‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 375 sur 568 · V. plus haut, n · texte numérisé non relu

V. plus haut, n

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des comptes, un excédent d’importations peut ne pas constituer un phénomène défavorable. Il en sera ainsi dans la mesure, d’ailleurs fort difficile à déterminer, où (;et excédent traduira un bénéfice commercial. Le développ<nnent de.s importations peut encore n’avoir rien de désavantageux si, marquant l’arrêt d’une crise, il a pour objet de fournir à l’industrie nationale une plus grande abondance de matières premières, et à meilleur marché. Il e.st, en pareil cas, l’indice d’une reprise de l’activité industrielle b

Et à l’inverse, un excédent d’exportations qui, dans la plupart des cas peut être considéré comme un phénomène favorable parce qu’il implique l’existence d’une créance sur l’étranger perd une grande partie de sa signification si, coïncidant avec une balance des comptes débitrice, il constitue pour le pays le seul moyen de se libérer vis-à-vis des autres Etats.

C’est donc avec une extrême prudence, et sous réserve de l’examen des circon.stances de temps et de lieu, (}u’il convient d’interpréter les données de la balance d\i commerce. Elles ne sauraient par suite fournir à la protection douanière, ni à plus forte raison au libre-échange, une base doctrinale d’une valeur absolue.

Glî). Les considérations d’ordre pratique invoquées en faveur des deux systèmes doivent être appr<‘ciées avec le même éclectisme*. Si la supériorité naturelle qu’un pays peut posséder pour telle ou telle branche de production ne doit pas le conduire à se désintéresser de toutes les autres pour lesquelles il pourrait avoir de réelles aptitudes, le souci de mettre en valeur toutes ses forces x>roductives ne saurait, à l'inverse, justifier une i>rotection durable accordée à des industries qui ne paraissent pas susceptibles d’essor. Du point de vue de la politicpie commerciale plus encore que du point de vue doctrinal, la question du libreéchange et de la protection est nécessairement une question de mesure et de circonstances. C’est ainsi que s’explique, de nos jours, la poussée protectionniste dont nous avons précédemment enregistré les phases®. En présence de la concurrence des paysneufs, qui produisent à moins de frais, et bénéficient, pour leurs

1. Pour (les raisons de même ordre, les importations destinées à Tentrepôt et celles u*origine coloniale peuvent être interprétées dans un sens favorable,

2. V. Sauvaire-Jourdan, Le protectionnisme rationnel et la réforme d jua^ nière en France, dans la Pevne tVéconomie poliliquCy 1909.

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