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Un autre groupement ouvrier est constitué par les syndicats Hirsch-Buncker, qui s’inspirent d’idées libérales, et dont la politique économique rappelle celle des trade-unions anglaises.
Ils comptaient, en 1913, 109.000 adhérents.
Bans un troisième groupe rentrent des syndicats à base confessionneUe, les syndicats chrétiens, qui groupent d’ailleurs à la fois catholiques et protestants. Ils demandent à l’union professionnelle d’assurer, en inspirant une politique de réformes, l’amélioration du sort de la classe ouvrière. Le nombre de leurs adhérents était, en 1913, de 342.000.
A ces trois organisations' il faut, encore ajouter, pour avoir l’effectif total des associations ouvrières en Allemagne, trois autres groupes de syndicats : 1° les syndicats indépendants, qui comprennent princii)alenient les ouvrière et employés des chemins de fer, des postes et d'autres administrations d’Etat; ils comptaient, en 1912, 814.000 membres. 2° les syndicats pour la paix sociale, ou « syndicats jaunes » directement opposés par leurs tendances aux syndicats socialistes; ils groupaient, en 1912, 231.000 membres; 3“ les fédérations confessionnelles, exclusivement catholiques ou protestantes, mais qui, paniii leurs membres, comptent un grand nombre d’adhérents des syndicats chrétiens. Leur effectif, en 1912, était de 158.000 membres.
Bans l’ensemble, le nombre des salariés appartenant à une ou plusieure de ces multiples organisations peut être évalué à environ 4.000.000. En dehors des fédérations professionnelles, les diverses catégories de syndicats ont crée des LT nions locales, auxquelles on donne aussi le nom de cartels (bien que ces groupements soient essentiellement différents des ententes entre producteurs qui portent ce nom ) L Les cartels ouvriers groupent d '8 syndicats de professions diverses et correspondent à peu pres à nos bourses de travail. On en comirtait, en 1911,084 rien que ^'our les syndicats socialistes.
Le .léveloppement de l’organisation patronale a suivi, en Allemag ie, celui des forces ouvrières, et comme une grande partie de celles-ci étaient directement orientées vers la lutte, les as ociations d’employeurs ont eu surtout en vue la défense des intérêts de leurs membres contre les coalitions et les
LËS nAPrORTS CONTRACTUELS DU TRAVAIL ET DU C VPITAL l51
grèves. On comptait, au l^' janvier 1913 \ 3.431 organisations patronales, groupant 145.000 membres. Elles se décomposaient de la manière suivante : 111 fédérations nationales, 15ll régionales et 2.809 associations locales. Bans la grande industrie, les fédérations patronales ont elles-mêmès créé, à Hambourg, une fédération centrale s’étendant à toute l’^yiemagne. D’autres organisations analogues se sont ensuite constituées, notamment un Bureau central des fédérations allemandes d’employeurs et une Associations des fédérations allemandes, qui, xiarmi ses membres, compte un certain nomlire de patrons de la petite industrie."
851. En Belgique ^ les syndicats ouvriers se partagent entre deux grandes fédérations : la Commission syndicale du parti ouvrier, et la Fédération nationale des syndicats chrétiens. La première de ces organisations comptait, en 1913, 123.000 membres, répartis en 19 organisations nationales, 4 fédérations nationales, 6 organisations centrales ou fédérations, et 18 associations locales. Be son côté la Fédération nationale des syndicats chrétiens groupait 20 fédérations, avec 1 .025 syndicats comptant ensemble 70.000 membres.
En Italie, le syndicalisme est caractérisé par la place importante qu’occupent, dans l’ensemble, les organisations des travailleurs de la terre. En Autriche, à l’exemple de l’Allemagne, les employeurs ont constitué entre eux des groupements de défense contre les grèves. .
852. Résultats économiques de rassoeiation professionnelle. —
On peut signaler tout d’abord la création, par les diverses catégories de groupements professionnels, d’institutions nombreuses et variées, présentant pour leurs membres un intérêt plus ou moins direct. En France notamment la statistique relèA^e, à l’actif des syndicats patronaux, ouvriers et mixtes, l’existence, au ^ 1er janvier 1914, de 1.471 bureaux ou offices de placement, 1.893 bibliothèques professionnelles, 1.002 caisses de secours mutuels, 054 caisses de chômage, 589 coure et écoles professionnels. Be leur côté, les syndicats agricoles ont créé des champs d’expérience, des laboratoires d’analyse, des associations coopératives de consommation ou de crédit.