‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 204 sur 568 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

virent, un certain nombre de ces banques régionales ont pri» une part active à la mise en œuvre des ressources naturelles, des régions où elles étaient établies. Il en a été ainsi notamment, des Banques de la Savoie et du Dauphiné, pour rutilisation de la houille blanche. Certains ban([ues régionales, en se groupant sous une direction unique, sont même arrivées à constituer des établissements dont la puissance financière pourrait rivaliser avec celle des grandes sociétés de crédit.

Il s’est enfin créé, depuis un demi-siècle, de grandes « banques d’affaires » ou de « crédit mobilier », dont le rôle est précisément de provoquer la formation d’entreprises importantes en leur fournissant tout ou partie du capital initial. A la différence des- Sociétés de crédit, elles emploient à leurs opérations non des fonds de dépôts, mais leurs ressources propres, capital social et réserves, ce qui les met à l’abri de tout risque de retrait inopportun ou imprév u. Les types h‘S plus connus de ces banques d’affaires sont actuellement la Banque de Paris et des Pays-Bas, au capital de 200 millions de francs, et la Banque de r Union parisienne.

bis. L’existence des multiples catégories d'institutions

que nous venons d’énumérer suffit largement à dispenser aux

grandes entreprises, susceptibles de revêtir la forme de sociétés-

par actions, les capitaux nécessaires à leur développement.

Les petites et moyennes entreprises industrielles sont moins-

bien iiartagées, surtout depuis que la concurrence des grandes

sociétés de crédit, drainant les capitaux disponibles à mesure

qu’ils se forment, a amené le déclin d’un grand nombre de

perites banques locales. Pour combler cette lacune, une loidu 13 mars 1917, complétée par deux autres lois des 21 octobre 1919 et 7 août 1920, a favorisé la création de banques populaires, à type coopératif, recevant de l’Etat des avances gratuites, et destinées à grouper, en vue de l’organisation du crédit professionnel, fabricants et artisans de la même région b L7ne centaine de banques populaires se sont déjà constituées par application de ces dispositions légales. La même loi, du 13 mars 1917, prévoit en outre la création entre commerçants, industriels, fabricants, artisans et sociétés commerciales, de «sociétés de caution mutuelle », dont le rôle doit consister à endosser et avaliser les effets souscrits par leiu’s membres, afin de leur

Page 1