V. plus loin, n» 360. . j
2. Edmond Théry. Europe d Etals-Unis d'Amérique, sfalisliques d en
semble (1899).
DKUXIEMK l'AKTIE. CHAI’ITRE II
les aimées qui suivirent, la production de l’or ayant sensiblement augmenté, la valeur de l’argent s’était un peu relevées en 1907, le rapport de cette valeur à celle de l’or était de 1 à 32, c’est-à-dire que l’argent possédait une valeur marchande à peu près égale à la moitié de sa valeur monétaire, telle que celle-ci avait été fixée par la loi de Germinal an XI. Au cours de la guerre de 1914, J’or ayant disparu de la circulation de la plupart des pays belligérants, le métal blanc retrouva eu partie l’utilité monétaire qu’il avait antérieurement perdue. Ce fait, joint à la diminution sensible du chiffre de la production des mines d’argent, et surtout à la dépréciation de notre unité monétaire nationale par suite de l’établissement d’un régime de papier-monnaie, a eu pour conséquence de relever les cours du métal blanc (évalué en francs et en tenant compte du change) au-delà même du prix déterminé par l’application de la loi de Germinal an XI (304 francs le kilogramme d’argent fin au 20 septembre 1921). Il est vrai que les cours de l’or se sont relevés davantage encore par rapport au franc (7.800 francs le kilogramme d’or fin à la même date) sur le marché des métaux précieux.
348. Tandis que la démonétisation et raccroissement considérable de la production de l’argent amenaient la dépréciation de ce métal, la production de l’or, immédiatement après 1870, avait plutôt un peu diminué par rapport à la période précédente. Elle représente 560 millions de francs environ en 1880, 610 millions en 1890. Mais, à partir de cette époque et par suite de l’exploitation intensive des mines de l’iVfrique du Sud, les chiffres se relèvent sensiblement jusqu’en 1915, date à iiartir de laquelle on constate un fléchisserne.nt continu.
Ces chiffres sont en effet les suiv ants ^ :
Millions de francs
Millions de francs
En 1900. .
En 1904. .
1. D’après les stalislâiues monétaires, Urées de V Economiste européen, et de l’Annuaire statistique.
LA monnaip:
Pour la production de l'or, les pays qui tiennent les premiers rangs étaient avant la guerre, par ordro d’importance, le Transvaal. les Etats-Unis. l’Australie, la Russie, le Mexique, le Canad.a. Pour la production de rargent, c’étaient les Etats-Unis, le Mexique, l’Australie, le Canada. l’Allemagne.
349. L’accroissement considérable des stocks monétaires dejuiis le début, du xix® siècle a eu, d'autre part, une influence sensible sur la valeur de la monnaie elle-même. Cette influence a 3)11 .se trouv cr neutralisée, contrariée, ou au contraire accentuée j)ar d’autres circonstances, telles que l'augmentation de.s besoins monétaires résultant du dévelopiîement des échanges, ht concentration industrielle et l'essor des ]U’océdés de crédit. Elle n’eu rcst(* 3)as moins reconnaissable à travers les changements (jui se sont i)rr»duits, en des sens divers, dans la moyenne générale des |)rix aux 3>ériodes successiv es.
C’est ainsi qu’entre 1820 et 1870, on estime la hausse générale des 3)ri\ à 30 ou 40 %, par suite de ralioudance croissante de l’instrument monétaire. Ainès 1870, la démonétisation 3>artielie du métal blanc ayant amené un resserrement de la circulation, il semble (jue la valeur de la monnaie se soit relevée, ce qui s'est traduit, ainsi que nous l’a révélé l'examen des indexnumbers '. par une baisse des prix surtout sensible entre 1883 et ‘1898. On constate ensuite, depuis 1899, jusqu’en 1911. un relèvement continu des prix, indiquant une nouvelle baisse de la valeur de la monnaie, lihénomène que l’on 3>eut, semblet-il, attribuer sans témérité à l’afflux du métal jaune et à l'accroissement des autres instruments monétaires. A partir do 191.5, ce n'est plus aux changements snrvmms dans les stocks de monnaie métallique, mais à d’autres causes, et 3H’inci3)alernent à l’accroissement de la monnaie fiduciaire et des crédits