V. plus loin, n®« 369 et suiv. JJ
à-dire de la. valeur en métaux précieux qu’elle con, serve effectivement en ré.serve. Dans cette hypothèse, la monnaie de papier sera la représentation exacte d’un équivalent de monnaie métallique. Mais il peut se faire et il arrivera le plus souvent que la banque ait reçu de la loi le droit d’émettre des billets à découvert, c’est-à-dire pour un chiffre supérieur à celui de sa réserve métallique. 8i l’excédent de billets se maintient cependant en circiüation sans perdre de sa valeui', c’est parce que le public a confiance dans la banque, dans sa probité, dans son habileté, dans l’efficacité du contrôle exercé par l’Etat sui' ses opérations. Le billet vaut encore de l’or, mais ce n’est plus, comme dans le cas précédent, de l’or présent dans l’encaisse de la Vianque, c’est de l’or futur, que la banque réalisera grâce à son commerce et dont elle se servira pour rembourser, à mesure qu’ils lui seront présentés, les billets qu’elle a émis. Dans cette hypothèse, on le voit, la monnaie de papier ne circule que si, et dans la mesure oii elle inspire confiance, dans la mesure où subsiste très ferme la croyance dans la possibilité d'un remboursement en espèces métalliques. C’est donc toujours au foud la monnaie métallique qui sert de base à la circulation.
331». Ne sera.it-il pas pos.sible cependant de se passer complètement de cette monnaie pour le règlement des échanges? Déjà, dans certains pays, grâce à l’emploi d’un titre que l’on appelle le « chèque », des paiements annuels s’élevant à plusieurs centaines de milliards de francs .se règlent sans déplacement d’espèces, par de simples écritures, vhements et compensations b 5Iais le chèque lui-mênu* suppose le dépôt effectué dans une banque d’une somme liquide et exigible au moins égale à son montant. Il dispense sans doute «lu maniement des espèces, mais ne supprime pas la nécessité «le la monnaie métallique comme base de tout règleuumt. Et il est bien peu vraisemblable (ju’il puisse en être autrement dans l’avenir, quel que doive être d’ailleurs le développement du crédit ^