‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 533 sur 568 · L’ASSURANCE · texte numérisé non relu

L’ASSURANCE

1W5. Le rple économique de l’assuraiiee. — L’assurance et l’épargne sont unies l’une à l’autre par des liens très étroits^. L’assiirance procède de l’épargne; sa réalisation suppose en effet qu’une partie du revenu a pu être, par l’épargne, soustraite à la consommation personnelle. Les deux institutions se distinguent cependant par la pensée qui inspire chacune d’elles. L’épargne a pour objet la formation du capital et, par le placement, l’accroissement de la richesse. L’assurance poursmt un but tout différent; elle tend moins à acquérir qu’à reconstituer, à réparer. Grâce à elle, l’individu qui, par suite de certaines circonstances fortuites, telles que l’incendie ou la grêle, aura subi des pertes dans son patrimoine, en sera indemnisé plus ou moins complètement. De même, celui qui, par suite de la maladie, d’un accident, de l’invalidité, de la vieillesse, aura vu diminuer sa capacité de travail, évitera par l’effet de l’assurance une dindnution corrélative de son revenu et pourra prétendre, suivant les cas, à des secours, à des soins médicaux, à une rente viagère. De même encore, la famille de l’assuré pourra elle-même, par l’attribution d’un capital convenud’avance, se trouver prémunie contre les conséquences de la mort prématurée de son chef.

L’assurance, comme l’épargne, est une forme de la prévoyance; elle impose au présent certains sacrifices dans l'intérêt de 1 ’avenir. Mais, tandis que l’épargne relève de la prévoyance individuelle, l’assurance suppose l’association; c’est un acte de

1. V. sur l’assurance^ les traités spéciaux de MM. Chaufton, Lcfort et de Courcy. V. également : Weber. Inlroduclion à Vétude de la préuoyancej 1911 et A travers la muliialitéj 1905; Maurice Bellorn, Les lois d'assa^ rance ouvrière à V étranger, 1892-1909; Cauwès, Cours d'économie politique, t. III, n®* 1075 et suiv; Brouilhet, Précis d^économie politique, pp. 142 et suiv\

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