V. plus haut, n
l.E COMMICRCK I.NTKHN ATIONAI,
inerce contenant la clau.se de la nation la plus favorisée, le Zollverein, à l’instigation de la l^russe, allait faire ])erdre à 1 Autriche cette situation privilégiée*. — ]\Iais, en 184 9, la situation s’était modifiée. C’était désormais contre la I rance, à laquelle commercialement elle sc trouvait liée par l’article 11 du traité de Francfort, que l’Allemagne allait diriger sa politique, plus que contre r.Vutriche. abattue à Sadowa. Ces raisonss ajoutaient aux considérations d’ordre économique ])our détourner 1 Allemagne d’un régime libéral dont la France pouvait tirer ]>rofit, grâce à la clause du traitement de la nation la plus favorisée. P)ientôt même, les jnemiers tarifs protecteui> allemands furent jugés insuffisants et sen.'^i'oloment relevés à nouveau. En même temps, l’Allemagne, qui avait dénoncé .ses traités de commerce, renonçait à les renouveler. Par ce fait, le maintien de la politique libérale inaugurée en 1890 devenait tout à fait désavantageux pour la France dans ses rapports avec 1 Allemagne, puisfju’elle continuait à se voir obligée de consentir aux produits allemands tous les abaissements de droits qu’elle accordait, par ses nouveaux traités, à d’autres ])uis.sances, tandis quel Allemagne, qui ne traitait plus avec personne, appliquait aux produits français les taxes de son tarif général très majoré.
593. A l’exemple de ce qui se passait en Europe, le mouvement protectionniste s’accentuait, d’autre part, aux Etats- Unis. Les néce.ssités fiscales avaient amené dans ce pays, à partir de 1892, une série de relèvements de tarifs. En 1890 intervinrent les fameux bills Mac-Kinley, ainsi nommés du nom de leur promoteur. Se préoccupant de développer, aux Etats-Unis, les industries de transformation, le tarif Mac-Kinley établissait, à l'importation des produits eoncurrents, des taxes douanières véritablement ])rohibitives, et dont le taux moyen dépassait 50 % ad ralomn. L’application de ce tarif était en outre subordonnée à l’observation de formalités multiples, et sanctionnée, en cas de fraude, par des pénalités rigoureuses. Très protecteur à l’égard des produits manufacturé.^^, il contenait, à l'inverse, un certain nombre de réductions de droits relativement aux marchandises qui ne paraissaient pas susceptibles de concurrencer l’industrie américaine, et admettait en franchise diverses catégories de matières premières. Une elause d'un des « l)ills » avait également pour objet, en armant de certains pouvoirs le gou-