‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 292 sur 568 · t. I, Il O · texte numérisé non relu

t. I, Il O

2. V. outre les auteurs prt^cédeininent cités, spécialeiiK^nt No'raro et Clualid^ du commerce, du crédit et des irunspnrts depuis cent cinquante ans,

19H; Dubois^ Précis de rhistoire des dnetrines économiques, 1903; Muvelin, Le dnnt des marchés et des foires, 1897; Daniel nellei, L'évolution de l'industrie, 19 H.

LE COMMERCE INTERIEUR

les produits d’une industrie très spécialisée. ^Slilct fabriquait des tissus, Lesbos travaillait l’ivoire et les métaux précieux. Là ne se bornaient pas d’ailleurs les échanges du monde grec: Athènes tirait de Lybie et d’Egypte une grande partie de son approvisionnement en blé.

A Rome, du moins pendant la plus grande partie de la République, le commerce ne semble yias avoir pris un très grand développement. Il était abandonné aux esclaves, comme d’ailleurs l’industrie elle-même. Peu à peu toutefois, grâce surtout à l'intervention du préteur, les principes du droit sanctionnèrent ses opérations.

Dans notre ancienne France, après les invasions barbares on en était revenu presque comiilètement au régime de l'économie domestique. Le domaine rural, la « villa », était organisé de manière à se suffire et devait renfermer tous les artisans dont les produits étaient nécessaires à sa consommation. Le commerce ne disparut cependant pas complètement. Parfois, la production du domaine laissait un excédent qui était vendu au dehors. Dès cette épo(|ue, il s’était créé d’autre part, sur divers lioints du pays, de grands marchés périodiques, ou « foires », que fréquentaient les marchands étrangers. La plus ancienne de ces foires, celle du Lendit, ])rès de Paris, remonterait, dit-on, jusqu’à Dagobert.

504. Du Moyeii-.\j)e au XV|e siècle. — A partir du Moyen- Age, les échanges intérieurs se développent sous une double forme : commerce ambulant et commerce sédentaire. Le jiremier, qui impliquait la recherche de la clientèle, était exercé par des maiThands-voyageurs parcourant les campagnes, tantôt isolément, tantôt groupés en convois. Dans les villes, les artisans s’étaient constitués en corporations investies de monopoles et vendaient directement leurs produits aux consommateurs. ('es corps de métiers exerçaient une surveillance jalouse sur les marchands de l’extérieur, qui n’étaient admis (pi’à certains jours, et sous des conditions fort restrictives, à apporter leurs produits sur le marché de la ville. L’histoire du Moyen-Age offre de multiples exenijiles de l’hostilité corporative à l'égard du commerce forain. Déjà cependant, au sein même des corporations d’artisans se formait une classe de marchands. Elle-

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