‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 508 sur 568 · V. liulldin fin Ministère dn Iravailj juin · texte numérisé non relu

V. liulldin fin Ministère dn Iravailj juin

2, V. lUillelin du Ministère du travail, mai-juin 1915.

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En Angleterre, les institutions de prévoyance et d’assistance fondées par les trade-unions absorbent enA’iron la moitié de leurs dépenses annuelles qui, l’ien que pour les J 00 pins importantes d’entre elles, dépassent 60 millions de francs.

8.53. Ce n’est là d'ailleurs qu'un des aspects de l'activité syndicale. En dehors des avantages résultant des institutions qu’ils créent, les groupements professionnels sont susceptibles de rendre à leiu’s adhérents différentes catégories de services.

Les syndicats ouvriers, tout d’abord, ont pour fonction principale de rétablir, entre les deux parties au contrat de travail, l’équilibre de force économique. L'ouvrier isolé, dans la grande industrie surtout, ne peut discuter avec l’employeur les conditions de sa collaboration h Ces conditions dépendent d’ailleurs moins de la volonté de l’employeur lui-même que de l’état du marché sous un régime de concurrence. Or, rassociation va permettre aux ouvriers d’exercer une influence sur le marché du travail et, indirectement, sur hi marché des produits. Ils pourront ainsi parvenir à améliorer leur situation, au point de vue du salaire notamment. Parfois même, loi-sque leurs groupements seront assez puissants, ils pourront prétendre discuter avec les employeurs les conditions de leurs contrats de travail

et les régler collectivement.

Pour défendre les intérêts professionnels de leurs membres, les associations ouvrières ont recours à différents moyens. Tout d'abord à la coalition et à la grève au cas où l’employeur refuserait d’accorder les conditions demandées. On a parfois contesté l’influence de l’association professionnelle sur le développement des grèves. On a fait obsei’ver que, dans un grand nombre de celles-ci, la proportion des syndiqués est minime, et qu en France notamment, les subsides accordés aux grévistes par les syndicats sont peu importants. Il paraît impossible cependant de ne pas établir un rapprochement entre le développement syndical et l’augmentation du nombre des grèves '-. Les syndiqués ne représentent, en France, qu’une très faible proportion de la population ouvrière totale®. Ils n’en jouent pas moins, dans les conflits industriels, le rôle d’un ferment très actif. La puissante fédération qui groupe un grand nombre de syndicats et de bourses du tra-

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