‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 294 sur 568 · V. üualid, op. cil · texte numérisé non relu

V. üualid, op. cil

LE CO>.îMERCE INTERIEVR

classement des individus entre les diverses natures de travaux industriels ne laisse aucun doute à cet égard. Non seulement en France, mais dans la plupart des autres pays, notamment en Angleterre et en Allemagne, la proportion numérique des personnes se livrant au commerce s’est, dans la seconde moitié du xix^ siècle, considérablement accrue par rapport aux personnels de 1 agriculture et de l’industrie manufacturière. L’explication doit en être cherchée, non seulement dans l’attrait que peut exercer la profession commerciale à raison de la facilité de son apprentissage, du caractère moins pénible de ses occupations, de l’indépendance relative et du taux parfois élevé de profit <iu’elle peut procurer, mais encore dans l’action d’un autre facteur. Nous voulons parler de l’élargissement considérable des débouchés, conséquence des progrès réalisés dans les moyens de communication et de transport*. Le marché a cessé d’être étroitement local, ou même régional. Pour un grand nombre de produits, il est devenu colonial, international. Pour certaines na-

ses de lar,^ € consommation, il tend même à devenir mondial. Ce phénomène, en même temps qu il contribuait à augmenter le nombre des intermédiaires, devait également accroître dans une sensible mesure lïmportance de leur tonction économique. Il a amené, dans l'industrie commerciale, une application plus stricte et plus complète du principe de division du travail, l ne spécialisation j)lus grande s’est opérée entre les commerçants, non seulement à raison de la nature des marchandises dont ils s’occupent, mais à raison de la nature des services qu ils rendent au public, relativement à ces marchandises. A côté des marchands proprements dits, on a vu se multiplier les auxiliaires du commerce, courtiers xjui, sans traiter personnellement, se chargent de mettre en rapports vendeurs et acheteurs, commissionnaires qui interviennent eux-mêmes dans les transactions commerciales, et les facilitent en se portant parfois garants de leur exécution vis-à-vis de leurs commettants. Le développement de la concurrence entre les commerçants, conséquence de la liberté des échanges et de l’élargissement des marchés, allait être le point de départ d’une nouvelle et profonde transformation dans rorganisation du commerce intérieur.

•>0H. Cette organisation présente actuellement deux caractères essentiels, qui sont la concentration et la spéculation.

1 y, plus haut, 11^» 46ü et suiv.

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