‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 254 sur 568 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Aiifïlelprrp, riMisciublo des voies navifrables représente un peu ])lus de O.ôOO kilomètres. 11 dépasse, en Russie, 80.000 kilomètres, et se compose presque exclusivement de voies naturelles, dont la plus im])ortante est le fleuve \4ol^a. En Hollande, on, dans une lar^e mesure, les rivières et canaux remplacent les routes comme voies de transport, le réseau navigable a une longueur totale de 5.000 kilomètres env iron, considérable eu éjïard à la superficie du pays lui-meme. Aux Etats-Unis, en dehors des grandes artères fluviales, qui représentent plua de 40.000 kilomètres, les canaux ouverts à la navigation ont une étendue supérieure à 4.000 kilomètres.

A côté des routes et des voies fluviales, les chemins de fer ont, en moins d’un siècle, pris un considérable développement. Le réseau ferré européen comportait en 1830, une longueur totale de 129 kilomètres, 91 en Angleterre, 38 en France. Dix ans après, il atteignait déjà 3.000 kilomètres, dont 1.350 en Angleterre, 580 en Allemagne, 500 en France et 340 en Belgique. A la même époque, il y avait, aux Etats-L nis, 4.700 kilomètres de chemins de fer. En 1870. les statisticiens fixaient à 210.000 kilomètres, et, en 1890, à plus de 700.000, l’étendue totale des voies ferrées dans le monde entier. Elle est en 1910, d’après les indications de ]\I. Colson, de 1.045.000 kilomètres, représentant un capital d’établissement supérieur à 240 milliards de francs. Ce réseau mondial se décomiiose de la manière suivante : Europe, 349.000 kilomètres, Amérique, 526.000, dont 389.000 rien que pour les Etats-Unis, Asie, 102.000, Afrique 37.000, Océanie, 31.000. En Europe, le développement des chemins de fer, à la même date, atteint : pour la France, 55.300 kilomètres, pour les lies Britanniques, 37.600, pour l’Allemagne, 71.000, pour l’Autriche-IIongrie, 43.400, pour la Russie, 59.500.

Les ports maritimes ont été, eux-mêmes, l’objet de travaux considérables, rendus nécessaires par les changements survenus dans les modes de construction des navires. Il a fallu approfondir les bassins, en construire de nouveaux et augmenter infiniment la puissance de routillage. Des centaines de millions ont été ainsi dépensés à Hambourg, à Anvers, à Rotterdam, à Gênes. ^Manchester et Bruges ont été reliées artificiellement à la mer par des canaux, dont le premier atteint une longueur supérieure à 50 kilomètres. En France, les dépenses relatives aux ports ii'out pas été inférieures, depuis un siècle, à 1 mil-

LES TRANSPORTS

liard 1 '2 de francs. Des lois toutes récentes ont prescrit I exécution de nouveaux et importants travaux concernant les ports du Havre, de Rouen et de Bordeaux. 11 a même été (iiiestion de faire de Paris un port de mer accessible aux navires de moyen tonnage, par la canalisation du cours inférieur de la Siûne. Le percement des isthmes de Suez et de Panama, ouvrant de nouvelles routes maritimes, a, d’autre part, considérablement réduit les distances entre les diverses parties du monde.

Dans le domaine des transports relatifs à la pensée, les progrès n’ont pas été moins surprenants. iVlors qu’au milieu du XVIU siècle, on considérait comme un fait digne de remarque l’existence, en Poitou, de 46 bureaux de poste», et que, dans la France entière, le nombre de ces bureaux, en 1830, ne dépassait guère 2.000, il atteignait, en 1882, 6.700, et en 1914. 15 700. Il était à cette dernière date, de 24.600 en Angleterre, de 51.600 en Allemagne, de 60.000 aux Etats-Unis. Les autn-smoyens de correspondance se sont développés aussi rapidement. La longueur des lignes télégraphiques était, pourj Europe, d'environ 125.000 kilomètres en 1860; elle atteignait P)0 nulle à la fin du xix^ siècle. Pour le monde entier, le réseau télégraphique était évalué, en 1893, à 1.766.000 kilomètres ^ En France®, sa longueur passe de 93.000 kilomètres en^ 1885 a 210 000 eu 1913. Elle est à ceRe dernière date, de 237.000 kilomètres en Allemagne, de 130.000 en Angleterre, de 230.000 en Russie, de 320.000 environ aux Etats-Unis. Depuis le milieu du XIX® siècle, les communications entre les diverses parties du monde ont été progressivement assurées par un important réseau de câbles sous-marins, dont l’étendue, rien que pour les lignes rattachées à l’Angleterre, représente plus de 300.000 kilomètres. Quant au téléphone, d’origine plus récente, la longueur totale des lignes s’élève, pour la France, de 24.000 kilomètres en 1894 à 174.000 en 1913, et pour l’Allemagne, dans la même période, de 31.000 à 129.000. En Angleterre, le réseau téléphonique passe, de 13.500 kilomètres en 1897, à 36.000 en 1909,

471, 2^ Kii (jui co!U5t*ruo ronlilIa(|c aïîectc aux transports. — C’est principalement dans les transports par chemins de

1. et 2. Levasseur, Rappurl sur les changemenls survenus dans les con-

diiions du commerce.

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