V. l. I, n» 4 OS
334 TROISIEME PARTIE. CHAPiTRE tt
qu'une srande. banque, ayant pour clientèle la maaae de» produetenr» de tout ordre, »e fondât »au» capital, ou avec un eapita insiitnitiant. Cette bamine émettrait des « bous de circulation qui. il la différence des billets de ban(|uc ordinaires, ne seraien pas convertibles en monnaie mélallique. Tou» les clien s de a bmiqiie devraient conseniir à recevoir en paiement ces bons de circulation. Lors<,u lin industriel ou un conmicrçant voudrait se procurer des matières prenüère» ou des niarclialidises, il n aurait qu'à présenter à la . Banque d'écliange . des ettets de commerce dont la valeur représenterait de» produit» déjà vendus, b éehaiiBe de ces effet», la banque lui remettrait gratuitement, et »ana lui faire subir aucune retenue d escompte, des bons de uiciilation avec lesquels il pourrait payer scs propre» vendeiii». Ile iiiêiiie. l'individu qui voudrait fonder une entreprise naurait (lu’à instiller de ooiiiuuuules à ha adressées pour o demi ( e la Banque l3S bons de eirenlation permettant racqmsition des capitaux nécessaires, installations, maebines, nuyclmm Uses. Cos lions rendraient en somme, entre tons les clients de a lianqne, les mêmes services (pie la monnaie actuellement; et comme la bamine. irétant pas obligée de convertir ses billets en monnaie métallique ne ferait pas payer ses bons ottices, on aurait réalisé le crédit gratuit. La conséiinence immédiate serait lattribution an travail (11111 taux de rémnneration équitable, exactement mesuré par la valeur produite, en dehors de tout nrélèvenient effectué sur cette valeur pour constituer 1 interet du capital. Et ce crédit gratuit serait en même temps une sorte de crédit mutuel, car chacun des clients de la bamiue, en recevant les bons émis par celle ci, ferait crédit aux autres pour les marchandises livrées en échange. I )-(>ù le nom de « Mutiudhsme «, narfois donné au système de Proiidhon.
* 744 La thèse est intéressante. Elle paraît présenter ceci
d’exact que, par leur accord en vue de se procurer mutuellement du crédit, les producteurs peuvent efficacement resistei aux prétentions excessives des banques et modérer le taux c (i rémunération exigé par le capital. C’est le principe sur lequel repose la coopération appliquée au crédite Le cote utopique de la théorie de Proudhon tient à l'analogie qu elle prétend relever entre les opérations éventuell«‘S de la Banque d échange et le fonctionnement actuel des banques d’émission C Dans 1 un