V. plus loin, II®** 162 et suiv
«ique. De telle sorte que la répartition du travail ne saurait s’opérer de même dans des Etats différents. Tel pays, à cause de la constitution de son sol, sera principalement agricole om manufacturier; tel autre, par suite de sa situation géograpliique, se consacrera de préférence aux transports maritimes et au commerce. Et il en résultera, de l’un à l’autre, des différences dans la répartition du travail entre les diverses branches de l’activité nationale.
La preuve en résulte suffisamment des statistiques. En comparant ^ les résultats du recensement de la population française opéré en 1906, avec ceux des recensements effectués, vers la même date, dans d’autres pays, notamment au Danemark, en Suisse et dans l’empire allemand, on constate que le pourcentage de la population active (personnes exerçant une profession) à la population totale est, pour la France, de 63,3 %? pour l’Allemagne, 45,6, pour le Danemark, 60,2 et pour la Suisse, 53,6. Si, d’autre part, ou rapproche du chiffre de la population active, dans ces divers pays, celui de la main-d’œuvre occupée par chacune des grandes branches de la production industrielle, on obtient le pourcentage suivant : agriculture et pêche, 43 % (de la population active) en France, 35 % en Allemagne, 36 au Danemark, 42 en Suisse ; industrie, 30 % en France 39 en Allemagne, 32 au Danemark, 39 en Suisse; commerce et transports, 14 % en France, 13 en Allemagne, 14 au Danemark,
16 en Suisse.
En ce qui concerne les services, lesproportions à l’ensemble de la population active sont : professions libérales et services pubUcs, 4,9 % en France, 4,8 en Allemagne, 2,8 en Suisse; services domestiques, 4,5 en France, 5,5 en Allemagne, 10 au Da- c
nemark.