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V, plus haut, n

DKl’XIÈME PAUTIR. — CHAPITriE VI

raie, luie loi du 27 février 1882 décida d'accorder à l'importation de ses produits le traitement de la nation la plus favorisée. Le même régime devait être octroyé à rAllemagne, par application de l'article 1 1 du traité de Francfort .

r>îl2. A l’époque où la France, ])ersistant dans sa politique commerciale antérieure se décidait ainsi à renouveler ses traités de commerce, la plupart des autres puissanoes, à l'exception toutefois de l’Angleterre, s'engageaient résolument dans la voie de la protection douanière. Ce changement d’orientation procédait de causes multiples. C'était, d’une part, la supériorité industrielle de l’Angleterre, qui lui permettait de faire à la production manufacturière des autres Etats une concurrence victorieuse, non seulement au dehors, mais sur leurs pro])res marchés nationaux. Seule, l’Angleterre, à raison même de cette supériorité, paraissait avoir intérêt au maintien d’un régime de liberté commerciale. (”était, d’autre part, au point de vue agricole, la concurrence redoutable faite aux produits européens par certains pays d’outre-nier auxquels la prati(|ue d’un régime monétaire défectueux assurait, par suite de la hausse du change, l’avantage de primes importantes à l’exportation*, et qui bénéficiaient en outre, pour le transport de leurs produits sur les marchés européens, de la baisse des prix résultant du développement des voies ferrées et des transformations survenues dans les conditions de la navigation maritime ^ A ces cuuses économique* s’ajoutaient enfin, pour certains Etats, d'autres causes, d'ordre politique ou fiscal.

Successivement, en 1877 et en 1878, l'Espagne, l’Jtalie, l’Autriche-IIongrie relevèrent leurs tarifs. Puis, ce fut l’Allemagne, en 1879. Il s’était constitué entre les Etats allemands, depuis le premier tiers du xix® siècle, un régime d’Union douanière, faisant disparaître les barrières qui séparaient ces Etats au point de vue commercial, et appliquant aux produits des autres nations une tarification douanière commune. Dans cette Union douanière, ou Zollverein, la Prusse avait acquis une situation prépondérante. Elle avait réussi à en écarter l’Autriche, mais sans pouvoir empêcher celle-ci d’obtenir du Zollverein, pour ses produits, un régime ijrébh’entiel. En signant avec la France, en ]8(i7, puis avec d’autres Etats, des traités de com-

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