V. plus loin, n
boulanger, épicier, tailleur, tapissier. Il s’est même fondé certains étabHssemeiits commerciaux qui, sous le nom de « vente à tempérament », ont perfectionné cette forme du crédit à la consommation en permettant à l’acheteur de diviser et d’espacer ses paiements. Le crédit à la consommation pourra consister encore dans le ])rêt d’argent consenti, soit les l>articuliers et, dans une mesure assez restreinte, par les banques ordinaires, soit par des établissements spéciaux connus sous le nom de « .Monts de piété » h
Très différents par leur but, le crédit à la iiroduetion et le nrédit à la consommation différent également par l’étendue des serv'ices qu’ils i>euvent rendre à la société. Le premier contribue, dans une large mesure, à l’accroissement de la richesse générale et peut être considéré comme un facteur important du progrès économique *. Le second ne peut guère se justifier que par sa nécessité trop fréquente; avant de produii’e et pour pouvoir produire, il faut vivre. En dehors de ces cas où il s’impose comme le seul moyen d’assurer satisfaction à des besoins essentiels, le crédit à la consommation est plutôt nuisible et ne mérite pas d’être encouragé. Sous la forme de l’achat à terme, priuciiialement, il encourage l’imprévoyance et entraîne ceux qui y recourent à des dépenses excessives eu égard à leurs ressources normales. D’autre part, c’est un crédit fort onéreux, car pour se couvrir du risque de non-iiaiement, risque que rend particulièrement redoutable la situation d’un grand nombre d’acheteurs, le vendeur à crédit se voit obligé de majorer dans de fortes proportions le prix ordinaire des produits.
375. 2" Crédit personnel et crédit réel. — Si l’on se place au point de v^ue du risque coimi par le créancier et de la garantie qui lui est accordée, on distinguera le crédit personnel et le crédit réel. Le premier, ainsi que son nom l’indique, est fait à la personne du débiteur, à sa réputation d’honorabilité, d’habileté, à sa solvabilité connue ou présumée. Ce sont les divers éléments dont l’ensemble constitue la personnalité morale du débiteur qui inspirent confiance au créancier, prêteur ou vœndem’. Ce n’est pas à dire d’aillem’s que la personne même, ou la personne seule du débiteur lui serve de garantie. Dans les civilisations primitives ou arriérées, à Rome comme actuelle-