faits n’ont à aucun dejîré le caractère de faits mathématicpies et ne semblent pas comporter la riffiieiir et la précision du raisonnement mathématique. Mais on répond ({ue la méthod(> mathématique ne doit pas être dir(‘cteni(;ftt appli(]uée aux faits économiques tels qu’ils se présentent dans la réalité. 11 s’aj^it, pour l’économiste mathématicien, de résoudre, par les procédés de calcul qui lui sont familiers, un problème d’ordre économique dont il aura, lui-même, établi les données quantilatives. >S’il veut, par exemple, déterminer à quelles rè<jles obéit h' juix d’une marchandise, il fixera quelles sont, par hypothèse, les comlitions du marché, quelle est. l’importance comparative de l’offn» et de la demande. Il pourra, ensjiite, en faisant vaiier ces divers éléments, rechercher comment, dans chaque cas, se com]*ortin'ont les prix. 11 arrivera ainsi à formuler des solutions <jui auront toute l’exactitude <ies solutions mathématiques et qui <-epcndant s’appliqueront à des j)roblèmes d’ordre écon«)mique. 11 est vrai que ces solutions seront essenti«'llement conditionnelles; elles seront en fonction des données arrêtées par réconomisti* mathématicien lui-même. Mais n’en est-il pas ainsi de toute loi dans les sciences morales et même dans les sciences i)hysiques ' ? L’emploi de la méthode mathématique aura du moins cet avantage que les conditions de fonctionnement de la loi seront bien exactement connues, jmisqu’elles auront été fixées par l’opéraUnir lui-même.
Les lois dégagé<!S par l'emploi de la méthode mathématique régissent des faits hypothétiques; elles ne sauraient, telles quelles, être considérées comme l'expression de la réalité économique. L’économiste mathématicien devra donc, le plus qu’il lui sera possible, rapprocher de la réalité l’hypothèse sur laquelle il raisonne, en faisant varier, suivant les circonstances, les éléments de cette hypothèse. Quoi qu’il puisse faire, il n’aboutira sans doute qu’à des solutions approximatives, mais toute loi