V. pins haut, Il O 5CS
2. V. tiauwès. Cours li' Economie polilique, 3' édition, 1. 11, n ® 7S0..
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commerce av’ec l’Angleterre. Ce traité, négocié secrètement, avait été inspiré, du côté anglais iiar Cobden, et du côté français, par Michel Chevalier. Les droits applicables aux importations anglaises devaient être abaissés de suite à un maximum de 30 % ad valorem , puis un peu plus tard à 25 ”o- probibitions antérieures étaient abolies. En fait, et à la suite d'une enquête poursuivie dans les milieux industriels, les taxes étalies furent fixées bien au-dessous du maximum autorisé; la plupart d’entre elles ne dépassèrent i>as 10 ou 15 %. C’était, en somme, la consécration d’un régime de protection très modérée. En échange de ces concessions, l’Angleterre abaissait ses taxes sur les vins et alcools, et admettait en franchise un certain nombre de produits de notre agriculture et de notre industrie.
r»fl}{. L’impulsion libérale donnée par la France et par l’Angleterre fut suivie par les autres puissances. De 1860 à 1866 un grand nombre de traités de commerce furent signés qui, dans les différents Etats, abaissaient sensiblement les barrières douanières. La France elle-même compléta son régime conventionnel, en .signant une série de traités, notamment avec la Relgique, en 1861, avec le Zollverein allemand, en 1862, avec l'Espagne, en 1865, avec l’Autriche, en 1866. Ces traités, qui furent renouvelés, imis prorogés à diverses reprises, restèrent la base de notre régime douanier jusque vers 1881. Entre temps, l’échelle mobile des blés avait été supprimée, et la loi du 19 mai 1866 avait aboli les dernières taxes protectrices de la marine marchande. A la même époque disparaissaient les derniers vestiges du jiacte colonial.
58ÎL Hêsiiltats de lu réforme libé^rale de 1860. — Quelles ont été, pour la France, les consé([uences de cette nouvelle politique commerciale? La question est encore des plus discutées. Si nous nous reportons aux indications statistiques antérieurement ]>résenté^s*, nous pouvons constater que, dans la période de vingt années compri.se entre 1857 et 1877, le chiffre total du commerce spécial de la France passe de .3.7.39 millions à 7.116 millions. Il a donc à peu jirès doublé. Dans la même iiériode, le chiffre des importations s’élève de 1.873 millions à 3.680 millions, alors que le chiffre des exportations passe de 1.866 millions à 3.436 millions. L’accroissement a été plus sensible pour