‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 33 sur 568 · pins loin, n®» 25^ eL suiv · texte numérisé non relu

pins loin, n®» 25^ eL suiv

PHKMIHHK PAHTÏK.

CHAPITRK PREMIIÎH

donc dans le fonctionnement de la concurrence sa règle naturelle de réi)artition entre les diverses branches de la production industrielle.

Mais il convient d'observer que diverses causes agissent qui, dans une certaine mesure, neutralisent à ce point de vue l’effet de la concurrence. Ce sont d’abord les habitudes de vie et les eonnaissanees spèciales des travailleurs. Chaque nature d’industrie implique (ui effet la nécessité d’un apprentissage plus ou moins long et jrlus ou moins difficile. D’ori imyrossibilité pour l’ouvrier de changer brusquement de métier, lors même

qu’une crise viendrait à se yrroduirc dans celui qui l’occupe, en-

traînant une baisse du taux de son salaire. 8i, d’autre, part, il est propriétaire, s’il a une famille dont les membres sont occupés dans d’autres établissements industriels de la même localité, il lui sera encore très difficile d’aller chercher ailleurs une situation nouvelle plus lucrative. Le simple attachement au milieu, le sentiment de patriotisme local, diminue la mobilité du travail et contrarie l’attraction que pourrait exercer sur lui un taux plus élevé de salaire ou de profit.

D’autres causes agissent eneoie d’une manière différente sur la répartition du travail, par exemple le développement de l’outillage mécanique. T/orsque ce phénomène se produit d ’une manière brusque et rapide dans une branche de la production, il a ordinairement j)our effet d’ex])roprier en partie le travail et de chasser vers d’autres emplois les ouvriers dont un grand nombre sont remplacés par les machines. Mais à la longue, celles-ci, augmentant considérablement la production et abaissant les prix, créent de nouveaux débouchés, suscitent de nouveaux besoins et, par le développement de l’industrie qui les a accueillies, rendent au travail plus d’emplois qu’elles ne lui en avaient pris h

î)2. Sous le bénéfice des observations et des réserves qui précèdent, il semble ((ue le travail, sous un régime de concurrence, se répartit de lui-même, eu égard aux taux de profit et de salaire qu’il peut attendre des divers emplois qui s’offrent à lui, c’est-à-dire, lorsqu’il s’agit de la production industrielle, à raison du degré de prospérité des diverses natures d’industrie. Or, cette prospérité dépend en partie des conditions naturelles de la production, de la constitution du milieu phy-

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