‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 484 sur 568 · V. t. I, no · texte numérisé non relu

V. t. I, no

sur le marché du travail. C’est en s’associant pour débattre en commun les conditions de leurs contrats, que les travailleui’S pourront limiter entre eux la concurrence et prévenir l’avilissement des salaires. L’association professionnelle apparaît ainsi comme la conséquence naturelle de la liberté du travail et le correctif nécessaire de la libre concurrence b

JM)2. Enfin, par cela même que le contrat de travail a pour objet l’exercice des facultés humaines, l’Etat ne devait pas s’en désintéresser. L’intérêt public exige eu effet que les conditions d’exécution de ce contrat ne soient pas telles qu'elles puissent avoir pour effet de compromettre la vigueur et la santé de la population ouvrière. 11 veut également que, dans les rapports contractuels du travail et du capital, aucun des deux facteurs ne puisse abuser d’une supériorité de force économique pour imposer à l’autre des conditions contraires à la justice. De là toute une législation réglementaire, dont nous avons déjà signalé certains aspects à l’occasion du salaire, mais qui s’applique en outre aux conditions d’exécution du travail industriel et aux risques qui en naissent. Elle constitue, dans son ensemble, ce que l’on appelle la « protection légale des travailleurs » 2.

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